DCamC : Un développement unique au Canada

Article / Le 24 février 2020 / Numéro de projet : 19-0309-1

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Par Steven Fouchard, affaires publiques de l'Armée

Ottawa (Ontario) — L’idée de ce qu’allait devenir le dessin de camouflage canadien (DCamC) a germé au Danemark.

Tout de même, dans les mains des soldats canadiens et des scientifiques de la défense derrière son développement, le DCamC s’est transformé en un produit distinctivement canadien – il s’agit d’une marque de commerce du ministère de la Défense nationale, en fait.

Près de 20 ans depuis son introduction, et en réponse aux nouveaux développements en matière d’infrarouge et autres systèmes de vision nocturne, le dessin national se dirige vers la retraite pour laisser la place à la prochaine génération de dessin de camouflage.

Il s’agit du premier article de quatre sur les origines et le développement du DCamC – de la reconnaissance initiale du Canada pour le dessin de camouflage comme voie à suivre, aux essais pratiques assistés de nos Alliés et finalement, à son émergence sur la scène mondiale, où il a été reconnu comme étant grandement efficace et souvent imité.

Qu’est-ce que le DCamC?

Le DCamC représente la position du Canada sur le dessin de camouflage. Avant les années 1940, le camouflage portait sur la dissimulation – permettant aux soldats de se fondre dans leur environnement. Le dessin de camouflage s’inspire des observations du monde naturel en remontant aussi loin que le début des années 1900, lorsque les chercheurs ont fait l’observation contre-intuitive que des combinaisons de contraste élevé de tons clairs et foncés peuvent estomper efficacement le contour des plantes et des animaux.

Le Canada a développé trois variations du DCamC : la version Région boisée tempérée (RBT) qui est celle avec laquelle les civils sont le plus familiers puisqu’elle est portée tous les jours par les membres de l’Armée canadienne AC), et le personnel de la Force aérienne et de la Marine qui travaille dans un environnement de l’Armée. Conçue pour l’utilisation dans les environnements de forêts et de prairies, il s’agit d’un mélange de vert pâle, de vert foncé, de brun et de noir.

Le dessin de camouflage Régions arides (RA) a été créé pour les conditions en désert, quasi-désert et savane, et il intègre trois différents tons de brun.

Le dessin de camouflage Opérations hivernales (OH), créé pour les terrains couverts de neige et les terrains boisés mixtes et enneigés, a remplacé la tenue de camouflage complètement blanche afin d’améliorer la dissimulation de jour et de nuit des soldats avec une technologie qui réduit la détection par les appareils de vision nocturne.

Lorsqu’on les observe de près, l’aspect en bloc, pixelisé des dessins RA et OH peut sembler mal adapté à la dissimulation.

« Quand on se trouve à quelques mètres, on peut voir les pixels carrés, mais lorsqu’on recule, la couleur commence se fondre, » explique Jean Dumas, un scientifique à Recherche et développement pour la Défense Canada (RDDC). Il a contribué au développement des dessins RA et OH, qui ont suivi le RBT. « Les tons se mélangent et cela produit un effet perturbateur, ce qui signifie que le contour d’un soldat ou la forme générale sera perturbé – le contour sera flou. Vous ne savez pas où il commence et il finit. »

Dans le prochain article, l’Armée canadienne fait ses premiers pas dans la recherche et le développement sur le dessin de camouflage et elle dépasse les attentes.

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