L’Armée canadienne forme la police militaire de l’Ukraine lors de l’opération UNIFIER

Article / Le 1 novembre 2016 / Numéro de projet : 16-0306

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Une équipe des Affaires publiques de l’Armée est déployée en Ukraine et elle couvrira davantage l’opération UNIFIER au cours des semaines à venir.

Kingston (Ontario) – Un officier de l’Armée canadienne dit que les efforts visant à mettre à jour les Forces armées de l’Ukraine en ce qui concerne les pratiques de la police militaire de l’OTAN dans le cadre de l’opération UNIFIER (Op UNIFIER) ont été très réussis.

L’opération UNIFIER est le nom donné à la contribution du Canada à une mission multinationale d’instruction courante qui permet de renforcer des capacités au sein des Forces armées de l’Ukraine. Des soldats canadiens sont sur le terrain depuis l’été 2015, en tant que Force opérationnelle interarmées – Ukraine, et ils partagent leur expertise dans une vaste gamme de compétences de soldat.

Le Major Greg Losier est récemment revenu à son poste au Centre de doctrine et d’instruction de l’Armée canadienne à Kingston (Ontario) après plusieurs semaines à diriger une équipe chargée de former les soldats ukrainiens dans divers aspects du travail de la police militaire.

Dans l’entrevue qui suit, le Maj Losier discute des défis que comporte cette tâche, de l’enthousiasme de son équipe et des soldats formés, ainsi que du rôle de la famille internationale de la police militaire.

Quel est le contexte de l’aspect policier militaire de l’Op UNIFIER?

Les Ukrainiens ont ce qu’ils appellent les Services de droit militaire et d’ordre. Il s’agit d’une force policière militaire naissante qui a été mise sur pied il y a quelques années à peine. Culturellement parlant, elle est un peu différente de ce à quoi nous sommes habitués chez les forces militaires occidentales. Les anciennes structures soviétiques n’avaient pas de vastes capacités de police et d’enquête militaires proprement dites, et les Ukrainiens étaient en quelque sorte un produit de cette culture.

Notre effort principal porte sur le recours approprié à la force ainsi que sur la protection personnelle afin que les forces ukrainiennes aient une meilleure interopérabilité avec l’OTAN à l’avenir. Nous avons aussi donné un cours sur les enquêtes de la police militaire. L’Ukraine collabore actuellement avec la Pologne et la Lituanie pour créer une structure de brigade comptant un peloton de police militaire apte à travailler sur le terrain provenant de chacun de ces trois pays.

En quoi consistait l’instruction?

J’ai été nommé comme chef d’équipe en avril dernier, et j’ai eu le loisir de pouvoir choisir et assembler une équipe très compétente. Celle-ci comptait huit membres, soit cinq policiers militaires et trois policiers non militaires pour nous soutenir.

La formation comportait divers cours magistraux, des scénarios pratiques pour étayer ces cours et quelques exercices supplémentaires. Alors nous donnions la théorie et faisions une démonstration, puis nous sortions pour mettre le tout en pratique dans le contexte de déploiement réel.

Comment décririez-vous l’expérience?

Les Ukrainiens ont pris leurs meilleurs éléments et les ont regroupés au sein de ce peloton particulier afin qu’ils puissent s’entraîner et travailler ensemble afin qu’ils puissent éventuellement être déployés dans le contexte de l’OTAN. Le groupe de gens à former était constitué de soldats de la police militaire très en forme, très chevronnés, très capables et très motivés qui avaient soif d’apprendre tout ce qu’ils pouvaient savoir au sujet de l’OTAN.

Ce fut un immense plaisir de travailler avec un tel groupe de professionnels. Ce sont des soldats formidables à part entière, et ils ont une bonne expérience. J’ai été vraiment impressionné par le groupe, par les militaires de tous rangs, par leur enthousiasme et leur motivation à travailler en vue de cet objectif.

Nous avons donné la formation en trois semaines. Ce fut très gratifiant de voir les progrès du groupe, du début à la fin, et ce, en si peu de temps.

Quels ont été les plus gros défis?

L’un des plus gros défis était au niveau de la langue. Ils ont un alphabet cyrillique, la langue est l’ukrainien et, bien sûr, les gens parlent l’ukrainien et le russe de façon interchangeable. J’ai pu obtenir les services de quelqu’un qui parle et écrit en ukrainien, ainsi que d’une personne qui parle et écrit en russe pour aider à la traduction de notre programme de cours.

Les gens peuvent traduire de l’information, mais lorsqu’il est question de terminologie technique ou militaire, c’est toujours difficile de veiller à ce qu’une traduction soit faite le mieux possible. Nous avons atténué ces difficultés dans une large mesure en amenant notre propre soutien linguistique, de vrais agents et officiers de la police militaire qui comprenaient le programme et qui ont surmonté la plupart des obstacles à la communication d’entrée de jeu.

La collectivité de la police militaire de l’OTAN est, aussi fleur bleue que ça puisse paraître, un milieu très familial. C’est l’une des choses que nous avons bien soulignées au groupe – en affirmant : « vous êtes maintenant des membres de la famille de la police militaire. » Le fait de comprendre qu’ils faisaient partie de cette vaste collectivité a vraiment aidé à cibler les efforts des deux côtés pour garantir que nous pourrons bien travailler ensemble à l’avenir, ce qui est le but ultime.

Cet entretien a été édité pour clarté et longueur.

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