Dans la chaleur des Bermudes, les Governor General’s Foot Guards interprètent différents succès, dont la Reine des neiges de Disney

Article / Le 4 janvier 2016 / Numéro de projet : 15-0167

Hamilton, Bermudes — Aux Bermudes, où le climat est très doux, presque tropical, où le sol n’a jamais été recouvert d’un tapis blanc, la Musique régimentaire des Governor General’s Foot Guards (Musique des GGFG) a émerveillé les enfants de l’école primaire Purvis avec des pièces symphoniques de la Reine des neiges de Disney.

Du 18 au 25 octobre 2015, la Musique des GGFG, accompagnée du Corps de cornemuses des Cameron Highlanders of Ottawa (Duke of Edinburgh’s Own) (CH of O), s’est jointe à quelque 400 musiciens et artistes militaires pour célébrer le 50e anniversaire du Royal Bermuda Regiment.

L’occasion était également tout indiquée pour célébrer l’attribution de l’appellation « royal » par Sa Majesté la reine Elizabeth II le 1er septembre 2015. Du mercredi au samedi, les musiques ont démontré leur virtuosité musicale, seules ou en groupe, afin de mettre en scène l’édition de 2015 du Tattoo des Bermudes au chantier naval royal.

Les musiques des GGFG et des CH of O ont été invitées en raison du lien historique qu’ils entretiennent avec la communauté des Bermudes. En tant que régiments participant du 38e Bataillon, Corps expéditionnaire canadien (38 Bon, CEC), les deux unités ont accompli des tâches de garnison sur l’île importante du point de vue tactique, après le départ de l’armée britannique en 1914 au début de la Grande Guerre.

L’île était considérée comme étant une station de ravitaillement clé, à mi-chemin entre les Britanniques et ses intérêts dans l’Ouest, et le 38 Bon CEC s’était vu attribuer la tâche essentielle d’assurer une présence militaire contre les agresseurs potentiels. Le 38 Bon CEC devait bientôt quitter les Bermudes pour être affecté aux lignes de combat en Europe, mais il a tout de même réussi à forger un lien profond et durable avec la communauté lors de son passage sur l’île de 53 kilomètres carrés. Pour mettre les Bermudes en perspective, l’île est plus de 100 fois plus petite que l’Île-du-Prince-Édouard, avec près de la moitié de la population!

La Musique des GGFG a profité d’une pause dans les répétitions pour le Tattoo afin de rétablir le lien avec la communauté en interprétant des pièces musicales à l’école primaire Purvis, l’alma mater du directeur musical du Tattoo, le major Dwight Robinson.

« Je suis particulièrement heureux que les GGFG aient pu donner une autre prestation à l’école primaire Purvis […], c’est à cet endroit où j’ai attrapé la piqure pour la musique », a-t-il déclaré.

Durant une partie du concert, trois groupes d’enfants représentant chacune des trois « maisons » de l’école ont reçu une leçon de marche du tambour-major des GGFG, le sergent fourrier Stéphane Marleau. Après plusieurs minutes de perfectionnement du pas cadencé, de la halte et du salut, les trois maisons ont participé à une compétition amicale de marche en compagnie de Kenneth J. Alford’s, dit le « colonel Bogey March », qui a été jugée par les enseignants. Pour le plus grand bonheur du Maj Robinson, c’est la maison Gordon – celle à laquelle il appartenait lorsqu’il était élève – qui a remporté la compétition de marche.

Certains enfants ont également été invités à se joindre à la Musique en tant que joueurs de tambour en formation avec des éléments de percussion colorés, comme des blocs de bois, des tambourins, des triangles et des cloches à vache durant un pot-pourri musical de chansons bien connues de Stevie Wonder. À la fin du concert, qui a notamment regroupé des pièces symphoniques de la Reine des neiges de Disney, chacun des enfants et des enseignants présents à l’amphithéâtre affichaient un large sourire. La Musique a été félicitée par une série de tapes dans les mains lorsqu’elle retournait à son chantier naval royal pour la répétition générale du Tattoo.

Le Tattoo a attiré des spectateurs de la communauté, des navires de croisière dans le port, Son Altesse Royale Birgitte, duchesse de Gloucester, et le colonel en chef du Royal Bermuda Regiment, qui était l’invité d’honneur de la prestation de samedi soir.

Les bourrasques de pluie et de vent n’ont pas empêché le public de se déplacer pour profiter du divertissement des artistes militaires internationaux.

Les Musiques des GGFG et des CH of O ont présenté un programme musical et de fanfare extraordinaire, qui a commencé par un arrangement de l’œuvre « Ainsi parlait Zarathustra » de Strauss, une pièce présentée dans le générique du film de Stanley Kubrick en 1968 film 2001 : l’odyssée de l’espace. Elles ont également interprété des pièces traditionnelles pour les cornemuses et la Musique militaire comme Calliope House, John MacDonald’s Exercise et la marche régimentaire du 38 Bon CEC, Will Ye No Come Back Again.

Il est intéressant d’examiner l’effet que la performance des GGFG et des CH of O sur l’auditoire du Tattoo. Sa combinaison des drills coordonnés, de l’environnement musical incorporant les instruments celtiques, les vocalistes et les cornemuses à la fanfare traditionnelle et la vidéo synchronisée avec la narration, ont non seulement diverti l’auditoire, mais également les autres participants. Un musicien du U.S. Marine Corps a complimenté le contingent des GGFG et des CH of O en disant que « non seulement il s’agissait d’une production musicale et visuelle géniale », mais il a également appris des éléments d’histoire durant la prestation.

Le major (retraité) Stephen Caton, directeur exécutif du comité du Tattoo des Bermudes, a fait le commentaire suivant : « Les spectateurs ont beaucoup apprécié le métrage d’archives présenté lors de la prestation combinée des Musiques, qui portait sur le 38e Bon qui marchait aux Bermudes il y a un siècle, le long des mêmes rues qu’ils ont traversées pour assister au Tattoo. » 

Le Tattoo moderne a peu de ressemblance avec la cérémonie historique des 17e et 18e siècles. À l’époque une cérémonie martiale avec musique qui indiquait aux aubergistes que le temps était venu d’envoyer les militaires aux lits pour la nuit, le Tattoo moderne est un festival de virtuosité musicale qui met en vedette des musiques militaires dans des environnements locaux, nationaux ou internationaux. Le Tattoo militaire le plus connu est sans doute le Tattoo militaire d’Edinburgh, qui attire des artistes militaires et civils de près de 30 pays et plus de 200 000 spectateurs à Edinburgh, en Écosse, en août de chaque année. Au Canada, le plus important événement du genre est le Tattoo royal international de la Nouvelle-Écosse.

Tout comme la cérémonie du Tattoo du 18e siècle qui indiquait aux militaires qui logeaient dans la ville de regagner leur quartier pour la soirée, la prestation finale de la Dernière sonnerie a indiqué aux musiques des GGFG et des CH of O que le temps était venu de rentrer au Canada.

Durant la semaine, les Musiques ont donné des prestations pour des milliers de résidents de la région et de touristes, et ils ont forgé un esprit de camaraderie et d’amitié avec les musiques militaires et les artistes des États-Unis et de l’ensemble des États membres du Commonwealth. Comme l’a fait remarquer le Maj Robinson avec satisfaction, « Ce fut un plaisir d’être responsable d’une organisation d’une aussi grande qualité que la Musique des GGFG aux Bermudes. Sa visite aura peut-être un effet semblable, voire même plus grand, sur un autre maestro à en devenir. »

Par le sergent Rob McKinnon, Affaires publiques de l’Armée

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