« Ensemble, nous sommes plus forts » : Le Canada joue un rôle de premier plan lors d’un exercice de l’OTAN

Galerie d'images

Liens connexes

Article / Le 12 novembre 2015 / Numéro de projet : 15-0199

Santa Margarida (Espagne) — L’Armée canadienne (AC) a joué un rôle important lors du plus important exercice de l’OTAN en plus de dix ans, en fournissant son expertise et le personnel principal du quartier général de la brigade multinationale qui se trouvait au cœur de l’exercice.

L’exercice TRIDENT JUNCTURE 2015, qui s’est déroulé du 21 octobre au 6 novembre en Espagne, en Italie et au Portugal, est le plus important exercice de l’OTAN en plus de dix ans. Il réunissait 36 000 militaires de plus de trente pays venus participer à une simulation mettant en scène la défense d’une nation alliée menacée. Plus de 1 600 militaires canadiens y ont participé, principalement dans les villes de Santa Margarida (Espagne) et de Tancos (Portugal).

L’effectif du quartier général de brigade était constitué du personnel du Quartier général et escadron des transmissions du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC), basé à Valcartier (Québec).

Dirigé par le colonel Michel-Henri St-Louis, le 5 GBMC est la brigade d’intervention rapide de l’AC. « Le choix du 5 GBMC coulait donc de source pour jouer ce rôle lors de l’exercice TRIDENT JUNCTURE », explique le capitaine Mathieu Dufour, officier des affaires publiques du 5 GBMC.

La participation de l’Armée comprenait également l’apport de fantassins venant du 2e et du 3e Bataillon du Royal 22e Régiment, qui ont travaillé aux côtés des membres d’une compagnie d’infanterie légère portugaise. Le 3e Bataillon s’est joint à l’exercice depuis la Pologne, où le Canada participait à l’opération REASSURANCE , une initiative dirigée par l’OTAN en réaction à l’agression de la Russie en Europe centrale et de l’Est.

L’instruction opérationnelle et le soutien logistique de l’exercice étaient assurés par les 72 militaires du 5e Bataillon des services, lui aussi de la Base de soutien de la 2e Division du Canada Valcartier.

« inlineUn bataillon de génie allemand spécialisé dans l’installation de ponts, dix blindés portugais et des fantassins amphibies italiens faisaient également parti de la brigade multinationale », précise le Capt Dufour.

« L’un des objectifs de l’OTAN et du Canada était de montrer notre opérabilité et de la partager afin de travailler ensemble », ajoute-t-il. « Cela montre que nous pouvons nous adapter et qu’ensemble, nous sommes plus forts. »

D’autres militaires des Forces armées canadiennes (FAC) ont commencé à se préparer en vue de l’exercice TRIDENT JUNCTURE au début de l’année 2015, en entreprenant un exercice qui leur est propre, appelé JOINTEX 2015. Ce dernier avait pour but de montrer la capacité des FAC à diriger le quartier général d’une force opérationnelle intégrée interarmées et multinationale et à planifier et mener des opérations de la coalition dans un environnement interarmées, interorganisationnel, multinational et public.

Les principaux objectifs de JOINTEX 2015 étaient les suivants :

  • Mettre à l’essai, évaluer et améliorer la capacité à commander des forces interarmées, multinationales et intégrées et à diriger des opérations dans un environnement complexe;
  • Mettre en pratique, évaluer et améliorer les plans de contingence nationaux;
  • Faire progresser, intégrer et évaluer les améliorations aux capacités liées à la force interarmées et au développement des forces;
  • Développer, consigner et institutionnaliser la capacité d’instruction à distance et de simulation des FAC.

L’exercice JOINTEX a commencé en janvier 2015 par un exercice de simulation sur table d’un mois tenu à Kingston (Ontario). Cette activité a été suivie en septembre et octobre par un exercice de poste de commandement qui s’est déroulé à Meaford (Ontario) et qui était synchronisé avec le Centre de guerre interarmées de l’OTAN situé à Stavanger (Norvège).

Le présent article est le premier d’une série de trois sur la participation du Canada à l’exercice TRIDENT JUNCTURE. Les suivants se pencheront sur les défis à venir en matière de communications et sur les méthodes employées par les sapeurs de combat canadiens pour construire des ponts, qu’ils soient réels ou symboliques.

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Date de modification :