ARCHIVÉE - Conditionnement physique : Un facteur clé dans le rétablissement des militaires malades et blessés

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Article / Le 6 janvier 2015 / Numéro de projet : 14-0271

Oromocto, Nouveau-Brunswick — Afin de favoriser le rétablissement des militaires, les Forces armées canadiennes (FAC) ont renforcé les ressources disponibles en augmentant les services au sein des services médicaux ainsi qu’en améliorant les programmes offerts par l’intermédiaire des Programmes de soutien du personnel (PSP).

« L’Armée canadienne accorde de l’importance à la discipline, à l’engagement, au leadership, au travail d’équipe et à la persévérance développés par l’intermédiaire d’un programme de conditionnement physique. En plus de favoriser un corps sain et un esprit de guerrier, les programmes de sports et de conditionnement physique solides rehaussent le moral et permettent de développer le mieux-être et la résilience », a expliqué le lieutenant-général Marquis Haines, commandant de l’Armée canadienne.

Pour en arriver à un rétablissement complet, ceux qui passent à travers les diverses phases de rétablissement doivent incarner l’esprit de guerrier, qui est présent dans chaque militaire des FAC. Le sergent Cory Matush, un réserviste à contrat au Quartier général du Centre d’instruction au combat, n’insistera jamais assez sur le fait que le rétablissement nécessite « la poursuite dynamique des bonnes activités physiques durant toutes les étapes du processus de rétablissement. »

En 2009, le Sgt Matush s’est disloqué le genou durant une séance d’entraînement physique (EP) de l’unité, ce qui a causé de graves dommages à la structure de soutien de son genou. Il a mis trois ans à se rétablir. Après s’être blessé, le Sgt Matush, un adepte des arts martiaux, s’est immédiatement tourné vers le système médical et a débuté la physiothérapie.

« La physiothérapie peut uniquement vous amener à un certain point », explique le Sgt Matush. « Elle peut aider à réparer du mieux possible les ligaments et les tendons et permettre un retour aux fonctions de base, mais je devais renforcer mon genou et le reconstruire tranquillement afin de pouvoir reprendre la course, la marche avec un sac et les arts martiaux. »

Dans des situations comme celle du Sgt Matush, les militaires sont généralement aiguillés vers les programmes de spécialiste de l’exercice physique (SEP) ou de spécialiste régional en conditionnement physique adapté (SRCPA) qui sont offerts par les PSP. « Les blessures touchent tout le monde de différentes façons », mentionne Stephanie Haynes, SEP à la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown (BS 5 Div CA Gagetown). « Certains militaires qui me sont référés sont motivés et prêts à entreprendre leur réhabilitation tandis que d’autres souffrent de dépression et manquent de motivation. Notre travail consiste à éduquer et à motiver nos clients et à leur donner les moyens d’accomplir les choses. » 

Les coordonnateurs des programmes de SEP et de SRCPA sont responsables de mettre sur pied des programmes de conditionnement physique qui sont à la fois bénéfiques et stimulants pour leurs clients. « Les avantages de reprendre le conditionnement physique le plus rapidement possible pour les militaires malades et blessés sont trop importants pour qu’on n’en tienne pas compte », a déclaré Mme Haynes.

« L’EP aide nos clients à mieux améliorer la gestion de leur douleur et de leurs symptômes, tout en diminuant la dépression et l’anxiété et en aidant à maintenir un corps sain pendant leur rétablissement », a expliqué Mme Haynes. « L’un de nos défis consiste à mettre sur pied un programme d’EP qui tient compte des blessures, mais qui permet également au client de tester ses limites. »

Le conditionnement physique est tout aussi important pour les militaires qui se remettent de traumatismes liés au stress opérationnel (TSO). [L’exercice] permet de mettre de côté pendant un certain moment les pensées et les sentiments angoissants », a déclaré Krista Grant, la SRCPA de la BS 5 Div CA Gagetown. « Quand vous faites de l’exercice, vous vous concentrez sur votre corps et cela vous fait oublier vos préoccupations quotidiennes.

L’EP permet davantage aux militaires de se rétablir de leur TSO en les forçant à se concentrer entièrement sur les exercices qu’ils exécutent. « La production accrue d’endorphines lors de l’exercice favorise la bonne humeur », explique Mme Grant. « Lorsque les militaires s’adonnent à des activités physiques qu’ils aiment, nous observons une augmentation marquée au niveau de l’humeur, ce qui est important pour le processus de rétablissement. »

Selon Mme Grant, il est important « d’avoir un corps et un esprit sains et de communiquer dès le début et régulièrement. Ce faisant, le militaire reçoit le plus grand soin pour le réintégrer à son unité ou pour faciliter la transition s’il opte pour un autre cheminement de carrière. »

Lorsqu’on lui a demandé de donner des conseils aux soldats en cours de rétablissement, le Sgt Matush insiste sur le fait que « peu importe si le militaire se rétablit d’une blessure physique, d’une maladie mentale ou les deux, le meilleur conseil qui puisse exister : continuez de bouger. »

 

Par le sous-lieutenant Shane Albers

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