L’adjudant-chef Tracy-Ann Fisher : membre du GPM Spécialiste des systèmes de communication et de l’information

Article / Le 10 août 2018 / Numéro de projet : 18-0136

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Par Michelle Savage, Affaires publiques de l’Armée

Ottawa, Ontario — L’époque des pigeons voyageurs est révolue. De nos jours, les spécialistes des systèmes de communication et d’information de l’Armée (SSCIA) utilisent des technologies de pointe afin d’assurer des communications avec et sans fil à l’Armée canadienne (AC).

L’adjudant-chef Tracy-Ann Fisher, qui sert au sein du 31e Régiment des transmissions à Hamilton, en Ontario, avait des liens avec les Forces armées canadiennes (FAC) avant même de s’enrôler dans la Réserve de l’Armée. Son grand-père, qui a servi à titre d’estafette durant la Seconde Guerre mondiale, lui racontait ses formidables expériences de livraison de messages cruciaux à des unités militaires alors qu’il devait emprunter des terrains dangereux avec sa motocyclette.

D’autres membres de la famille de l’Adjuc Fisher ont également servi dans les Forces. Lorsqu’elle était enfant, son oncle l’emmenait aux cérémonies du jour du Souvenir et ils se rendaient par la suite à la Légion royale canadienne, où elle pouvait passer du temps avec les vétérans.

Alors qu’elle était à la recherche d’un emploi à 17 ans, elle a remarqué que la Réserve de l’Armée embauchait. Une offre d’emploi du Régiment des communications était affichée sur le babillard d’emploi de son école secondaire à Toronto, en Ontario. Le reste fait partie de l’histoire.

La technologie a évolué, mais la mission demeure la même

Lorsqu’elle a été recrutée pour la Réserve de l’Armée en tant que SSCIA, l’Adjuc Fisher ne savait pas exactement en quoi consistait ce GPM. C’est son grand-père qui a fait le lien entre son GPM et son ancien poste d’estafette. Elle serait la deuxième génération de sa famille à travailler avec des systèmes de communication et d’information pour les FAC. Bien que la technologie a évolué, la mission demeure la même, a-t-elle observé.

Toujours très en demande, les SSCIA sont des experts des technologies des communications à large bande par radio, satellite, micro-ondes, fibre optique et fil de cuivre ainsi que des services de communication de la voix et des données.

Ils passent la majeure partie de leur temps à l’extérieur et ils sont susceptibles d’être affectés aux escadrons des transmissions à Petawawa, en Ontario; à Valcartier, au Québec; à Edmonton, en Alberta, ou au Régiment des transmissions interarmées à Kingston, en Ontario. Ils peuvent également travailler pour d’autres unités au Canada et à l’étranger.  

Le travail d’équipe et l’engagement permettent d’accomplir le travail

La camaraderie et le travail d’équipe ont toujours joué des rôles importants dans l’Armée. Pour l’Adjuc Fisher, l’amitié est l’un des faits saillants de son travail.

« Les gens avec qui je travaille font partie des meilleurs aspects de mon travail. On voit vraiment qu’ils se sont engagés à accomplir leur travail parce qu’ils apprécient vraiment ce qu’ils font », a-t-elle déclaré.

En tant que sergent-major régimentaire, ce qui représente le grade le plus élevé du groupe des militaires du rang supérieur de son unité, l’Adjuc Fisher a une compréhension claire de la façon dont le travail d’équipe et le leadership mènent à l’efficacité.

« J’aime beaucoup voir comment les choses se passent dans un quartier général. Vous savez que vous avez bien formé vos militaires, telle une machine bien huilée, lorsqu’ils savent tous ce qu’ils doivent faire et qu’ils travaillent en collaboration pour exécuter le travail. »

Les satellites et le cyberespace, au cœur des technologies des communications de l’Armée

Parmi les autres éléments palpitants de ce GPM, mentionnons la progression continue de la technologie. « Il y a beaucoup d’apprentissages, beaucoup de nouvelles choses emballantes, comme le cyberespace par exemple », a-t-elle expliqué. « Selon moi, le meilleur aspect du travail, mis à part les gens que j’ai rencontrés et les amitiés que j’ai tissées, est le fait que nous évoluons avec la technologie. Nous apprenons constamment et nous mettons toujours nos gens au défi d’atteindre leur potentiel. »

Cela fait maintenant 27 ans que l’Adjuc Fisher fait partie de la Réserve de l’Armée et elle a remarqué que la formation de SSCIA a été allongée. « Durant ma carrière, les cours ont été rallongés afin de permettre de répondre aux besoins grandissants au niveau de l’enseignement de la technologie et de l’équipement et de prévoir suffisamment de temps pour l’expérience pratique. »

Elle a également été témoin de l’arrivée des cours en ligne, un changement positif à son avis. « Cela a permis à l’Armée de prendre de l’expansion et de créer des occasions », a-t-elle affirmé.

Elle prend comme exemple l’opération HONOUR, la politique des FAC sur le traitement des comportements sexuels dommageables et inappropriés : « Il est possible de mettre beaucoup d’information en ligne sur l’Op HONOUR, ce qui fait qu’elle demeure toujours disponible. Lorsque l’on tente de changer une culture, c’est ce qu’il faut faire. Il faut avoir accès à cette information, tout le temps, elle doit être facile d’accès. »

L’Adjuc Fisher trouve un équilibre entre sa vie familiale, son travail dans la Réserve de l’Armée et son emploi civil

La vie dans l’Armée semble être une affaire de famille. Le mari de l’Adjuc Fisher fait également partie de la Réserve de l’Armée à titre de soldat d’infanterie. Le couple a deux enfants : une fille âgée de quatorze ans et un fils de onze ans.

L’Adjuc Fisher a pris part à diverses opérations nationales durant sa carrière. Elle a apporté notamment son aide à la communauté de Brockville, en Ontario, durant la tempête de verglas de 1997 et elle a participé à l’opération LENTUS en 2017 pour lutter contre les inondations à Montréal.

Son travail acharné n’est pas passé inaperçu. L’Adjuc Fisher s’est vue décerner la pièce de commandant de brigade en 2012, la Mention élogieuse du commandant de brigade en 2013 et la pièce du commandant de l’Armée en 2017.

Dans le milieu civil, l’Adjuc Fisher travaille pour la ville d’Hamilton comme spécialiste de la formation et du perfectionnement. Elle croit que la Réserve de l’Armée lui a permis d’acquérir des aptitudes qui sont transférables dans le milieu civil. « Le leadership, l’expérience de formation, le travail avec les autres, le travail d’équipe, le professionnalisme – ce sont tous des aspects de l’Armée et les employeurs civils apprécient ces qualités », a-t-elle affirmé.

Cheminement pour devenir un spécialiste des systèmes de communication et d’information de l’Armée

Les réservistes sont tenus de travailler une soirée par semaine et une fin de semaine par mois. Toutefois, l’Adjuc Fisher explique que les personnes qui souhaitent travailler davantage peuvent le faire. « Parce que nous sommes [les Transmissions] un GPM de soutien, nous offrons du soutien à toutes les autres unités. Alors mis à part l’entraînement que je dois suivre avec ma propre unité la fin de semaine, il se peut que nous ayons à appuyer d’autres unités une ou deux fins de semaine par mois. »

Bien qu’elle soit consciente que la Réserve de l’Armée peut ne pas convenir à tout le monde, l’Adjuc Fisher croit que tout le monde devrait tout de même l’envisager. « La discipline, les connaissances que vous apprenez et les amitiés que vous bâtissez, ce sont toutes des choses que vous ne trouverez nulle part ailleurs. »

Les FAC sont heureuses d’annoncer la création d’une prime à la signature qui sera remise aux personnes qui auront terminé certains programmes d’instruction reconnus ou qui possèdent l’expérience pratique nécessaire. Vous pourriez être admissible à une indemnité de recrutement de 10 000 $ ou de 20 000 $ (en fonction de vos études, de votre expérience et de vos attestations reconnues). Veuillez communiquer avec votre bureau local du recrutement pour obtenir de plus amples renseignements.

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