Brigadier-général Jennie Carignan : l’Armée toujours à l’esprit

Article / Le 15 juin 2016 / Numéro de projet : 16-0147

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Ottawa (Ontario) — Désormais brigadier-général, Jennie Carignan a fait ses premiers pas dans l’Armée canadienne (AC) en ayant en tête de nouveaux défis. Au sens littéral.

« Mon parcours dans le monde militaire a commencé dans ma jeunesse, alors que j’étais en quête de quelque chose de plus grand. J’étudiais en sciences au cégep de Sherbrooke (Québec) et je m’intéressais beaucoup au génie. À partir de ce moment, tout s’est enchaîné », explique le Bgén Carignan, la première femme officier à devenir général des armes de combat de l’Armée canadienne. Elle a fréquenté par la suite le Collège militaire royal , à Kingston (Ontario), où elle a étudié les carburants et le génie des matériaux.

Le Bgén Carignan, née à Asbestos (Québec), qui s’est enrôlée dans l’AC en 1986, est récemment retournée sur les bancs d’école, cette fois au Collège des Forces canadienne s à Toronto, avant sa promotion au grade de brigadier-général le 15 juin . Ce cours de six mois était axé sur la sécurité de niveau national et était offert aux membres de la direction de la fonction publique, à des représentants de pays étrangers et, naturellement, aux officiers des Forces armées canadiennes.

Entre son premier diplôme universitaire et ce dernier cours, le Bgén Carignan a également obtenu une maîtrise en administration des affaires (Université Laval) et une maîtrise en arts et science militaires de la United States Army School of Advanced Military Studies, au Kansas. « Il est très important de continuer à apprendre. »

Ce besoin d’apprendre est l’une des principales raisons pour lesquelles le Bgén Carignan demeure avec l’AC après 30 ans de service. « Il y a toujours de belles possibilités qui s’offrent à vous et j’ai profité de chacune des occasions qui se présentaient. Je travaille pour quatre raisons : je veux contribuer à ma mesure et j’y arrive dans le cadre de mon service militaire; pour moi, apprendre est très important; j’ai besoin de faire bouger les choses; et, enfin, je dois gagner ma vie. L’armée me permet d’atteindre tous ces objectifs », souligne le brigadier-général, qui a récemment reçu l’Ordre du mérite militaire.

Le mois dernier, elle a également reçu la médaille Gloire de l‘Escolle de l’Université Laval , de la ville de Québec, pour sa contribution à la société en vertu de son travail avec l’AC.

Lorsque le Bgén Carignan arrivera à Ottawa pour occuper les fonctions de chef d’état-major – Opérations de l’Armée , apprendre rapidement sera de nouveau une obligation. « Ce poste consiste essentiellement à assurer la supervision des activités quotidiennes de l’Armée. J’en saurai davantage lorsque j’arriverai sur place. »

Le Bgén Carignan estime que le travail d’équipe jouera un rôle dans cette transition qui la mènera d’étudiante à Toronto ─ et, avant cela, de commandant du Collège militaire royal de Saint-Jean  ─ au quartier général de l’Armée canadienne. « Travailler avec les gens des Forces armées canadiennes est une leçon d’humilité, car ce sont de vrais professionnels qui sont très compétents dans leur domaine. Travailler en équipe pour accomplir des tâches, c’est ce qu’il y a de mieux. »

Le travail d’équipe est une approche que le Bgén Carignan et son conjoint, Eric Lefrançois, un ancien ingénieur de l’Armée devenu professeur de mathématiques au secondaire, ont adoptée pour élever leurs enfants au fil de leurs carrières, des déménagements et des participations aux missions, les incontournables du service militaire. Le Bgén Carignan est allée en mission en Afghanistan à titre de commandant du régiment de génie de la Force opérationnelle Kandahar, ainsi que sur le plateau du Golan au Moyen-Orient et en Bosnie-Herzégovine.

« La famille est un travail d’équipe. J’ai un conjoint et des enfants formidables. Ils m’ont appuyée et m’ont appris beaucoup sur la collaboration. La vie dans l’Armée est essentiellement une aventure. Nous déménageons tous les deux ans. Lorsque mes enfants obtiendront leurs diplômes du secondaire, ils auront étudié dans sept écoles différentes. Mon conjoint se retrouve parfois sans emploi durant de courtes périodes. Mais c’est un choix que nous avons fait », explique le Bgén Carignan, qui a quatre enfants âgés de 9 à 20 ans. Ses deux ainés étudient actuellement au Collège militaire royal.

Au cours d’une vie pleine d’expériences et de réalisations, le Bgén Carignan a dû apprendre à établir ses priorités dans sa vie civile, une tâche plus facile à mettre en pratique dans sa vie militaire. « Distinguer ce qui est important de ce qui ne l’est pas est mon plus grand défi. Il faut choisir ses combats, déterminer ceux qui en valent la peine et ceux qu’il faut mettre de côté. J’essaie de mettre mon attention sur les choses que je peux contrôler. »

Dans son nouveau rôle de chef d’état-major des opérations de l’Armée, les décisions du Bgén Carignan seront comme toujours fondées en fonction de sa vue d’ensemble de la situation. « J’ai hâte de participer à la disponibilité opérationnelle de l’Armée et au bien-être de ses membres. Mon intention est d’appuyer le commandant de l’Armée à diriger cette grande institution et de le faire au meilleur de mes connaissances et de mes compétences. »

By Anne Duggan, Army Public Affairs

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