Des membres de l’infanterie perfectionnent leurs compétences relatives au tir de mortier à la Base des Forces canadiennes Shilo

Article / Le 27 septembre 2018 / Numéro de projet : 18-0321

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Par le sous-lieutenant Ryan Bartlette, Groupe de soutien de la 3e Division du Canada

Shilo (Manitoba) – On ne voit pas souvent des membres de l’infanterie au secteur des pièces de la Base des Forces canadiennes Shilo, au Manitoba, mais c’est exactement ce qui s’est passé lors d’un cours de détachement de mortier de trois semaines offert en juin 2018 par le 1er Régiment, Royal Canadian Horse Artillery (1 RCHA).

Des membres du 3e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (3 PPCLI), étaient présents, car les Forces armées canadiennes (FAC) ont déterminé que l’appui-feu indirect devrait faire partie intégrante des bataillons d’infanterie légère.

L’appui-feu indirect est assuré par des mortiers et d’autres systèmes d’armes pouvant être tirés à couvert sans visibilité directe de la cible. Le mortier peut être démonté et transporté par un équipage. Il peut être fixé à un parachutiste pour la livraison à un endroit précis, contrairement à d’autres systèmes d’artillerie.

Lorsque la rampe a été abaissée pour la batterie A, le commandant du véhicule blindé léger du 1 RCHA et moi-même nous sommes joints au cours, et je n’ai pu m’empêcher de remarquer tous les insignes de coiffure du PPCLI tatoués sur les mains des militaires dans la file d’attente pour le repas.

Ils appartenaient à des soldats du 3 PPCLI, auxquels se joignaient des réservistes du Loyal Edmonton Regiment et du Calgary Highlanders.

De toute évidence, les soldats d’infanterie étaient très heureux de rétablir la capacité de tir indirect. « J’étais ravi de simplement pouvoir participer à ce cours. C’est une excellente occasion pour à peu près tout le monde », a affirmé le caporal Tyler Graham, membre du 3 PPCLI de Martensville, en Saskatchewan.

Le mortier de 81 mm occupe une place importante au sein du corps d’artillerie depuis plusieurs années. Mon unité s’en est servie lors d’un déploiement en Afghanistan en 2009.

La souplesse et la polyvalence du mortier de 81 mm jouissent d’une excellente réputation chez les membres de l’artillerie, et je ne peux imaginer que ce serait différent pour nos collègues de l’infanterie.

Sa cadence de tir élevée à portée réduite réussit bien à faire augmenter le rythme cardiaque.

Le cpl Graham est d’accord. Lorsqu’on lui a demandé s’il était impatient de lancer des bombes, il a répondu : « J'ai très hâte. J’ai toujours voulu faire cela. »

Il n’est pas seul. C’est ce que le recruteur vous a promis lorsque vous vous êtes enrôlé, après quoi tout ce que vous pouviez faire était attendre et espérer. C’est une promesse qui sera honorée.

Lorsque les charges d’appoint de mortier brûlent, une légère fumée se dégage du dispositif atténuateur de souffle (DAS) de 81 mm, ainsi qu’une odeur distincte. Une fois que vous sentez cette odeur, vous ne l’oublierez jamais.

De plus, cela crée une dépendance. Je n’ai pas pu m’empêcher de me rappeler mes expériences avec les mortiers, à la fois comme réserviste et pendant des déploiements.

J’ai demandé au le cpl Graham, qui fait partie d’une compagnie aéroportée, son point de vue sur la possibilité d’exécuter des sauts en parachute en transportant des mortiers. 

« J’ai vu des membres de l’artillerie sauter avec des mortiers lors de l’exercice MAPLE RESOLVE. Cela m’a semblé…intéressant », a-t-il affirmé en riant.

Le poids additionnel d’une plaque de base ou d’un emballage de trois obus de mortier n’empêchera certainement pas une compagnie aéroportée d’exécuter sa mission. Ils sont des professionnels.

Le lieutenant Kevin Little, officier de cours de Campbridge, en Ontario, est d’accord.

« Ils ont relevé le défi avec brio », a-t-il affirmé. « Ils se sont dévoués à ce cours à toutes les étapes. »

Il était tout aussi fier de la participation de sa propre batterie.

« Au bout du compte, la batterie A est le responsable », a expliqué le Lt Little, qui a mentionné que tous les commandants de détachement, commandants adjoints et personnel d’appui étaient issus de la batterie A. « Le personnel a fait un travail exceptionnel ».

Le Lt Little a tenu compte des circonstances exceptionnelles et a adapté la partie en campagne du mieux qu’il pouvait aux groupes professionnels des stagiaires, à l’aide des tactiques de l’École d’infanterie.

« Nous voulions obtenir le meilleur rendement possible en tant que peloton de mortier”, a affirmé le Lt Little, qui était fier des progrès réalisés par les participants du cours en seulement trois semaines.

« Le concept de la discipline de tir et tous les concepts d’artillerie – ils les ont saisis rapidement, et c’est gratifiant de voir ces efforts. »

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