Des sapeurs canadiens créent un autre chez-soi pour des soldats de l’OTAN en Lettonie

Article / Le 19 juin 2017 / Numéro de projet : 17-0171

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Ādaži (Lettonie) — L’Armée canadienne (AC) travaille avec ses collègues lettons pour faire qu’un groupement tactique (GT) multinational de la Présence avancée renforcée de l’OTAN en Lettonie ait des conditions de vie confortables lorsqu’il arrivera avant la fin de l’année.

Il s’agit de l’une des composantes de l’opération REASSURANCE (Op REASSURANCE), la contribution du Canada aux mesures courantes de défense et de dissuasion dirigées par l’OTAN en Europe de l’Est et en Europe centrale.

Des sapeurs de combat de l’AC, membres du 4e Régiment d’appui du génie (4 RAG) basé au Nouveau‑Brunswick, sont arrivés en Lettonie en avril pour entreprendre des projets d’infrastructures temporaires au Camp Ādaži, au nord-est de la capitale, Riga.

Les 50 militaires sur le terrain font face à un défi considérable puisqu’il s’agit de fournir un hébergement et nombre d’autres choses de première nécessité à quelque 1 200 soldats des six pays alliés qui forment le GT.

Dans l’entrevue qui suit, le lieutenant‑colonel Hugo Delisle, commandant de l’équipe d’ouverture du théâtre canadienne, donne une mise à jour sur ce qu’ils ont accompli.

Le Canada est l’un des quatre « pays-cadres » du GT. Qu’est-ce que ça signifie et quelle est l’incidence sur votre travail sur le terrain?

Le GT sera formé de six pays qui travailleront au sein d’une brigade d’infanterie des Forces terrestres de la Lettonie.

Le pays hôte (PH) est la Lettonie, le pays-cadre (PC) est le Canada, et les pays d’origine (PO) sont l’Albanie, l’Italie, la Pologne, la Slovénie et l’Espagne. Chacun a des responsabilités différentes : le Canada, à titre de PC, est chargé de faire office de vecteur pour que les PO puissent communiquer avec le PH. Il a aussi pour responsabilité, à l’instar du PH, de veiller à ce que tout le soutien nécessaire soit offert aux PO à leur arrivée. Cela comprend des locaux à bureau, des logements, l’accès Internet, la gestion des locaux et la gestion financière. Le Canada aide aussi les PO à positionner l’équipement lorsqu’il arrive au Camp Ādaži afin que les PO puissent commencer à travailler dès que c’est faisable.

Comment a-t-on séparé les tâches relatives à la préparation du camp entre le personnel canadien et letton?

La Lettonie s’est engagée à fournir l’infrastructure nécessaire pour répondre aux besoins en matière de véhicules, d’équipement, de personnel et de services du GT. Les besoins connexes en infrastructure sont importants, exigeant de multiples structures construites spécialement, ce qui entraîne un vaste investissement financier ainsi qu’un élargissement de l’empreinte de la base. Actuellement, la Lettonie construit de nouvelles routes d’accès et rénove d’autres routes existantes, en plus des locaux d’hébergement et de maintenance. Comme solution provisoire, pendant la mise en œuvre de l’initiative, le Canada a convenu de fournir des installations temporaires pour le GT.

Le camp sera-t-il bientôt achevé?

La préparation d’un camp pour plus de 1 000 soldats est un projet complexe, et nous avons travaillé en étroite collaboration avec nos collègues lettons pour faire en sorte que le camp soit prêt à accueillir le groupement tactique multinational. On a terminé les travaux de conception de l’infrastructure temporaire qui rehaussera les capacités du GT et les projets sont en attente de construction. La majeure partie des travaux de construction connexes auront lieu en juillet et en août.

Une fois la construction terminée, le 4 RAG est aussi responsable de l’entretien du camp. Qu’est-ce que ça comporte?

Le 4 RAG entretiendra le camp jusqu’à ce que la tâche soit confiée aux ingénieurs du maintien en puissance, plus tard en juin. Cela comprend l’entretien des génératrices et l’entretien préventif des installations sanitaires. Un technicien sera sur appel pour régler les problèmes imprévus lorsqu’ils sont signalés. Il peut s’agir d’intervenir lors d’une panne de courant en remplaçant les câbles rompus, de remplacer des pompes ou des raccords dans les installations pour se laver.

Outre les nécessités de subsistance, de quoi a-t-on besoin au camp?

Nous avons fourni ou allons fournir un gymnase extérieur et un club social pour les soldats, avec des tables de billard et des rafraîchissements. Nous allons même projeter un film chaque soir et nous aurons trois barbecues pour les activités sociales.

Y a-t-il des difficultés lorsqu’on travaille de cette façon avec d’autres forces armées? Quels sont les aspects les plus ardus et comment les surmonte-t-on?

Nous avons de belles relations avec nos alliés et nous travaillons tous pour faire en sorte que les effectifs du GT aient tout ce dont ils ont besoin. Il peut s’avérer difficile de travailler avec d’autres pays, puisque les politiques et les normes sont différentes. Toutefois, la clé de la résolution réside dans les discussions et les compromis.

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