Des musiciens de la Réserve de l’Armée jouent un rôle important dans une superproduction sur une énorme araignée et un dragon

Article / Le 10 août 2017 / Numéro de projet : 17-0227

Par Lynn Capuano, affaires publiques de l'Armée

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Ottawa (Ontario) — Les compétences acquises dans la Réserve de l’Armée canadienne peuvent mener à des occasions d’emploi civil assez excitantes, comme prouvé récemment lorsqu’une araignée géante et un cheval-dragon parcouraient les rues d’Ottawa et s’y sont affrontés.

Cet évènement, créé par la compagnie de théâtre de rue française La Machine, a amusé plus de 750 000 personnes dans la capitale du 27 au 30 juillet 2017.

Le caporal-chef (retraité) Maxime Brisson dit que ses 10 ans comme réserviste au sein du Governor General’s Foot Guards (GGFG) lui ont été très utiles dans son rôle de coordinateur musical pour l’évènement.

« D’avoir à mettre sur pied un aussi gros projet en une semaine ou deux, je devais prêter attention à l’organisation et à la priorité des tâches. Je crois que cette habileté vient directement de mon expérience militaire, » dit-il. « Vous devez apprendre à connaître d’autre monde et à leur faire confiance très rapidement. Alors de posséder ce type d’expérience lié à l’esprit d’équipe est quelque chose que j’ai essayé d’apporter dans le projet. »

« Je crois que le fait d’avoir suivi une formation en leadership et d’avoir été commandant de section m’a aidé lorsque j’avais plusieurs projets de fond en même temps, » dit-il. « J’ai utilisé beaucoup de contacts que je m’étais faits au fil des années où j’étais dans l’Armée pour trouver des musiciens ou d’autres choses que j’avais besoin. »

Le Cplc (ret) Brisson s’est joint à la Réserve de l’Armée à 16 ans et a pris sa retraite il y a environ un an pour se concentrer sur une carrière à temps plein comme professeur de musique. Il enseigne actuellement à l’école secondaire De la Salle dans le prestigieux Centre d’excellence artistique de l’Ontario.

Tandis que près de la moitié des musiciens de La Machine ont voyagé de France pour jouer, une touche canadienne était nécessaire, et c’est là qu’on a demandé au Cplc (ret) Brisson de trouver la bonne combinaison de musiciens et de chanteurs.

Une des personnes embauchées est le caporal Gabriel Bouchard, un membre depuis 10 ans et toujours en service de la Musique du GGFG, qui joue de la clarinette basse. « Il est un très bon musicien et une personne joyeuse avec qui travailler – exactement le type que La Machine recherchait, » dit le Cplc (ret) Brisson. « Il est le boute-en-train de toutes les fêtes. »

Le Cpl Bouchard, qui est actuellement en sabbatique de l’enseignement de la musique à l’école De la Salle, dit, « Quand j’ai découvert que j’avais été sélectionné pour jouer dans l’orchestre, j’étais aux anges. Je savais que ça allait être quelque chose de gros. »

Il a décrit de quelle façon son entraînement militaire l’a aidé à relever les défis posés par cet emploi très inhabituel, notamment l’endurance mentale et tolérer les éléments pour offrir un divertissement de calibre international tout en conservant la sécurité comme priorité, puisqu’ils travaillent avec et près de la machinerie lourde.

Il poursuit, « La musique est très amusante à jouer, a un style extrêmement varié et laisse beaucoup de place à l’improvisation. Nous devions être constamment sur nos gardes pour les changements pendant les spectacles, et être en mesure de jouer sur une plateforme mobile perchée au sommet d’un chariot élévateur modifié. »

Les deux vedettes du spectacle, Long Ma le cheval-dragon et Kumo l’araignée, étaient contrôlés par des équipes de 12 à 17 personnes. Un orchestre de 11 musiciens, un harpiste et un joueur de contrebasse, un groupe autochtone de danseurs et de chanteurs, et une chorale de 40 personnes fournissait la musique de fond qui accompagne l’action.

Pendant les scènes de bataille, qui avaient lieu sur le terrain de la Cour suprême le 29 juillet et au Musée canadien de la guerre la dernière journée, l’orchestre complet jouait, assemblé sur des plateformes couvertes à environ cinq mètre du sol, avec la harpe et la contrebasse chacun perché sur des plateformes plus petites.

Pour l’époustouflante finale, une chorale de 40 personnes des Cantata Singers of Ottawa, qui ont souvent prêté leur superbe voix à des évènements au Centre national des arts, ajoutait de la profondeur au spectacle.

« La flexibilité des musiciens et de la chorale était essentielle et ils ont fait un excellent travail, » dit le Cplc (ret) Brisson. « Il ne s’agissait pas de l’expérience normale en amphithéâtre. Vous ne vous assoyez pas confortablement pour jouer, c’est loin de ça! Je n’ai jamais eu d’autres concerts avec ce genre de dynamisme. Dans le jazz, il y a de l’improvisation, mais rien comme le dynamisme de ce projet. »

Fasciné par les répercussions qu’a eu le spectacle sur la ville, le Cpl Bouchard se rappelle, « Je me souviens d’avoir été quartier du Marché By et d’avoir vu un stationnement à trois étages. Dans chaque ouverture du mur, il y avait des personnes saluant et encourageant, la moitié du corps sortant par les ouvertures. On pouvait voir le plaisir pur et simple sur le visage des gens. »

Les deux hommes sont d’accord qu’une des meilleures parties de l’emploi était de travailler avec une équipe internationale extrêmement talentueuse.

Le Cpl Bouchard dit, « Pendant deux semaines, nous avons appris à connaître pas mal tout le monde, de l’équipage gérant la logistique et les fermetures de routes aux personnes qui manipulaient le dragon. On avait l’impression que tout le monde faisait partie d’une grande famille. Pendant certaines répétitions, je levais mes yeux de mon pupitre à musique et j’arrêtais presque de jouer, émerveillé, témoins de scènes merveilleuses et oniriques. »

Le Cplc (ret) Brisson dit que ça avait l’air d’un cirque géant. « Parler et travailler avec les artistes qui travaillaient pour Machine était extraordinaire – des personnes du R.-U., de la Suède, de la France. C’était absolument incroyable de travailler avec tous ces gens. Les gens d’Ottawa 2017 et de La Machine se sont assuré que chaque personne du projet vive une expérience très positive. »

« Je crois que ce qui reste gravé dans ma mémoire est de ne pas avoir peur lorsque vous avez une idée folle, peu importe le degré de folie. Si vous croyez que c’est possible de le faire, vous trouverez les personnes qui vous suivront, ce dont j’ai eu la preuve cette semaine. »

« Je suis extrêmement heureux d’avoir fait partie d’un des évènements majeurs du Canada 150 à Ottawa. J’ai toujours aimé faire partie des festivités nationales lorsque j’étais dans l’Armée, avec la Garde de cérémonie – par exemple à la Fête du Canada – pour moi, ça a toujours été important. »

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Vous cherchez une superbe carrière à temps plein? Les Forces armées canadiennes embauchent. Voyez les occasions d’emploi ici : https://www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/campagnes/emplois-en-demande.html.ca/en/department-national-defence/campaigns/in-demand-jobs.html

Et souvenez-vous, vous pouvez aussi occuper un emploi à temps partiel : un soir par semaine et une fin de semaine par mois au sein de la Réserve de l’Armée canadienne.

Pour vous joindre à la Réserve de l’Armée, commencez par vous rendre au manège militaire local de votre collectivité ou région. Si vous cherchez un métier en particulier, vous devez vous joindre à une unité qui offre ce type d’emploi.

Parcourez cette liste d’unités de la Réserve pour en trouver une près de vous : http://www.army.forces.gc.ca/fr/reserve/index.page#unit

 

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