Des pays côte à côte lors de l’exercice MAPLE ARCH 2015

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Article / Le 8 décembre 2015 / Numéro de projet : 15-0207

Nemencine (Lituanie) — Les pays membres de l’OTAN ont des intérêts et des buts en commun, mais lorsqu’ils se rassemblent dans le cadre d’exercices multinationaux, leurs langues, pratiques et perspectives sont souvent très différentes. L’exercice MAPLE ARCH 2015 (Ex MA 15), qui a eu lieu du 9 au 20 novembre 2015 au Centre d’entraînement sur la guerre de l’armée lituanienne à Nemencine (Lituanie), n’a pas fait exception.

Le Canada et la Lituanie étaient conjointement responsables de la planification et de la réalisation de l’édition 2015 de l’exercice annuel. Le major Sean Clark de l’Armée canadienne, qui a codirigé l’Ex MA 15 avec son homologue lituanien, le major Darius Bernotas, indique que ces différences présentent des défis, mais la collaboration pour leur faire face apporte de nombreuses récompenses.

« Certaines leçons et compétences que nous essayons de communiquer se fondent sur la doctrine canadienne », explique le Maj Clark. « Nos homologues lituaniens s’en tiennent aussi à la doctrine de l’OTAN, mais ils lui ajoutent leur grain de sel, tout comme le fait le Canada. Je dirais que la chose la plus importante pour moi est d’être en mesure de voir le commandant de bataillon ukrainien apprendre une nouvelle façon de faire. En agissant de la sorte, il dit : ‘c’est très intéressant. Je ne l’avais jamais vu sous cet angle.’ Nous avons certainement quelque chose à apprendre d’eux également. »

« Le fait de travailler avec des officiers de différents pays est enrichissant dans le sens que ça vous permet d’échanger votre expérience et d’apprendre des autres », ajouter le Maj Bernotas. « Les officiers canadiens ont dirigé les exercices MAPLE ARCH pendant presque une décennie maintenant. J’ai donc eu une occasion unique d’apprendre d’eux et de partager mes expériences de planification et de la réalisation d’un exercice de ce type. Je suis certain que ces observations s’ajouteront à mon expérience comme commandant de bataillon. Au début de l’exercice, les soldats font face à certains défis liés à la communication, aux procédures et à la culture. D’un autre côté, ces défis sont devenus de moins en moins évidents plus l’exercice progressait et nous avons établi des relations de travail étroites. »

L’Ex MA 15 est une initiative du programme de Partenariat pour la paix (PPP) de l’OTAN. Fondé en 1994, le PPP a été créé pour améliorer les capacités de maintien de la paix au sein de l’organisation. Plutôt qu’un scénario de bataille à part entière, l’Ex MA 15 a présenté une opération de soutien de la paix simulée. L’ONU définit le soutien de la paix comme le maintien de l’ordre public, les services policiers, le mentorat des forces de sécurité, la reconstruction des infrastructures ou la réconciliation nationale.

L’exercice de cette année a rassemblé un total de 140 soldats de la Pologne, de l’Ukraine, du Canada et de la Lituanie, pour une simulation par ordinateur qui représentait un défi pour les commandants de bataillons multinationaux avec un scénario hypothétique reflétant la complexité de l’Europe de l’Est d’aujourd'hui. 

« En termes généraux, il y a des groupes belligérants et des éléments criminalisés qui opèrent dans la zone d’opérations où nous travaillons ici, et certaines forces belligérantes également », explique le Maj Clark. « Cela a donc donné au commandant une multitude d’évènements différents potentiels qui peuvent survenir. Dans le soutien de la paix, vous cherchez à appuyer le gouvernement local en assurant la sûreté et la sécurité dans la région, à être vu comme travaillant en partenariat avec les autorités locales et à appuyer leur autorité dans la région. Nous avons également la flexibilité, étant une force militaire, d’être en mesure de réagir à un adversaire plus militaire. »

Tandis que des liens professionnels forts ont clairement été forgés pendant l’Ex MA 15, le Maj Clark a dit que des liens personnels ont également été formés, spécialement parce que le jour du Souvenir et le jour de l’indépendance de la Pologne tombe le 11 novembre. Non seulement les partenaires canadiens de l’Ex MA 15 étaient heureux de souligner la journée, a-t-il ajouté, mais les partenaires de l’OTAN de la région ont également participé.

« Lorsque nous lui avons parlé du jour du Souvenir, le major-général Almantas Leika, commandant de l’armée lituanienne, tenait à ce que la Lituanie, comme pays hôte, appuie les efforts pour nous aider à le souligner », ajoute le Maj Clark. « Et d’être en mesure de participer à un défilé où des soldats britanniques, lituaniens, polonais, canadiens et américains soulignaient ce sacrifice ensemble, c’était un point fort pour moi personnellement, et ça a démontré la détermination que nous partageons tous comme partenaires en nous conformant aux principes de l’OTAN. »

Le Maj Clark a ajouté que, comme partenaire fondateur de l’OTAN, le Canada joue un rôle important dans le maintien des relations étroites qui rend notre existence possible.

« C’est un partenariat. Et pour que les partenariats fonctionnent bien et efficacement, nous avons tous notre rôle à jouer. C’est très semblable au concept de la justice : non seulement elle doit être rendue, mais je crois qu’il faut aussi qu’il soit évident qu’elle est rendue. Et pour moi, d’un point de vue personnel, rien ne pourrait illustrer cela davantage que des partenaires côte à côte comme ce fut le cas le 11 novembre. »

Par Steven Fouchard, affaires publiques de l'Armée

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