L’Armée canadienne aura des bateaux plus résistants et plus rapides

Article / Le 29 juin 2017 / Numéro de projet : 17-0152

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Ottawa (Ontario) — L’Armée canadienne (AC) se prépare à recevoir une nouvelle flotte de bateaux d’assaut qui augmentera le nombre total d’embarcations dont elle dispose et rendra ceux-ci plus accessibles pour un plus grand éventail d’unités.

Habituellement, les sapeurs de combat en sont les principaux utilisateurs, explique le major Ryan Adams, officier de projet de l’AC pour le Projet de remplacement des bateaux d’assaut. 

Le projet en est à l’étape de la mise en œuvre, et les premières livraisons sont attendues plus tard durant l’année. Au cours des 4 années à venir, au total, 350 bateaux seront achetés – soit 150 de plus que le nombre actuellement en service.

La principale raison d’être des bateaux d’assaut, affirme le maj Adams, est « de faire en sorte que les sapeurs de combat puissent faciliter les opérations de franchissement des frontières pour les troupes au sol [soldats à pied] lors d’opérations tactiques. Ils livrent et assemblent les bateaux et en fournissent l’équipage, et les troupes au sol se mêlent aux sapeurs, qui leur font traverser la rivière. »

L’équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC), qui est déployée à bref délai dans les zones de catastrophe naturelle ou en cas d’urgence humanitaire, recevra une partie des nouveaux bateaux d’assaut, ajoute‑t‑il, tout comme les unités d’infanterie légère.

« Nous allons équiper l’infanterie avec des bateaux intégraux afin de permettre à leurs équipes de reconnaissance de faire leur travail », souligne le maj Adams. « Ainsi, elles pourront répondre aux besoins les plus immédiats, tout en recourant au soutien des sapeurs pour les opérations de franchissement de plus grande envergure. »

L’usure et la détérioration des bateaux d’assaut en service, qui datent des années 1990, sont l’une des principales raisons de la démarche de remplacement. Bien qu’ils soient relativement rudimentaires, comme véhicules militaires et que l’AC cherche bien des caractéristiques qu’on trouve dans les modèles actuels, le maj Adams affirme que les fabricants font preuve d’innovation.

« Il nous faut encore un bateau pouvant accueillir 12 personnes », précise-t-il. « Il doit encore pouvoir se plier entièrement et entrer dans un sac que les soldats portent. Ceci étant dit, tous les soumissionnaires proposent une coque gonflable en forme de V, ce qui accroît le potentiel de rendement par rapport au bateau actuel qui est à fond plat. Nous cherchons aussi un plancher semi-rigide qui renforcera davantage le bateau. Grâce à la nouvelle coque en V, le nouveau bateau pourra accepter un moteur plus puissant, ce qui améliorera de beaucoup le rendement global à charge maximale dans des conditions de surface plus difficiles. »

Même si les bateaux d’assaut peuvent sembler rudimentaires aux profanes, ils présentent de nombreux points forts. Les bateaux actuels de l’AC, et la plupart de ceux qu’on envisage comme remplacements comprennent des chambres à air supplémentaires à des fins de sécurité, et ils sont faits d’un textile appelé Hypalon.

« C’est un textile très répandu dans la fabrication de bateaux gonflables militaires dans le monde », souligne le maj Adams. « Il est particulièrement utile pour le Canada en raison de sa longue espérance de vie, de sa résistance aux produits chimiques et aux rayons UV, et, par-dessus tout, il a un excellent rendement à des températures extrêmement basses. »

Le projet de remplacement est aussi un exemple de collaboration efficace entre différents secteurs des Forces armées canadiennes et du ministère de la Défense nationale. Après avoir assuré la coordination avec les intervenants, l’équipe du maj Adams a transmis les besoins opérationnels de l’Armée au sous-ministre adjoint (Matériels). En outre, en tant que gestionnaire du cycle de vie de toutes les flottes de petites embarcations des FAC, le Directeur – Systèmes de plateforme navale (DSPN) a des effectifs experts pour gérer le projet pour le compte de l’Armée canadienne.

L’acquisition d’armes et de véhicules pour les Forces armées canadiennes et un processus long et complexe. Cela vise à faire en sorte que les militaires soient bien équipés et bien protégés afin de servir efficacement les Canadiens, au pays et à l’étranger. Chaque mesure est prise pour s’assurer que les contribuables en ont pour leur argent. Le projet décrit dans le présent article en est à l’étape de l’analyse des options. Cliquez sur les liens connexes pour en apprendre davantage sur le processus d’acquisition d’équipement de la Défense et ses étapes.

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