ARCHIVÉE - Combattre les forces de la nature – Des soldats de l’Armée canadienne aident à lutter contre les feux de forêt en Saskatchewan dans le cadre de l’opération LENTUS 2015-02

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Article / Le 19 août 2015 / Numéro de projet : 15-0141

La Ronge (Saskatchewan) — Combattre des ennemis non conventionnels est l’une des tâches où les Forces armées canadiennes (FAC) excellent. Lorsque l’appel a été reçu le 5 juillet 2015 pour prêter main-forte aux pompiers expérimentés qui luttaient contre les feux de forêt ravageant le Nord de la Saskatchewan, le lieutenant Devin Kruk et le sergent Bryon Crowhurst étaient prêts à passer à l’action. Tous deux membres du 1er Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (1 PPCLI), une unité appartenant au 1er Groupe-brigade mécanisé du Canada basé à Edmonton (Alberta), ils ont participé activement à l’opération LENTUS 2015-2.

Toute mobilisation de troupes majeure en cas de crise au Canada s’inscrit dans le cadre de l’opération LENTUS, le plan de contingence des FAC qui vise à renforcer les capacités d’intervention d’urgence des autorités provinciales, territoriales ou municipales en cas de catastrophe naturelle (ouragan, inondation ou, comme dans ce cas-ci, feu de forêt). Les FAC sont prêtes à fournir non seulement des troupes au sol, mais également des services de génie et de santé, des aéronefs et d’autres services spécialisés, selon les besoins.

Environ 850 membres de l’Unité d’intervention immédiate et d’unités de la Première réserve de la 3e Division du Canada ont été appelés à exécuter des tâches de lutte contre les incendies et de soutien. Les troupes ont d’abord été entraînées par le service de lutte contre les feux de forêt de la Saskatchewan (Saskatchewan Wildfire Management), après quoi elles ont effectué des opérations de lutte le long de la lisière de feu pendant 12 jours, du 8 au 20 juillet, près de Montreal Lake et de La Ronge.

Les soldats ont mené de nombreuses activités à l’appui des équipes de pompiers sur la ligne de front : ils ont notamment patrouillé le long de la lisière du feu, éteint les points menaçants dans les communautés vulnérables ou près de celles-ci, et fourni du soutien logistique, comme le déplacement des boyaux d’arrosage et des systèmes de gicleurs en place pour protéger les maisons et les infrastructures essentielles. Ces importantes contributions ont permis aux autorités civiles de se concentrer sur la tâche critique de confinement des feux actifs.

Le sergent Crowhurst, qui dirigeait une section du 7e Peloton de la Compagnie Charlie, souligne à quel point il est gratifiant de voir tous les dommages qui ont pu être évités, les maisons intactes et les gens retournant dans leur communauté. « Nous avons constaté que nous sommes capables de faire une différence. », explique-t-il.

Le lieutenant-général Marquis Hainse, commandant de l’Armée canadienne, est fier de ce que les soldats ont accompli : « Les membres de l’Armée canadienne ont fait preuve d’un courage et d’une attitude militaire remarquables dans des circonstances difficiles et éprouvantes. Leur rendement et leur dévouement durant cette opération ont surpassé toutes les attentes. Les Canadiens et les Canadiennes de partout au pays applaudissent leurs accomplissements exceptionnels. Bravo. »

Les circonstances étaient évidemment éprouvantes, mais tout de même gérables pour des soldats bien entraînés. Plusieurs kilomètres devaient être parcourus à pied, et la déshydratation et l’hyperthermie étaient des dangers constants. Il y avait de nombreuses broussailles épaisses et de dangereux débris de bois brûlés qui menaçaient de s’effondrer à tout moment. Le terrain était également montagneux par endroit, ce qui rendait l’accès uniquement possible par hélicoptère ou par bateau. Deux CH-146 Griffons du 408e Escadron tactique d’hélicoptères ainsi que divers aéronefs et embarcations civils sous contrat ont été nécessaires pour transporter les troupes et l’équipement à destination et en provenance des sites d’opération.

Le lieutenant Kruk, qui était commandant du 6e Peloton de la Compagnie Charlie et officier de liaison au quartier général d’opération à La Ronge, explique : « Nous devions travailler très physiquement dans des températures de plus ou moins 30 degrés. Il a plu et venté un peu, et il y a même eu quelques éclairs par moment. Les insectes étaient très présents : moustiques, mouches noires, mouches à cheval, mouches à chevreuil, etc. ».

Mais le travail à l’extérieur a aussi ses avantages. « Nous étions situés à la Base d’opérations avancées Patricia, tout près d’un lac. C’était bien. L’équipe avait du savon biodégradable, donc nous pouvions nous laver dans le lac. Et nous avions des repas frais pour le déjeuner et le dîner », ajoute le lieutenant Kruk.

Le lieutenant Kruk et le sergent Crowhurst n’ont que de bons mots envers les autorités municipales avec qui ils ont travaillé et les communautés locales où les soldats se sont établis pendant une courte période. « Nous avons appris à bien les connaître. C’était agréable à voir. Ils étaient très heureux que nous soyons là pour les aider », affirme le lieutenant Kruk.

Interrogé à propos de la plus grande force des soldats de sa section, le sergent Crowhurst souligne leur étique de travail. « Personne ne s’est plaint. On nous a dit de faire certaines choses, nous les avons faites, puis nous avons demandé ce qu’il y avait à faire ensuite. Tout le monde a travaillé pendant de longues heures, pendant de difficiles journées », affirme-t-il.

En ce qui concerne l’apprentissage retenu de cette expérience, le lieutenant Kruk estime qu’un travail acharné et des efforts coordonnés peuvent faire une immense différence pour les équipes civiles au sol. « Lorsque nous sommes arrivés là-bas, il y avait plus d’une vingtaine de communautés directement menacées par les feux de forêt. Au moment où nous nous apprêtions à partir, il n’y en avait plus que deux. Les conditions météorologiques nous ont aidés un peu, mais nous avons dû travailler très fort. »

Le lieutenant Kruk louange également la capacité de l’Armée à surmonter toute situation et à s’adapter aux circonstances en vue de protéger la population canadienne. « Si on m’avait dit il y a un an qu’il était possible de déployer tout le bataillon en 24 heures et d’affecter des troupes au sol pour la lutte contre les incendies, je n’aurais vraiment pas été convaincu. Mais nous étions prêts! Les plans et les préparatifs étaient déjà en place avant même que nous recevions l’appel, et tout le monde a excellé », conclut-il.

Par Natalie Flynn, Affaires publiques de l’Armée

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