Il s’est enrôlé à 40 ans : le caporal Scott Sargent fait ses preuves à la jeune génération

Article / Le 5 septembre 2018 / Numéro de projet : 18-0306

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Calgary, Alberta — Bon nombre d’entre nous placerions le service militaire au sommet de la liste des choses qui conviennent le mieux aux jeunes, mais un réserviste de l’Armée canadienne démontre que l’âge est moins pertinent que les capacités.

Le caporal Scott Sargent s’est enrôlé dans les Calgary Highlanders, une unité d’infanterie de la Réserve de l’Armée canadienne, en 2015, à l’âge de 40 ans.

« L’infanterie a toujours occupé la première place dans mon esprit », se souvient-il. « Je connaissais les Calgary Highlanders et un peu à propos des défis physiques. Cela semblait être un bon choix étant donné que j’avais toujours été très actif sur le plan physique. Et j’ai un peu d’origine écossaise alors tout s’est mis en place naturellement. »

Le Cpl Sargent a terminé sa Qualification militaire de base (QMB) durant sa première année en tant que membre des Highlanders.

« On ne peut pas vraiment savoir à quoi s’attendre », a-t-il déclaré. « Je savais que je devais être prêt physiquement alors cela n’a pas vraiment représenté un défi. J’essayais d’être à la tête du peloton lors des courses. Je suis un peu compétitif – je ne voudrais jamais être laissé à l’arrière. J’aime montrer à la jeune génération que je peux donner le meilleur de moi-même et bien performer. »

Le fait d’être une recrue relativement plus âgée a représenté un atout pour surmonter les défis difficiles sur le plan mental, a ajouté le Cpl Sargent.

« Ma QMB avait lieu la fin de semaine, nous devions donc absorber beaucoup d’information. On nous place dans des situations stressantes pour voir comment nous allons réagir et je crois que j’ai réussi à les gérer un peu mieux étant donné que j’avais plus d’expérience de vie. »

Durant une autre phase de l’instruction à l’été de 2017, le Cpl Sargent a affirmé qu’il avait été poussé jusqu’au bout de sa limite, mais qu’il a réussi en partie grâce à la camaraderie et à ses propres capacités.

« Durant l’été, nous gagnons la confiance les uns des autres. Nous avons connu une période plus difficile : cela faisait environ 36 heures, je dirais, que nous n’avions pas dormi. Nous étions dans une tranchée vers 3 heures du matin et il a commencé à pleuvoir. Cela a certainement représenté un défi parce nous n’avions plus beaucoup d’énergie en banque à ce moment. Or, ce genre d’expérience nous a rapprochés. »

Durant cette phase, le Cpl Sargent est demeuré loin de sa famille et a dû s’absenter de son travail pendant deux mois. Il est reconnaissant envers son épouse, son fils de huit ans et son employeur – Full Blast Creative, une entreprise de marketing basée à Calgary – pour leur soutien et leur compréhension.

« Je me sens vraiment chanceux que mes employeurs aient accepté mon travail et qu’ils comprennent qu’il fait partie de ma vie maintenant. Et ma famille, bien sûr, qui m’appuie beaucoup. Je mène une vie active, il n’y a pas de doute. J’ai une jeune famille et trouver un équilibre constitue toujours un défi, évidemment. »

La famille a joué un rôle considérable dans le choix du Cpl Sargent à l’égard de la Réserve de l’Armée.

« Mon grand-père était un officier de la Marine durant la Seconde Guerre mondiale. Il m’a certainement fortement influencé. Il n’avait jamais parlé de ses expériences de guerre jusqu’à ce qu’un jour, alors que j’étais encore à l’université, il a décrit un engagement avec les Allemands – ce fut une révélation. »

Et, bien qu’elle ait eu lieu près d’une décennie avant l’enrôlement du Cpl Sargent, une rencontre décisive avec un jeune militaire a représenté une autre source d’inspiration.

« Un été, j’étais dans un avion qui me ramenait à Thunder Bay, en Ontario, – je devais être dans le début trentaine – et j’étais assis près d’un militaire », a-t-il affirmé. « Il venait tout juste de terminer sa deuxième mission en Afghanistan et je n’en revenais pas parce qu’il ne devait pas avoir plus de 25 ans. C’était incroyable tout ce qui me racontait – ses accidents évités de justesse, entre autres. J’étais très impressionné par son comportement et sa maturité en général. Un jour, le moment a été bon et j’ai décidé de m’enrôler ».

Lorsqu’on lui demande s’il a des ambitions particulières en tant que réserviste, le Cpl Sargent affirme que les options intéressantes sont tout simplement trop nombreuses – la gamme des tâches de missions de la Réserve a été élargie dernièrement en raison du lancement de l’initiative du Renforcement de la Réserve de l’Armée (RRAC) – pour ne nommer qu’une option.

« De nombreuses occasions se présentent – que ce soit un déploiement ou même des tâches de cérémonie à Ottawa durant l’été », a affirmé le Cpl Sargent. « Présentement, je ne fais que profiter de l’expérience. »

Vous aimeriez vous enrôler dans la Réserve de l’Armée canadienne? La Réserve accepte les recrues à partir de l’âge 16 ans (avec consentement parental) et ce, jusqu’à l’âge de 56 ans. Les réservistes servent une soirée par semaine et une fin de semaine par mois. Pour s’enrôler, il faut d’abord se rendre au manège militaire de votre communauté ou de votre région.

Parmi les autres tâches de mission pouvant être confiées aux réservistes, mentionnons le camionnage sur longues distances, la recherche et sauvetage en milieu urbain à l’aide d’équipement léger et le pontage simple du génie.

Veuillez consulter les liens connexes pour obtenir de plus amples renseignements sur le RRAC et la Réserve de l’Armée canadienne.

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