Des soldats de Terre-Neuve à la Somme : la bataille de Beaumont-Hamel

Article / Le 30 juin 2017 / Numéro de projet : 16-1047

Écrit par Steven Fouchard, affaires publiques de l'Armée

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L’histoire militaire du Canada regorge de courage et de sacrifices. Depuis la Confédération, deux millions de marins, soldats, aviateurs et aviatrices canadiens provenant de divers milieux ont servi le Canada avec distinction outre-mer. Plus de 100 000 d’entre eux ont fait le sacrifice ultime. Pour aider à commémorer ce patrimoine et marquer le 150e anniversaire du Canada en tant que pays, nous présentons une série d’articles pour saluer la bravoure de nos prédécesseurs militaires qui ont combattu pour protéger les valeurs canadiennes au pays et à l’étranger. Dans le présent article, nous revenons sur la bataille de la Somme.

Ottawa, en Ontario — Même si les Canadiens peuvent revenir sur la bataille de la crête de Vimy et se réjouir de l’idée populaire que les sacrifices réalisés ont au moins solidifié la notion du Canada comme nation souveraine, peu de choses permettent d’éliminer le sentiment de perte – particulièrement pour les gens de Terre-Neuve – qui vient inévitablement avec les réflexions sur la bataille de la Somme.

Bien qu’elle commence le jour de la fête nationale du Canada, le 1er juillet, l’histoire de la Somme n’est pas particulièrement canadienne. C’est les Britanniques, cherchant à mettre fin à une impasse de longue date qui terrassait le front occidental en 1916, qui dirigent cette malheureuse campagne qui est une offensive dans la vallée de la Somme, dans le nord de la France.

Terre-Neuve ne fait pas officiellement partie du Canada avant avril 1949, mais des centaines de volontaires viennent de la future province au début de la guerre. Des membres du First Newfoundland Regiment participent à la première attaque de la campagne, qui a lieu près du village de Beaumont-Hamel.

Elle est précédée par un barrage d’artillerie massif qui dure une semaine, mais l’arsenal britannique est rempli d’obus qui n’explosent pas. Donc, lorsque les troupes britanniques sortent des tranchées et attaquent, ils font face à un ennemi pratiquement indemne.

On ordonne aux Terre-Neuviens d’attaquer à terrain découvert tout juste après 9 h et ils sont abattus en nombre considérable en seulement 30 minutes. À la fin de la première journée de bataille, moins de 70 des 800 membres du Régiment ont pu combattre une autre journée.

Cependant, ce n’est pas la fin du First Newfoundland Regiment : revitalisé avec du personnel de Terre-Neuve, il combattra dans des batailles principales à Gueudecourt, Ypres, Arras, Courtrai, et Cambrai. À Cambrai, le régiment combat si bien qu’il est par la suite renommé The Royal Newfoundland Regiment, le seul régiment à recevoir un tel honneur pendant la guerre.

Trois divisions de Canadiens sont déplacées dans la région de la Somme en août. Et, pendant qu’elles capturent plusieurs points stratégiques des Allemands, lorsque la pluie et la neige mettent enfin terme à la bataille, seulement 13 kilomètres du front de 35 kilomètres ont été pris. Les pertes totales des alliés montent à plus de 600 000; quelque 25000 sont des Canadiens et des Terre-Neuviens.

Aujourd'hui, juste à l’extérieur de Beaumont-Hamel, se trouve un parc qui comprend un monument commémoratif au Royal Newfoundland Regiment. Situé sur le point le plus élevé, ce lieu historique national comporte une statue d’un caribou, l’emblème du régiment, et les noms des personnes décédées sur des plaques de laiton. Le gouvernement du Canada a souligné le 100e anniversaire de la Somme et de Beaumont-Hamel avec une cérémonie commémorative sur le site, le 1er juillet 2016.

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