L’Armée : une histoire de famille pour ce père et son fils

Article / Le 16 juin 2017 / Numéro de projet : 17-0150

Par Simon Leblanc, Journal Adsum

Valcartier, Québec — Le soldat Sébastien Tousignant, membre de la 55e Ambulance de campagne à Québec, n’envisageait par une carrière dans l’armée avant d’apprendre que le métier d’adjoint médical existait dans l’Armée canadienne.

 «C’est ce qui m’a incité à me lancer dans l’aventure», affirme le jeune homme de 17 ans dont le père, major Michel Tousignant, compte 25 ans de service.

Vingt-cinq ans après avoir lui-même revêtu l’uniforme, le Maj Tousignant voit son fils faire ses premiers pas comme militaire.

«Mon père est en quelque sorte un modèle. Même lorsque je n’avais pas encore commencé ma carrière militaire, le voir dans l’armée était quelque chose de spécial et j’en suis fier», confie le Sdt Tousignant.

Fraîchement sorti de sa Qualification militaire de base, le jeune Tousignant étu die également en sciences naturelles au Cégep Garneau et vise des études en médecine à l’université, héritage de sa mère qui exerce le métier d’infirmière.

Ne sachant pas ce que l’avenir militaire lui réserve, il se donne deux options : entrer dans la Régulière après ses études ou combiner une carrière civile comme médecin et un emploi dans la Réserve. Chose certaine, tout comme son paternel, il compte vivre ses expériences en tant que membre du rang avant d’envi sager l’option d’une carrière d’officier.

«Si on a la motivation, tout est possible. J’essaie de mettre le maximum d’effort dans tout ce que j’entreprends et je pense que c’est de cette façon qu’on peut accomplir de grandes choses», affirme Sébastien Tousignant.

Le Maj Tousignant affirme avoir été surpris de voir son fils s’enrôler : «Il n’y avait rien qui laissait présager que Sébastien voulait se diriger vers une carrière militaire. La surprise était d’autant plus grande du fait que je ne l’ai pas poussé à le faire.»

Il est d’avis que les enfants doivent voler de leurs propres ailes. Reste qu’il est très heureux de la décision de son fils et compte l’épauler dans cette aventure. Il se voit maintenant davantage comme un mentor.

Aujourd’hui affecté au quartier général du 5e Groupe brigade mécanisé du Canada en tant que G3, Michel Tousignant a entamé sa carrière militaire en 1992 en joignant les Fusiliers Mont-Royal, une unité de la Réserve. Au cours des quatre années suivantes, il est déployé à deux reprises avec le 2e Bataillon, Royal 22e Régiment en Bosnie. Après avoir effectué son transfert dans la Régulière, il sert de 1996 à 2001 comme caporal au sein du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment. Après quelques années d’études au Collège militaire royal de Saint-Jean, il devient officier, un rêve qu’il caressait depuis longtemps.

En entrevue avec l’Adsum, le Maj Tousignant a indiqué que ça lui faisait drôle de voir son fils suivre ses traces. Il y a quelques années, c’est lui qui s’est mis à la pratique du taekwondo pour partager la passion de son gars pour ce sport.

La fête des Pères est célébrée chaque année dans plus d’une quarantaine de pays. Elle permet de rendre hommage aux pères et aux figures paternelles ainsi qu’à exprimer notre reconnaissance pour leur influence positive sur la société. Soulignée de différentes manières depuis le XIe siècle, c’est en 1910 que cette célébration a été adoptée en Amérique du Nord. Au Canada, la fête des Pères est célébrée le troisième dimanche de juin et, à cette occasion, les gens passent du temps avec leur père ou la personne qui a fait office de figure paternelle dans leur vie, que ce soit un beau-père ou un ami de la famille.

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