ARCHIVÉE - Célébration du patrimoine asiatique : le capitaine Cherith Tse, officier des transmissions dans l’Armée canadienne

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Article / Le 29 mai 2015 / Numéro de projet : 15-0069

Kingston, Ontario — Lorsqu’il a émigré de Hong Kong à l’âge de 16 ans, le capitaine Cherith Tse s’est facilement intégré à la société canadienne multiculturelle et plus tard à l’Armée canadienne, où il occupe actuellement le poste d’officier des transmissions au sein du Régiment des transmissions interarmées des Forces canadiennes (RTIFC), à Kingston, en Ontario.

Dans le cadre de sa plus récente affectation, le Capt Tse a agi à titre de capitaine régimentaire des opérations, où il a aidé à coordonner le déploiement du personnel et de l’équipement des communications du RTIFC au Népal dans le cadre de l’intervention internationale à la suite du tremblement de terre dévastateur qui a sévi le 25 avril 2015. Il avait pour mandat de veiller à ce que les membres de l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe du Canada puissent communiquer ensemble dans la zone touchée par la catastrophe et à ce que les communications se poursuivent entre le Népal et le Canada jusqu’à la fin de la mission, connu sous le nom d’opération RENAISSANCE15-1.

Retour dans le temps. Il y a dix-neuf ans, le Capt Tse est arrivé à Toronto, en Ontario, avec ses parents et son jeune frère. Il s’est installé au Canada, et il a perfectionné son anglais pendant qu’il terminait ses études secondaires, puis il a obtenu un baccalauréat en informatique de l’Université de Waterloo en 2003.

Il a présenté une demande d’enrôlement dans la Réserve après ses études en raison de la guerre qui sévissait en Afghanistan. Divers événements et circonstances de la vie ont fait en sorte qu’il a dû attendre cinq ans avant de devenir fantassin au sein du Queen’s Own Rifles (QOR) à Toronto, à l’âge de 27 ans.  « Je me serais certainement enrôlé plus tôt, mais j’en savais très peu sur l’Armée avant d’entrer à l’université », a-t-il dit.

Le Capt Tse est devenu carabinier aéroporté au sein du QOR, la seule unité de la Réserve à avoir ce qu’on appelle une « affectation de parachutisme ». Dans ses fonctions au sein du QOR, il a fièrement porté le béret marron, un symbole international des forces aéroportées depuis la Seconde Guerre mondiale.

Comme il s’est toujours intéressé au travail des militaires et des policiers, le conditionnement physique et un désir de servir le Canada l’ont incité à se joindre à des gens qui partageaient les mêmes visions que lui au sein du QOR et qui provenaient de différents horizons ethniques.« Pour moi, ce [mon origine ethnique] n’était pas un facteur »,  a-t-il affirmé.  « Mais il n’y a aucun doute qu’au sein de la communauté asiatique, surtout ceux qui ne sont pas nés au Canada, faire partie de l’Armée n’est pas encore très commun. Je crois que c’est en raison d’un manque de compréhension par rapport à ce que les militaires canadiens font.  » 

En avril 2015, l’Armée canadienne a recensé que 0,5 pour cent des membres de la Force régulière se sont identifiés comme étant chinois-canadien et dans la Première réserve, c’était 1,9 pour cent. Pour les Forces armées canadiennes dans l’ensemble, les statistiques démontrent une tendance à la hausse. Depuis avril 2015, 0,6 pour cent des membres de la Force régulière dans les Forces armées canadiennes (FAC) se sont identifiés comme étant chinois-canadiens, une augmentation de 0,3 pour cent par rapport à il y a cinq ans. Dans la Première réserve des FAC, ce chiffre était de 1,7 pour cent, une hausse par rapport au 1,2 pour cent en 2010.

« Je crois que la société canadienne dans son ensemble est un leader mondial au chapitre de la diversité culturelle. Dans l’armée, je n’ai jamais senti que ma situation en tant qu’immigrant et minorité visible avait nui à ma capacité d’effectuer mon service et de travailler avec les autres », a-t-il déclaré.

« Je crois que le bagage multiculturel de notre pays sert d’importante base, ce qui permet à nos militaires d’accomplir leurs tâches liées aux opérations de combat et au maintien de la paix, tout en comprenant et en respectant la dignité et l’humanité des personnes de la région », a déclaré le Capt Tse.  « Cela revêt une importance particulière, car nos militaires sont fréquemment déployés dans un monde qui polarise constamment les opinions, en termes de politiques, d’économie et de religion. » 

Le Capt Tse recommanderait à quiconque qui songe s’enrôler dans les Forces armées canadiennes de d’abord passer par la Réserve avant de s’engager pleinement dans la Force régulière. « Je crois que c’est un bon endroit pour apprendre la discipline et le travail d’équipe et pour voir comment les choses se passent sur le terrain », a-t-il déclaré.  « Après leur diplôme universitaire, ils pourraient envisager de devenir à temps plein ou d’obtenir la commission d’officier.  » 

Les réservistes s’entraînent une soirée par semaine et deux fins de semaine par mois, ce qui permet aux stagiaires et aux gens qui ont un travail d’obtenir un salaire supplémentaire tout en découvrant ce que comporte la vie militaire.

 « La Réserve, c’était bien pour moi parce que comme j’exploitais une entreprise avec mon père le jour, je pouvais faire mon propre horaire et m’adapter en fonction de l’entraînement militaire.  »   

Après avoir été un réserviste pendant environ trois ans, le Capt Tse a demandé un déploiement et il a obtenu une affectation de huit mois dans l’infanterie à Kandahar, en Afghanistan, en 2010. Dans son rôle de commandant d’équipage d’un véhicule blindé léger, il a servi à titre de membre de l’Élément de soutien national, du Peloton de protection des forces, lors de la Force opérationnelle 1-10 de l’Op ATHENA. Dix officiers et 56 autres grades du QOR ont servi en Afghanistan de 2003 à 2011.  « Mon service en Afghanistan a représenté une expérience extrêmement précieuse. J’ai été en mesure d’utiliser mon instruction en tant que fantassin et j’ai eu l’occasion de perfectionner mes aptitudes en leadership en tant que sous-officier subalterne.  »   

Deux ans après être rentré de l’Afghanistan, le Capt Tse a décidé de transférer dans la Force régulière et de devenir officier, apportant sa formation en informatique dans les FAC.  « J’ai décidé d’envisager le groupe professionnel des officiers des transmissions et il s’est avéré que ça me convenait bien. J’avais l’impression que mes études seraient plus profitables dans les FAC dans le groupe professionnel des transmissions.  »  Par ailleurs, il a trouvé que son expérience dans l’infanterie avait fourni une perspective sur le terrain à son rôle à titre d’officier des transmissions.

En octobre 2014, il a été déployé à l’opération IMPACT, au Koweït, en tant qu’officier des opérations de l’Escadron des systèmes de communication et d’information dans le cadre de l’Équipe d’activation dans le théâtre.   « Notre rôle consistait à mettre sur pied les systèmes de communication par ordinateur afin qu’à l’arrivée de l’équipe de commandement, elle ait tout l’équipement à sa disposition pour prendre des décisions de commandement  », a-t-il déclaré.  « C’était très amusant, en effet, mais également beaucoup de travail acharné en un mois.  » 

Le Capt Tse trouve que son travail est stimulant et cela lui plait beaucoup. « Durant mes trois années à titre d’officier des communications, j’ai été entouré de personnes très motivées, de très bonnes personnes hautement compétentes, très logiques et qui possédaient un grand savoir-faire en technologie »,  a-t-il déclaré.  « Elles aiment examiner les problèmes et les résoudre d’une façon très systématique, ce qui correspond en quelque sorte à ma façon de fonctionner.  » 

« Le fait de savoir que je suis l’élément habilitant qui fournit l’information à partir de la première ligne afin que les personnes puissent prendre la bonne décision est très satisfaisant,  »  a-t-il déclaré. Au Koweït, par exemple, son rôle consistait à veiller à ce que les systèmes de communications soient en place afin que les techniciens de l’aéronef de surveillance Aurora aient le bon canal pour transmettre l’information saisie; cela a permis au commandant de diriger les chasseurs et de neutraliser différentes menaces posées par l’EIIL. « Vous obtenez les résultats de vos efforts. » 

Le capitaine Tse est marié à Anna Fletcher-Tse depuis deux ans et demi. Il est très près de ses parents et de son jeune frère, Gershom, qui est écrivain, chargé de cours à l’université et compositeur.

Le Capt Tse a trouvé une façon de combiner son engagement envers la condition physique et son amour pour le vélo à une collecte de financement pour une bonne cause. Depuis trois ans, le Capt Tse participe en juin au Cyclo-défi Enbridge contre le cancer, qui amasse des fonds pour la recherche sur la leucémie pour soutenir un membre de la famille atteint de la maladie. L’événement, qui en est à sa septième édition, représente un parcours à vélo de 220 km étalé sur deux jours, de Toronto à Niagara ou de Niagara à Toronto, selon le point de départ, avec un rassemblement à mi-parcours à Hamilton. Ses coéquipiers et lui ont amassé 8500 $ en 2013, 16 000 $ en 2014 et ils prévoient dépasser ces montants cette année en amassant 25 000 $.

« Notre objectif est d’amasser des fonds pour la recherche contre le cancer et les soins aux patients, mais avant tout, nous souhaitons démontrer à nos amis, à notre famille et à toutes les personnes touchées par le cancer que nous nous préoccupons d’eux  »,  dit-il sur le site Web du Cyclo-défi,  « et que nous ne demeurons pas indifférents et nous ne laisserons pas cette maladie détruire leur moral et leur amour de la vie.  » 

Par Lynn Capuano, Affaires publiques de l’Armée

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