ARCHIVÉE - Exercice SABRE GLACE

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Article / Le 10 avril 2014 / Numéro de projet : 14-0058

L’exercice SABRE GLACE (Ex SG), qui s’est déroulé du 20 au 30 mars 2014 à baie Resolute, deuxième village le plus au nord du Canada, s’est avéré toute une aventure. Pour la 1re fois, une sous-unité avait l’occasion de se déployer aussi loin dans le Grand Nord dans le tout nouveau centre d'entraînement arctique des Forces armées canadiennes.

Au total, ce sont 113 soldats, dont 75  « blindés » de l’escadron A du 12e Régiment blindé du Canada (12e RBC), 12 Rangers du 1er Groupe de patrouille des Rangers canadiens, 10 ingénieurs du 52e escadron du 5e Régiment du génie de combat et 16 attachés provenant de différentes unités (ex. chaîne médicale et logistique) qui se sont entraînés.

Pour assurer leurs déplacements, les troupes ont pu compter sur 70 motoneiges et 3 véhicules de transport à chenilles BV 206 pour couvrir, au sol, près de… 18 000 km! Des vols d’appareils DC-3 et de DHC-6 Twin Otter ont de plus permis d’arpenter cet immense territoire du Grand Nord du haut des airs.

Ce n’est qu’après 6 mois de planification et de préparation que l’escadron A du 12e RBC s’est enfin dirigé vers le territoire du Nunavut, sur l’île Cornwallis, dans le village de Resolute. L’objectif premier était d’appliquer le savoir-faire militaire en zone arctique en vue d’affirmer la souveraineté canadienne dans le Nord.

Les participants ont dû mener des patrouilles de présence, ainsi que de recherche et sauvetage dans les terres avoisinant le village de Resolute, où la température moyenne en mars est de -40 degrés Celsius. Les troupes, qui mettaient les pieds pour la 1re fois dans cette région inhospitalière, ont pu compter sur l’expertise des Rangers. La connaissance pointue de l’environnement et du climat de ces derniers a été primordiale. Chaque troupe avait deux à trois Rangers dans leur rang.

Durant les patrouilles de moyennes portées, effectuées en motoneige ou en BV 206, les troupes se sont adaptées au terrain et à la température. La neige est peu abondante compte tenu des vents qui soufflent jusqu’à 90 km/h. N’étant pas habitués au froid, certains militaires ont subi des engelures mineures, communément appelées Frost Bites. Certaines de ces patrouilles ont été jumelées pour assister à la chasse à l’ours polaire et aux phoques.

Les patrouilles de longues portées ont quant à elles eu lieu en avion à destination de la mine Polaris, de Gascoyne Inlet et de la station Eureka. Les secteurs ciblés ont ensuite été explorés par petits groupes à l’exception de la station Eureka, où les participants ont côtoyé les employés de l’endroit. Ils ont même eu l’occasion de dormir une nuit sur place. Pendant ces patrouilles, l’équipement nécessaire était traîné sur de grands traineaux appelés  « komatique ».

Pendant la phase de familiarisation de l’Ex SG, les troupes ont reçu de la formation sur les techniques de pêche dans la région. Des trous d’approximativement 7 pieds ont été percés, permettant d’installer leur ligne de pêche.

Comme on pourrait s’y en attendre, les militaires ont assisté à une démonstration de construction d’un igloo et ont effectué le creusage de caverne de neige, où ils ont passé une nuit entière à tester leur travail. Quelques-uns ont cependant dormi dans des tentes 10 hommes pour surveiller l’endroit à tour de rôle. En cas de besoin, ils étaient là pour aider ceux qui dormaient dans les fameuses cavernes de neige.

Un champ de tir a également été organisé pour tester les capacités de la C7 (5,56 mm) et du fusil Lee-Enfield (.303) dans le froid arctique. Le résultat s’est avéré très différent qu’en région plus chaude, car le froid était tellement mordant que les mains gelaient en quelques secondes. Dans de telles conditions, la précision et la cadence de tir sont grandement affectées.

Le commandant de la 2e Division du Canada, le brigadier-général Jean-Marc Lanthier, accompagné du commandant du 12eRBC, le lieutenant-colonel Pierre Huet, ont visité les troupes alors qu’elles pratiquaient différentes activités, dont la pêche. À cette dernière occasion, le brigadier-général Lanthier a d’ailleurs attrapé le plus gros poisson de tout l’exercice!

Tout au long de l’Ex SG, les métiers de soutien ont aussi accompli un travail remarquable. Par exemple, les signaleurs ont testé leurs moyens de transmission, les troupes médicales ont soigné les blessés, les techniciens de mouvement ont déchargé et chargé l’équipement des troupes, la logistique s’est assuré de fournir aux troupes le matériel nécessaire, les mécaniciens on réparé les véhicules brisés. Et surtout, n’oublions pas les cuisiniers, qui ont maintenu le moral des troupes avec des repas exquis tous les jours!

En fin d’exercice, les troupes ont eu l’occasion de s’imprégner du folklore inuit, alors qu’elles ont écouté le chant traditionnel et joué à des jeux avec la population locale, en plus de goûter à leur nourriture. Dépaysement assuré!

Écrit par Caporal Marc-André Lévesque, Soutien d’affaires publiques 5 GBMC

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