Camionnage longue distance : un ajout pour la Réserve de l’Armée

Article / Le 20 juillet 2017 / Numéro de projet : 17-0194

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Toronto (Ontario) — Un nouveau programme de formation pour la Réserve de l’Armée canadienne (Rés AC) offre non seulement l’occasion aux militaires de développer des compétences précieuses, mais aussi des économies pour l’Armée dans son ensemble.

Cette démarche d’inscrit dans l’initiative du Renforcement de la Réserve de l’Armée canadienne (RRAC), qui cherche à améliorer la façon dont la Rés AC fait son travail et à l’intégrer plus étroitement avec la Force régulière.

Deux membres du 32e Bataillon des services (32 Bon Svc), une unité de la Réserve basée à Toronto qui apporte du soutien logistique et opérationnel aux éléments de combat des Forces armées canadiennes (FAC), ont récemment terminé une formation spécialisée en camionnage. Selon le commandant du 32 Bon Svc, le lieutenant‑colonel David DeVries, ce sont les premiers d’un grand nombre de réservistes qui suivront cette formation, laquelle n’était offerte auparavant qu’aux soldats de la Force régulière.

L’un de ces chauffeurs, le caporal Shawn Brown du 32 Bon Svc, a validé la formation l’été dernier, lorsqu’il a fait deux voyages de Toronto à Wainwright (Alberta). Là, il a ramassé de l’équipement qui avait servi lors de l’exercice MAPLE RESOLVE et il l’a rapporté à la Base de soutien de la 4e Division du Canada Petawawa.

Le cpl Brown, qui a servi comme réserviste au cours des six dernières années, a affirmé que l’apprentissage des particularités du camionnage a élargi les compétences développées antérieurement lorsqu’il opérait les systèmes de véhicules de soutien moyen (SVSM).

« En fait, ça représentait de gros changements », souligne-t-il. « La distance en est un, tout comme les connaissances sur le camion. Il y a beaucoup plus de choses à savoir lorsqu’on conduit un camion semi-remorque que lorsqu’on conduit un SVSM. »

Chaque étape du voyage a pris environ trois jours, ce qui comprend les périodes de repos obligatoires.

« Vous avez droit à 14 heures au travail », explique le cpl Brown. « Le premier voyage représente entre 8 et 11 heures de route, avec des pauses – toutes les 4 heures, je prends une pause d’une demi-heure ou d’une heure. »

« Les avantages pécuniaires de former des réservistes à faire ce genre de travail ont aussi été démontrés par les tâches effectuées par le cpl Brown », souligne le lcol DeVries. « Le mouvement d’équipement militaire est la responsabilité du Centre de coordination national de fret, explique‑t‑il. Actuellement, en raison des ressources limitées, le transport est souvent confié à des entrepreneurs civils et le fait d’avoir plus de réservistes qualifiés pour effectuer ces tâches aura plusieurs retombées positives. »

« Nous offrons un service à moindre coût que les entreprises commerciales », précise le lcol DeVries. « Nous faisons la preuve que les réservistes ont une compatibilité viable avec la Force régulière. »

Il ajoute que le but ultime est d’avoir 24 chauffeurs pleinement qualifiés en poste d’ici 2020.

Bien que le premier groupe de réservistes camionneurs soit formé par un membre de la Force régulière, le lcol DeVries indique que le plan à long terme consiste à transférer graduellement ce rôle à des réservistes lorsqu’ils auront cumulé suffisamment d’heures sur route pour satisfaire aux exigences de qualification.

« L’instruction sera pour les réservistes, mais elle sera aussi donnée par des réservistes. »

Le lcol DeVries a expliqué que le cours de six semaines sur la conduite de semi-remorque était « beaucoup plus rigoureux » que la formation civile équivalente, ce qui pourrait rendre les réservistes plus intéressants pour les employeurs civils. Après avoir complété les heures sur route requises, les candidats font un « test routier » avec un instructeur différent pour garantir qu’ils satisfont aux normes.

Les candidats sont issus du groupe professionnel des chauffeurs de matériel roulant (chauf MR). Ces derniers sont formés pour conduire divers véhicules et en effectuer l’entretien, et ils sont actuellement en forte demande au sein des FAC.

« Nous leur donnons une formation de chauffeur de semi-remorque à titre de spécialité professionnelle », précise le lcol DeVries.

Chez les organisations aussi imposantes que l’AC, les changements peuvent s’avérer lents, mais le lcol DeVries dit que l’initiative sur le camionnage a reçu un coup de pouce grâce à la publication du document sur la politique de défense à long terme du gouvernement fédéral.

« L’une des choses qu’il mentionne est l’augmentation de la capacité de soutien logistique du combat. Alors, on est rapidement passé du projet-pilote à une capacité qui était déjà en cours de développement. Maintenant que nous avons prouvé que nous avions quelques chauffeurs qui pouvaient le faire, nous attirons beaucoup l’attention et nous obtenons du soutien pour que cela se fasse. C’est très excitant. »

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