Gagetown bourdonne d’activités apicoles

Galerie d'images

Article / Le 10 août 2016 / Numéro de projet : 16-0210

Remarque: pour visionner les photos additionnelles, veuillez cliquer sur la photo dans la galerie d'images.

Gagetown (Nouveau‑Brunswick) – Les toits de Gagetown accueillent maintenant un nouveau genre de travailleurs : des abeilles domestiques. 

Les ruches de Gagetown aident à compenser la diminution des abeilles

Le Groupe de soutien de la 5e Division du Canada (GS 5 Div C) Gagetown a récemment démarré un club d’apiculture avec des ruches sur des toits, faisant écho à des collectivités de partout dans le monde qui favorisent l’apiculture récréative urbaine et périurbaine. 

Les ruches, bien que peu nombreuses, offrent une occasion unique aux membres de la collectivité de la base d’acquérir de nouvelles compétences et des produits sucrés tout en ayant un effet positif sur l’environnement.

Les récentes préoccupations entourant l’accroissement du trouble de l’effondrement des colonies d’abeilles à l’échelle de l’Amérique du Nord et de l’Europe.

La perte d’abeilles et d’autres pollinisateurs compromettrait l’économie nationale et régionale. Un monde sans abeilles entraînerait un déclin massif des productions de bluets, framboises, groseilles, fraises, pommes et canneberges au Nouveau‑Brunswick, qui sont toutes des contributeurs cruciaux à l’économie provinciale.

Ce problème est d’autant plus complexe que le Nouveau‑Brunswick n’a actuellement pas assez de pollinisateurs ou d’apiculteurs pour les cultures commerciales, ce qui entraîne l’importation de milliers de ruches d’autres parties du pays.

Grâce à la ferveur des jeunes, le nombre d’apiculteurs augmente

Le nombre d’apiculteurs au Nouveau‑Brunswick a aussi diminué en raison du vieillissement de cette population. Vu le nombre moindre d’apiculteurs, la province risque de perdre de précieuses compétences qui sont bénéfiques pour l’économie, permettre de produire des aliments sains et des produits locaux, et qui servent de test décisif des conditions environnementales. Le club de la base, qui compte un peu plus de 20 membres qui s’intéressent de près à l’apiculture, cherche à changer cette situation.

Pas d’ours, pas de pesticides – les abeilles en hauteur sont des abeilles en sécurité

Le GS 5 Div C Gagetown se joint à d’autres grandes villes qui ont toutes adopté l’apiculture de toit et le jardinage favorable aux abeilles dans les aires publiques. 

L’apiculture de toit offre l’emplacement idéal pour les abeilles. Les toits se trouvent loin des abeilles, il y a une abondance de végétaux accessibles et les pesticides ne sont pas utilisés – ce qui crée les conditions d’un projet réussi.

Les toits bloquent le vent du nord l’hiver, mais permettent aux abeilles de butiner l’été. La section des routes et terrains de la base a diminué la tonte autour des bâtiments, ce qui permet aux fleurs de se régénérer plus longtemps entre les coupes. Le délai entre les tontes permet d’économiser du carburant et de la main-d’œuvre tout en offrant des plantes que les abeilles peuvent butiner. À très petite échelle, cela réduit aussi les émissions de carbone de l’équipement de tonte. 

Des matériaux récupérés et l’élevage d’abeilles augmentent la récolte de miel

Les ruches reposent actuellement sur des palettes et elles ont été construites à partir d’étagères de pin et de matériaux recyclés, ajoutant un autre effet positif sur l’environnement tout en réduisant les coûts. Plusieurs des ruches ont été peintes à l’aide de peinture rejetée parce que la couleur n’était pas celle voulue par le client. Chaque ruche renferme entre cinq et vingt cadres sur lesquels les abeilles créeront leurs rayons, pour ensuite produire leur couvain et le miel. 

Un propriétaire de ruche chanceux, à la fin de l’automne, être capable de recueillir un peu de miel, mais généralement, il faut un an pour créer une bonne ruche qui pourra produire du miel en excès, pour récompenser l’apiculteur.

De petites abeilles plus calmes et gentilles

Les abeilles domestiques sont élevées pour être calmes de nature. Contrairement à la croyance populaire, la plupart des piqûres d’insectes ne viennent pas des abeilles, mais des frelons, des fourmis, des araignées et des guêpes, qui peuvent piquer à maintes reprises. Normalement, les abeilles domestiques donneront un avertissement avant de piquer en volant en zigzaguant devant l’intrus qui se trouve devant la riche pour ensuite rebondir sur lui. Lorsqu’elle pique, l’abeille meurt, alors elle a de fortes raisons de ne pas le faire.

Les butineuses voleront loin des gens lorsqu’elles recueillent du nectar et du pollen, et elles ne sont pas agressives, tandis que les abeilles mâles, qu’on appelle les faux bourdons, ne piquent pas du tout.

La prochaine génération d’apiculteurs reprend le flambeau

Au fur et à mesure que le club prend de l’ampleur, une jeune génération d’apiculteurs – comme le couvain d’une ruche – verra le jour. Les participants apprendront les sages conseils des apiculteurs vieillissants, et ils reprendront le flambeau transmis d’une génération à l’autre, tout en conférant des avantages environnementaux et économiques à l’économie locale du Nouveau‑Brunswick.

Par le Major Gord Bennett, Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown

Date de modification :