« Ça a toujours été un partenariat » pour les conservateurs du Musée des Foot Guards

Article / Le 13 août 2019 / Numéro de projet : 19-0146

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l'Armée

Ottawa, en Ontario — Vous pouvez dire qu’Estelle Lane s’est mariée aux Governor General’s Foot Guards (GGFG) en même temps que son mari, l’adjudant-maître (retraité) Martin Lane, qui y a été membre pendant 15 ans, mais le fait est qu’elle est devenue membre de la famille avant même que le couple rende le tout officiel en 1967.

« Ça a commencé lorsque nous nous fréquentions, » se souvient Estelle. « Il était le trésorier de l’Association des Foot Guards et secrétaire du mess. Il y avait donc toujours des procès-verbaux à taper. Ça a toujours été un partenariat. »

« C’était une des activités de nos rendez-vous, » ajoute-t-elle avec un rire affectueux. « Je tapais les procès-verbaux. »

« Nous avons fait beaucoup de choses ensemble, » répond l’Adjum (ret.).

En tout, l’Adjum (ret.) Lane approche 60 ans d’implication au sein des GGFG, le plus vieux régiment d’infanterie de la Réserve au Canada et le mieux connu pour l’exercice de services d’honneur comme la relève de la garde sur la Colline du Parlement, avec leurs tuniques écarlates et bonnets en peau d’ours caractéristiques.

« J’ai été assermenté le 5 janvier 1960 et je ne suis jamais parti, y servant pendant 15 ans, puis en étant le secrétaire et trésorier de l’association régimentaire, et ensuite vice-président et deux fois président, » ajoute-t-il. « Je crois avoir occupé tous les postes à l’association. »

Mme Lane a contribué, en plus d’avoir tapé tout ça, en tant que membre des Dames auxiliaires du régiment, organisant des activités sociales régimentaires et des collectes de fonds pour les organisations locales précieuses comme le Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario .

Il faisait déjà partie de l’équipe du musée, mais c’est en 1996 que l’Adjum (ret.) Lane a accepté d’assumer le rôle de conservateur du petit espace, mais bien rempli, du quartier général du régiment : le Manège militaire de la place Cartier au centre-ville d’Ottawa.

La collection du Musée était entreposée à l’extérieur les années précédentes pendant que la place faisait l’objet d’une vaste rénovation.

« Il s’agissait d’une masse critique de travaux, » se souvient l’Adjum (ret.) Lane. « Vous devez vous imaginer toutes ces choses emballées et qui devaient être déballées. »

« Un jour en août, j’étais sortie dîner avec des amies, » ajoute Mme Lane. « Je suis entrée et le musée était un vrai bordel. »

« Nous sommes rentrés ce soir-là, » ajoute l’Adjum (ret.) Lane, « et elle m’a dit : ‘As-tu besoin d’aide?’ C’était trois semaines avant la réouverture officielle avec le gouverneur général. Je me suis rapidement mis à genou. »

Bien que le rythme du travail a ralenti depuis ces premiers temps effrénés, le couple s’est gardé occupé en préparant des expositions, en transcrivant des journaux de guerre du régiment – ce qui signifiait davantage de texte à taper pour Mme Lane – et en étant sur place pendant les heures d’ouverture pour faire visiter le musée.

Le travail du couple a été officiellement reconnu en 2002 et ils ont tous les deux eu l’honneur de recevoir la Médaille du jubilé d’or de la reine Elizabeth II.

« Nous la portons fièrement, » dit l’Adjum (ret.) Lane.

Bon nombre des récompenses sont moins tangibles : Mme Lane se souvient d’une rencontre particulièrement émotive avec Barbara Ann Scott, médaillée olympique en patinage artistique et originaire d’Ottawa, qui a remis au musée, en 2007, des artéfacts ayant appartenu à son père, le colonel Clyde Rutherford Scott. Le Col Scott a été placé en service actif à l’étranger pendant la Première Guerre mondiale avec d’autres membres des GGFG au sein du 2e Bataillon du Corps expéditionnaire canadien.

« Elle vieillissait et pensait à trouver un emplacement pour les choses à son père, » ajoute Mme Lane. « Cette femme a vraiment honoré son père. Elle avait un mur complet dédié à son père. Ses médailles, ses épées, son képi, son ceinturon Sam Browne. Barbara Ann Scott était mon idole. Le fait de la rencontrer en personne et de prendre une photo avec elle a été un moment émouvant de ma vie. L’exposition est restée pendant plusieurs années; je ne l’ai enlevé qu’à sa mort [en 2012]. »

À l’âge de 78 ans, l’Adjum (ret.) Lane explique qu’il n’a pas l’intention de ralentir dans l’immédiat. Et Mme Lane continuera d’être sa partenaire infatigable.

« Ma santé est bonne, » dit-il.

« C’est parce que je te nourris bien, » ajoute Mme Lane.

Pour plus de renseignements sur le Musée régimentaire des GGFG, référez-vous à la section Liens connexes.

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