Intégration de l’aumônier militaire au programme Bold Eagle en 2019

Article / Le 24 septembre 2019 / Numéro de projet : 19-0250

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par Ashley Materi, Affaires publiques de la 3e Division du Canada

Wainwright (Alberta) — En 2019, le programme Bold Eagle célèbre son 30e anniversaire et, pour la première fois, un aumônier militaire a été intégré au programme.

Le capitaine Oliver Edwards, maintenant membre de la 20e Batterie autonome de campagne, de Lethbridge, s’est d’abord enrôlé dans le régiment The South Alberta Light Horse à titre d’officier de l’Arme blindée en 2015, avant de faire la transition vers l’aumônerie. Il affirme que faire partie de l’équipe de soutien des recrues du programme cette année est pour lui une leçon d’humilité.

« Ce fut un vrai plaisir pour moi d’en apprendre davantage sur la spiritualité autochtone et de mieux comprendre les besoins des militaires autochtones », souligne-t-il. « Il existe une grande variété de traditions différentes et de langues distinctes; tout cela est regroupé dans un seul programme afin de nous donner la possibilité d’offrir du soutien à chacun des participants. »

Ce programme estival pour jeunes autochtones de l’Ouest et du Nord du Canada fait la promotion des compétences en leadership, de la discipline personnelle et de la bonne santé physique. Il comprend également un camp culturel d’une semaine où les recrues en apprennent davantage sur le patrimoine des Premières Nations et sur la Qualification militaire de base (QMB) de la Réserve de l’Armée canadienne.

On présente aux recrues des perspectives culturelles et militaires pour réduire l’anxiété liée aux cours

Les problèmes les plus communs signalés par les recrues sont notamment l’éloignement de la famille et les difficultés d’adaptation à la structure et à la discipline d’un cours militaire. Ils ont la possibilité de demander conseil aux Ainés autochtones ou au Capt Edwards, mais bon nombre d’entre eux choisissent de consulter les deux. Les Ainés et l’aumônier leur présentent différents points de vue et offrent un solide soutien aux participants.

Chaque année du programme, les Ainés autochtones étaient présents pour guider les participants et leur permettre d’entrer en contact avec leur patrimoine en organisant différentes cérémonies, par exemple celles du calumet, de la suerie et de purification par la fumée. La présence d’un aumônier donne aux recrues une perspective militaire additionnelle qui les aide à s’adapter, car elle leur offre un aperçu de ce à quoi ils peuvent s’attendre durant le cours de QMB.

Par exemple, le Capt Edwards a expliqué qu’en aidant les jeunes à comprendre pourquoi leurs instructeurs des cours les mettent au défi en utilisant des méthodes militaires typiques, ils sont davantage en mesure de composer avec le stress.

«Cela fait partie des méthodes utilisées par les militaires pour préparer les soldats », explique-t-il. « Si vous n’arrivez pas à gérer votre stress, vous ne pourrez prendre part à des combats lors d’une guerre. Lorsque les gens comprennent cela, cela tend à faciliter les choses un petit peu. Il nous faut vivre des situations qui nous mettent mal à l’aise afin de pouvoir croître en tant qu’individu. »

La résilience spirituelle n'est liée à aucune religion ou tradition particulière

La capacité de bien s’adapter face à l’adversité, aux événements traumatisants et au stress est un facteur clé pour devenir un bon soldat. Le Capt Edwards estime que l’intégration de la spiritualité est l’une des façons d’améliorer la force d’âme. Il ajoute que la résilience spirituelle n’est pas liée à une foi ou à une tradition particulière.

« Ce que ce cours nous permet de constater, c’est que l’intégration d’éléments de la spiritualité des Premières Nations contribue à leur donner la résilience nécessaire pour passer au travers de certaines difficultés qu’ils n’ont jamais connues auparavant. »

La recrue, aspirant à devenir chef de la Première nation, valorise les enseignements de Bold Eagle

Le Capitaine Edwards souligne qu’il a également observé que les recrues comprenaient mieux ce que signifient des termes comme « leadership » et « service ». Il a parlé avec une recrue qui aspire à devenir chef de sa Première Nation un jour et qui croit que le programme Bold Eagle est très bon pas dans cette direction.

« Certains de ces enfants prennent conscience de ces réalités pour la première fois; ils acquièrent ainsi une vision plus grande d’eux-mêmes et de ce qu’ils peuvent faire, de ce dont ils sont capables », conclut-il. « C’est un privilège de les voir s’épanouir. »

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