Déployés en Lettonie avec un équipement de hockey dans le cadre d’activités d’échange culturel

Article / Le 27 août 2019 / Numéro de projet : 19-0217

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Par Jules Xavier, journal Shilo Stag

Shilo, au Manitoba — Ça bourdonnait d’activités en ce lundi matin humide du 9 juillet 2019, aux casernes Kapyong, tandis que 130 soldats commençaient leur déploiement de six mois dans le cadre de l’opération REASSURANCE, avec de l’équipement de hockey et des cannes à pêche ainsi que leur équipement de soldat habituel.

Les sacs et coffres de campagne de membres du 2e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (2 PPCLI) ont été enregistrés aux casernements Kapyong à la Base des Forces canadiennes Shilo, puis chargés dans un convoi de camions militaires en direction de la 17e Escadre Winnipeg où l’équipement était envoyé par avion d’abord à la Base des Forces canadiennes Trenton puis en direction de la Lettonie.

La partie de hockey du Canada était exigée dans le cadre de la mission en Lettonie

Parmi les bagages se trouvaient d’énormes poches de hockey, en plus d’un assortiment de bâtons et de cannes à pêche.

Non, il n’y a pas de deuxième mission outremer pour les hockeyeurs du 2 PPCLI. Ça fait plutôt partie de la mission, selon le commandant du 2 PPCLI, le lieutenant-colonel Mike Reekie.

« C’est un élément obligatoire de notre tâche relative à la mission de jouer au hockey pendant que nous sommes là-bas, » explique-t-il dans le cadre du briefing aux médias. « Le hockey fait partie de l’échange culturel avec la Lettonie. C’est quelque chose que nos deux pays ont en commun. »

« Voilà ce qui en fait une mission unique — la Lettonie n’est pas différente du Canada. Ce n’est pas un pays du tiers-monde. Ça ressemble beaucoup à la Colombie-Britannique ou la côte est avec des plages sur le littoral. On ne vit pas à la dure [pendant cette mission]. »

Comparativement à ses déploiements précédents en Bosnie, deux fois en Afghanistan ou en Irak, le Lcol Reekie dit qu’il reste du travail à faire dans le cadre de la mission, mais le hockey fera partie de l’échange culturel entre les militaires canadiens et lettons. De plus, il y a une chance de jouer contre, ou avec, l’équipe nationale lettone.

« Je suis excité d’avoir l’occasion de faire partie de cette mission, » dit-il. « Nous sommes en mesure de nous intégrer aux autres pays [impliqués]. Nous sommes un groupement tactique, mais neuf différents drapeaux y prennent part. »

Bien que le Lcol Reekie n’ait pas apporté d’équipement de hockey, il s’attend à regarder du hockey quand il ne travaille pas.

« S’il le faut, j’emprunterai de l’équipement pour jouer, » ajoute-t-il en souriant.

La pêche est à l’ordre du jour en Lettonie pendant les heures de repos

L’adjudant-chef William King, sergent-major régimentaire du 2 PPCLI, faisait partie du déploiement. Avec son mesure-pas, il a apporté ses articles de pêche ainsi que sa canne.

Lorsqu’il ne travaille pas avec ses compagnons d’armes, y compris ceux de huit pays déployés en Lettonie, l’Adjuc King dit qu’il s’attend à lancer sa ligne dans une rivière ou un lac à proximité, ou même dans la mer Baltique, qui se trouve à 10 kilomètres, afin de présenter le souper dans une assiette accompagnée de frites.

Le soldat vétéran admet qu’il n’est pas féru de la technologie lorsqu’il faut utiliser Skype et autres plateformes de médias sociaux. Il prévoit écrire des lettres à la maison selon la bonne vieille façon pour garder le contact avec sa femme et sa famille au Canada.

Le rôle du Canada en Lettonie n’est pas le maintien de la paix ou le combat – mais la stabilité

Il y aura plus de 1000 soldats de l’OTAN travaillant ensemble pour cette mission, dont les soldats de la BFC Shilo qui prennent part à la Brigade d’infanterie mécanisée lettone.

Avec la mission en Lettonie dirigée par le Canada, le 2 PPCLI est l’un des quatre groupements tactiques multinationaux de la taille d’un bataillon à être déployé dans la portion est de l’alliance de l’OTAN en Pologne, en Estonie et en Lettonie.

Selon le site Web officiel de l’OTAN, ces groupes dirigés par le Canada, l’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni sont des forces prêtes au combat qui ont été déployées dans une démonstration de force, témoignant des liens transatlantiques.

Le Lcol Reekie fait remarquer que la mission actuelle n’est pas une opération de combat ni un rôle de maintien de la paix comme celui assumé par les Forces armées canadiennes (FAC) pendant plusieurs années à Chypre.

« C’est une opération de stabilité… c’est une opération de renforcement, » dit-il.

L’opération REASSURANCE est la participation des FAC aux mesures d’assurance et de dissuasion de l’OTAN en Europe centrale et orientale. Les activités militaires des FAC comprennent de fournir des capacités militaires pour l’instruction, les exercices, les démonstrations et les tâches assignées par l’OTAN.

À la fin de l’exercice MAPLE RESOLVE, qui a eu lieu du 8 au 25 mai, les membres du 2e Bataillon, Princess Patricia's Canadian Light Infantry, ont atteint le niveau de préparation élevé pour le déploiement dans le cadre d’opérations nationales et outremer. Pour de plus amples renseignements sur le niveau de préparation élevé, consultez les liens connexes.

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