L’Armée canadienne prend une approche judicieuse de grande précision envers l’artillerie

Article / Le 1 décembre 2016 / Numéro de projet : 16-0275

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Par Steven Fouchard, affaires publiques de l'Armée

Ottawa (Ontario) — Les artilleurs de l’Armée canadienne (AC) auront bientôt un nouvel outil pour les aider à tirer avec plus de précision avec les vieilles munitions.

L’AC possède des obus de haute précision dans son arsenal : des essais réussis de projectiles de 155 mm guidés par le Système de géolocalisation universel (GPS) Excalibur ont été effectués il y a deux ans, prouvant une grande précision jusqu’à 30 kilomètres. Cependant, ils coutent jusqu’à 10 fois plus cher que les projectiles traditionnels, alors les représentants de l’Armée adoptent un nouvel appareil qui accroît la précision et qui peut être installé aux obus de 155 mm classiques relativement peu coûteux.

La réduction des coûts est uniquement un des bienfaits de l’amélioration de la précision : comme l’a expliqué le major Travis Maxwell, la surprise du premier projectile et la réduction des dommages collatéraux sont aussi des avantages importants. La sécurité est également grandement améliorée puisque le projectile n’explosera pas si l’obus atterrit à l’extérieur de la zone cible.

Appelé « kit de guidage de précision (PGK) » par le fabricant américain Orbital ATK, cette pièce  d’équipement d’appoint s’attache simplement à la fusée (détonateur) d’un projectile traditionnel. Il offre une sécurité supplémentaire et des caractéristiques et une technologie de guidage qui permet de corriger la trajectoire en vol. En plus de la capacité de haute précision de la technologie GPS, le PGK possède des projections à stabilisation en vol comme des ailes connues comme des canards.

Le Maj Maxwell, qui participe au projet d’obusier léger tracté par lequel l’AC achète le PGK pour ses 37 obusiers M777C1. Lorsqu’on utilise des projectiles traditionnels, expliqua-t-il, il y a une zone relativement étendue autour de la cible où l’obus peut tomber en raison des nombreuses influences sur la trajectoire du projectile.

« Nous mesurons les multiples facteurs qui influencent un projectile classique et utilisons un logiciel sophistiqué pour façonner la trajectoire, mais sans guidage, il est très difficile de frapper la cible ponctuelle, » dit-il. « L’armée a acheté l’Excalibur, qui est spécifiquement conçu pour la précision. Il offre une capacité incroyable, mais à un coût important. Le PGK est une capacité qui comble les écarts entre les deux. »

La précision et la fiabilité du PGK ont déjà été prouvées grâce à différents tests. L’objectif principal pour l’essai en novembre à la Base des Forces canadiennes Shilo, selon le Maj Maxwell, est de démontrer l’intégration réussie entre le PGK et le Système canadien de gestion de canon numérique, qui permet à l’équipe de tir de détruire des cibles avec une très grande précision à différentes distances.

Divers organismes dans l’ensemble du ministère de la Défense nationale ont appuyé l’essai réussi en novembre, y compris le 1er Régiment, Royal Canadian Horse Artillery, qui avait l’occasion d’essayer au tir réel le premier PGK au Canada. 

Les résultats de l’essai ont été saisis par Recherche et développement pour la défense Canada — Suffield et le Centre d’essais et d’expérimentation des munitions (Valcartier) grâce à une variété de technologies impressionnantes, des caméras haute-vitesse au radar de suivi des projectiles et ils seront analysés dans les semaines à venir.

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