L’Armée canadienne rapporte les leçons apprises d'exercice TRIDENT JUNCTURE au pays

Article / Le 9 décembre 2015 / Numéro de projet : 15-0201

Santa Margarida (Portugal)  — Les spécialistes des communications de l’Armée canadienne impliqués dans l’exercice TRIDENT JUNCTURE 15 reviennent à la maison avec de l’expérience et des connaissances qui amélioreront la façon dont l’Armée canadienne et d’autres organisations interviennent lors d’urgences nationales.

Ex TRIDENT JUNCTURE 15, qui a eu lieu du 21 octobre au 6 novembre en Espagne, en Italie et au Portugal, était le plus important exercice de l’OTAN en plus de 10 ans. Il simulait une attaque contre la région méditerranéenne de l’Europe de l’Ouest pour mettre à l’épreuve la capacité des pays participants à travailler en collaboration.

L’exercice était à la fois une expérience d’enseignement et d’apprentissage pour l’Armée canadienne, dit le capitaine François Fortin, officier des opérations du Quartier général et escadron de transmissions, une unité du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC).

L’Ex TRIDENT JUNCTURE 15, a-t-il ajouté, a donné l’occasion d’essayer un dispositif tout simplement connu sous le nom de « pont », qui rend les radios VHF de style militaire compatibles lorsqu’elles utilisent des fréquences différentes. Bien qu’il y ait une norme par défaut de l’OTAN, le Capt Fortin a expliqué que ce ne sont pas tous les pays de l’OTAN qui possèdent des radios l’utilisant.

« Les radios militaires ne sont pas comme celle de votre voiture », explique-t-il. « Elles sont très différentes parce que premièrement, bon nombre de ces radios peuvent transmettre des données sur une onde. Par conséquent, les formes d’ondes utilisées sont différentes d’un système à l’autre. La forme d’onde la plus utilisée au sein de l’OTAN repose sur le SINGCARS (système radio terrestre et de bord monocanal), qui est le système américain. »

Il y a beaucoup d’entreprises qui fabriquent des ponts, dit le Capt Fortin, et ils sont petits, simples et peu couteux. Non seulement ils ont permis d’établir les communications pendant l'Ex TRIDENT JUNCTURE 15, mais davantage d’essais sont prévus au pays pour assurer la même facilité de communication entre différentes organisations intervenant lors de catastrophes naturelles et autres urgences au Canada.

« Nous avons encore quelques ajustements, des petits éléments techniques à faire », a-t-il ajouté. « Mais nous allons continuer de travailler avec les organisations provinciales de sécurité civile. Nous voulons commencer à l’utiliser avec eux et faire quelques exercices où nous allons utiliser leur réseau et notre réseau et discuter. »

Le Capt Fortin a dit qu’il voit l’Ex TRIDENT JUNCTURE 15 comme un succès et une démonstration des forces du Canada et de son état de préparation.

« Le 5 GBMC dirigeait une panoplie d’éléments différents et je crois que nous avons montré ce que nous pouvions faire en termes de leadership et de résolution de problèmes. »

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