ARCHIVÉE - Des officiers de l’Armée canadienne échangent leur expertise avec des soldats de la paix brésiliens

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Article / Le 29 avril 2015 / Numéro de projet : 15-0058

Port-au-Prince (Haïti) – L’affectation du major Jérôme Robin-Thériault, officier de l’Armée canadienne, au bataillon brésilien dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti a été un excellent exercice de collaboration internationale.

Le Canada et son proche allié, le Brésil, figurent parmi les quelque 50 nations participant à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Les Nations Unies ont entrepris cette mission en Haïti en 2004 afin d’appuyer le pays tandis qu’il renforce sa sécurité et ses institutions. 

L’opération HAMLET constitue la participation des Forces armées canadiennes (FAC) à la MINUSTAH. Afin de renforcer la collaboration entre les forces armées, l’Op HAMLET a intégré un peloton des FAC au bataillon brésilien (BRABAT) de la mission des Nations Unies en juin 2013. La rotation du peloton s’est terminée en novembre de la même année, mais deux officiers de l’Armée canadienne continuent de faire partie du BRABAT.

Le major Jérôme Robin-Thériault, dont l’unité d’appartenance est le Régiment de la Chaudière, à Lévis (Québec), est l’un de ces officiers. Dans le cadre de ses fonctions à titre de G3 Planification des opérations, il participe à la planification des opérations au niveau du bataillon, de l’analyse initiale à la mise à exécution éventuelle. « Tout est différent : la culture, la langue, la manière de faire les choses, tout », a affirmé le major. C’est ce qu’il apprécie le plus de son intégration au bataillon.

Il s’agit de son premier déploiement. Le Maj Robin-Thériault est un réserviste à temps plein qui est titulaire d’un baccalauréat en géographie de l’Université Laval. Il a suivi une instruction de près de trois mois au Brésil, dont une formation linguistique d’un mois en portugais, avant d’entamer son déploiement au sein du BRABAT en décembre 2014.

Les activités principales du bataillon brésilien sont des patrouilles de sécurité, notamment des postes de contrôle de la circulation et des opérations d’encerclement et de recherche. Le BRABAT mène également des projets de coopération civilo-militaire (COCIM) pour aider à améliorer les conditions de vie des Haïtiens. L’autre officier canadien participe à ces projets.

Le bataillon est composé de quatre compagnies et d’un escadron de la force de réaction rapide. Il est chargé d’assurer la sécurité de Cité Soleil, de Forte Nacional et des quartiers au sud de Forte Nacional de la capitale, Port-au-Prince. Le BRABAT est également responsable de la sécurité de Basa do Porto, un poste de réapprovisionnement du BRABAT près de la mer des Caraïbes.

« Ce sont des régions très peuplées, et nous avons beaucoup de problèmes avec différents gangs », a souligné le Maj Robin-Thériault. Il a ajouté que la situation s’est détériorée depuis la fin du mandat du corps législatif haïtien le 12 janvier 2015. « La présence du BRABAT apporte à la population un sentiment de sécurité. »

« Chaque jour, notre travail est de planifier et d’assurer la sécurité des quartiers », a affirmé le major, qui estime que son instruction d’officier canadien s’est avérée une excellente préparation pour la mission, particulièrement le Cours sur les opérations de l’Armée canadienne de la Première réserve. « Durant ce cours, les stagiaires travaillent dans un contexte international simulé. Je crois que le processus prépare très bien les officiers pour un déploiement comme celui-ci. »

Quoique la langue principale au sein de la MINUSTAH soit l’anglais, le Maj Robin-Thériault ne parle que le portugais au sein du BRABAT et le français avec la population locale lors des patrouilles. « Je parle anglais, portugais, français et espagnol, donc j’utilise mes compétences pour établir des relations avec chaque personne dans mon environnement », a souligné le major, qui se rend dans le secteur du BRABAT presque tous les jours pour parler aux gens et faire la ronde. «  Lorsque les gens voient notre drapeau, ils veulent, bien sûr, nous parler en français. »

Les deux officiers canadiens vivent dans le casernement brésilien, où leurs collègues sympathiques, des amateurs de sports, les invitent souvent à participer à un match. « Le soccer est la religion et le volley‑ball est le sport », a indiqué le Maj Robin-Thériault. « C’est ce dont je me souviendrai toujours, jouer au volley‑ball. »

En mai 2015, le Maj Robin-Thériault rentrera à Lévis et retrouvera sa conjointe et ses enfants. Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il aimerait que le public canadien sache à propos de son expérience en Haïti, le Maj Robin‑Thériault a répondu : « Au niveau du BRABAT, je veux simplement dire qu’il s’agit d’une excellente occasion d’établir des liens de façon pratique avec d’autres organismes, de travailler avec eux et d’apprendre à les connaître, tout comme ils apprennent à nous connaître. L’armée brésilienne a une vaste expérience des missions des Nations Unies, particulièrement en Haïti, donc c’est intéressant de parler à ses membres et de travailler dans son environnement. »


Le présent article est le premier de deux articles portant sur des officiers de l’Armée canadienne qui ont pris part à l’opération HAMLET, la participation des Forces armées canadiennes à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Par Gerry Weaver, Affaires publiques de l’Armée canadienne

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