Des Rangers canadiens raccompagnent l’expédition Franklin

Article / Le 21 juillet 2017 / Numéro de projet : 17-0195

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Gjoa Haven (Nunavut) — Un Inuit Ranger canadien voit dans une invitation à prendre part à l’ouverture d’une nouvelle exposition d’artefacts de la célèbre expédition Franklin un signe d’appréciation à l’égard du rôle de la communauté inuite qui l’a fait mieux connaître.

Le caporal‑chef Sammy Kogvik, commandant adjoint de la Patrouille de Rangers de Gjoa Haven, qui fait partie du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (1 GPRC), a été invité à l’ouverture de l’exposition intitulée « Death in the ice: the shocking story of Franklin's final expedition » (La mort dans la glace : l’histoire choquante de la dernière expédition de Franklin) qui s’est tenue le 14 juillet, au musée maritime national (MMN) à Greenwich (Angleterre).

« Oui : j’ai hâte », déclare-t-il à Gjoa Haven peu avant de partir, en compagnie du sergent Sean Murphy du 1 GPRC. « Je me dis que c’est un signe d’appréciation. »

L’expédition Franklin a quitté l’Angleterre en mai 1845 dans l’espoir de faire la cartographie du passage du Nord-Ouest afin de permettre aux navires d’avoir un accès plus rapide de l’Europe à l’Asie. Dirigée par Sir John Franklin, l’expédition comptait 128 hommes et deux navires – le Navire de Sa Majesté (NSM) Erebus et le Navire de Sa Majesté (NSM) Terror.

Les deux navires et leur équipage se sont perdus plusieurs mois plus tard; ils ont été vus pour la dernière fois en juillet 1845, ils se trouvaient alors dans la baie de Baffin. Plus de 30 équipes de recherche formées entre 1847 et 1880 n’ont pas réussi à trouver des preuves indiquant ce qui avait mal tourné.

Une équipe dirigée par Parcs Canada a découvert le NSM Erebus en 2014 au large de l’île de Victoria au Nunavut. Le NSM Terror a été trouvé tout juste l’an dernier, lors de travaux de recherches organisés par l’Arctic Research Foundation, un organisme à but non lucratif.

Le cplc Kogvik a fait partie de cette équipe de recherche et il l’a guidée vers l’épave du NSM Terror. Fait à souligner : lui et un de ses amis ont trouvé le NSM Terror six ans plus tôt, lors d’un voyage de pêche. Bien qu’ils aient pris des clichés du mât qui sortait de la glace à l’époque, ils ont perdu l’appareil photo avant qu’ils puissent les montrer à qui que ce soit et le cplc Kogvik craignait que son récit manque de crédibilité sans les images.

La nouvelle exposition est une collaboration entre le MMN, Parcs Canada, le gouvernement du Nunavut, la Fiducie du patrimoine inuit et le Musée canadien de l’histoire (MCH).

« Il est impossible de surestimer la façon dont l’information sur l’expédition Franklin qui a été préservée dans les récits oraux des Inuits a contribué à une meilleure compréhension de ce qui s’est produit », affirme Mme Karen Ryan Ph.D. du MCH, la conservatrice de l’exposition. « Des découvertes importantes ont été faites dès 1859, et l’on en fait encore aujourd’hui avec la découverte de l’Erebus et du Terror, le toute reposant largement sur de l’information préservée dans les récits des Inuits. »

L’exposition comprend des postes d’écoute où les visiteurs peuvent entendre des orateurs inuits parler sur le sujet en anglais et en inuktitut.

« Les orateurs inuits discutent de l’importance constante des récits oraux dans la culture inuite », explique Mme Ryan. « Il y a des récits oraux liés à l’environnement dans la région de l’île King William, où les navires de l’expédition sont d’abord restés pris dans les glaces, ainsi que des descriptions de rencontres avec les membres de l’équipage de Franklin après qu’ils aient déserté leurs navires. »

« Je connais l’histoire de cette expédition et j’ai suivi les recherches qui ont eu lieu depuis des années, ajoute‑t‑elle. « Alors de voir certains de ces artefacts iconiques de l’expédition Franklin était assez excitant. J’espère que les visiteurs qui sont familiers avec l’histoire de cette expédition ont leurs propres théories sur ce qui a mal tourné et que ceux qui n’en ont pas soient aussi captivés. »

« L’exposition Death in the ice: the shocking story of Franklin's final expedition est en montre au MMN jusqu’au 7 janvier 2018. Elle se déplacera ensuite au Musée canadien de l’histoire à Gatineau (Québec) en mars 2018.

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