L’Armée canadienne salue le rapport du vérificateur général sur la Réserve

Article / Le 3 mai 2016 / Numéro de projet : 16-0133

Ottawa (Ontario) — Les dirigeants de l’Armée canadienne (AC) saluent les recommandations formulées par le Bureau du vérificateur général du Canada (BVG) sur les façons d’améliorer le financement, le recrutement, l’instruction et l’équipement au sein de la Réserve, afin que ses membres soient prêts à être déployés dans le cadre d’une Armée canadienne intégrée.

Ces recommandations sont contenues dans le rapport printanier annuel du BVG, publié le 3 mai 2016.

« Au nom de l’Armée canadienne, je tiens à remercier le vérificateur général pour les recommandations et les avis présentés dans son rapport sur la Réserve de l’Armée canadienne », soutient le lieutenant-général Marquis Hainse, commandant de l’Armée canadienne. « J’accepte ce rapport et je donnerai suite aux recommandations qu’il contient. »

L’Armée canadienne a déjà commencé à prendre des mesures en réponse aux préoccupations soulevées par le vérificateur général. Celles-ci comprennent la confirmation que les fonds sont attribués de façon appropriée pour les tâches assignées à l’échelle de l’Armée, afin d’appuyer la disponibilité opérationnelle; l’amélioration des stratégies de recrutement et de maintien en poste; et l’établissement d’un plan réaliste sur la question de l’accessibilité de l’équipement pour l’instruction de la Réserve.

Des travaux sont également en cours dans le cadre du projet de transformation de la capacité de gestion du personnel militaire (TCGPM) mené par le chef du personnel militaire (CPM), qui vise à maintenir la disponibilité opérationnelle de l’ensemble du personnel de la Réserve de l’Armée grâce au nouvel outil de gestion du personnel militaire Guardian. Par ailleurs, toutes les lacunes relevées sur le plan de l’instruction collective et individuelle sont actuellement résolues durant les phrases de prédéploiement que sont l’instruction menant au niveau de préparation élevé et l’instruction axée sur le théâtre et la mission lorsque la Réserve de l’Armée est appelée à participer à des opérations internationales.

Le BVG conclut également que le financement accordé aux unités de la Réserve est inadéquat par rapport aux résultats attendus, et recommande que le ministère de la Défense nationale assure un financement annuel correspondant aux activités des unités. L’Armée canadienne (AC) procède en ce moment à l’examen du modèle de financement de la Réserve dans le cadre de son processus de révision cyclique planifié.

Les recommandations du vérificateur général permettront d’éclairer cet examen et d’établir un modèle de financement plus transparent et responsable à l’endroit du gouvernement du Canada. L’Armée canadienne s’assurera que le financement de la Réserve est attribué de façon efficace, adaptée et rapide.

« L’Armée canadienne accorde une grande importance à la gestion responsable des ressources publiques et travaille sans relâche à l’amélioration de son modèle de financement. Nous veillerons à améliorer l’attribution du financement de la Réserve », indique le Lgén Hainse.

Le recrutement et le maintien en poste du personnel réserviste constituent deux priorités élevées pour l’AC et le point central d’une directive de 2015 émanant du général Jonathan Vance, chef d’état-major de la Défense. Conformément à cette directive, des stratégies de recrutement et de maintien en poste sont actuellement mises en œuvre pour rationaliser le processus de recrutement global et établir les conditions favorables à une rétention accrue dans l’ensemble des commandements. Une stratégie de maintien en poste revitalisée assurera un niveau de dotation optimal et la conservation des talents.

Le rapport du BVG conclut en outre que l’instruction du personnel de la Réserve de l’AC n’est pas du même niveau que celle des membres de la Force régulière, et que les unités de réserve ne disposent pas toujours d’orientations claires au moment de se préparer pour des opérations internationales d’envergure. L’AC s’engage à assurer la préparation rigoureuse du personnel de la Réserve en vue de tout déploiement au pays et à l’étranger. L’instruction sera adaptée afin de répondre à des objectifs précis et de permettre l’intégration harmonieuse des réservistes avec leurs collègues de la Force régulière. De plus, toute lacune sur le plan de l’instruction sera relevée et résolue durant les phrases de prédéploiement que sont l’instruction menant au niveau de préparation élevé et l’instruction axée sur le théâtre et la mission lorsque des réservistes de l’Armée seront appelés à participer à des opérations internationales.

« L’instruction est essentielle à l’excellence opérationnelle, et je suis satisfait de constater que le vérificateur général a fait des recommandations sur des domaines où nous pouvons encore nous améliorer. Nous allons mettre des mesures en place pour nous assurer que chaque réserviste continue d’être bien préparé en vue de toute mission nationale ou internationale », souligne le Lgén Hainse.

Le BVG a aussi observé que l’accès à l’équipement nécessaire à l’entraînement pour les missions au Canada fait généralement défaut dans les unités de réserve. À l’heure actuelle, la majeure partie de l’équipement est détenu par les unités de réserve elles-mêmes ou par le quartier général du Groupe-brigade du Canada. Lorsque des lacunes sont relevées, l’équipement est réattribué à partir des stocks nationaux. Les dirigeants de l’AC tentent actuellement de mettre en place un plan réaliste qui permettra de résoudre les problèmes d’accès à l’équipement pour l’instruction de la réserve, tels qu’ils ont été soulevés dans le rapport.

Les unités de réserve de l’Armée sont réparties à la grandeur du pays, une situation idéale pour aider le personnel de la Force régulière dans le cadre d’opérations nationales, comme ce fut le cas pour la lutte contre les incendies de forêt en Saskatchewan en 2015.

Le brigadier-général Rob Roy MacKenzie, qui a été nommé chef d’état-major de la Réserve de l’Armée canadienne en 2015 et qui a pris part à plusieurs déploiements en Afghanistan en tant que réserviste, estime que les militaires à temps partiel sont également un élément clé des opérations outremer.

« L’Armée à laquelle nous appartenons est aujourd’hui l’une des meilleures institutions au pays, et la Réserve en fait partie intégrante », affirme-t-il.

Le Bgén MacKenzie supervise les efforts visant à renforcer la Réserve de l’Armée entrepris peu après sa nomination, notamment : rationaliser le processus de recrutement; encourager les membres de la Force régulière sortants à se joindre à la Réserve afin que leurs importantes connaissances puissent être conservées; et élargir les programmes d’enseignement coopératif avec les écoles secondaires.

« J’en suis à ma 31e année de service cette année. J’ai fait partie de la Force régulière et de la Réserve, et j’estime que toutes ces années comptent en tant que service dans l’Armée. Je recommande à tous les jeunes Canadiens qui sont intéressés par une carrière militaire et qui aiment les défis à se joindre à la Réserve de l’Armée. J’y crois vraiment », conclut-il.

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Date de modification :