La crête de Vimy : Le Canada émerge, à un prix

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Article / Le 7 avril 2017 / Numéro de projet : 16-1048

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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L’histoire militaire du Canada regorge de courage et de sacrifices. Depuis la Confédération, deux millions de marins, soldats, aviateurs et aviatrices canadiens provenant de divers milieux ont servi le Canada avec distinction outre-mer. Plus de 100 000 d’entre eux ont fait le sacrifice ultime. Pour aider à commémorer ce patrimoine et marquer le 150e anniversaire du Canada en tant que pays, nous présentons une série d’articles pour saluer la bravoure de nos prédécesseurs militaires qui ont combattu pour protéger les valeurs canadiennes au pays et à l’étranger.

Dans le présent article, nous revenons sur la bataille de la crête de Vimy.

Ottawa, Ontario — La bataille de la crête de Vimy est un chapitre important, mais tragique de l’émergence du Canada en tant que pays indépendant. Cette bataille historique a commencé il y a 100 ans, le 9 avril 2017 et est largement perçue comme le feu dans lequel la nation canadienne a été forgée.

Compte tenu le prix payé – 11 000 blessés, dont 3 000 mortellement en quatre jours – on peut comprendre que certains aient un point de vue moins romantique de l’évènement. De nombreux historiens voient l’issue de Vimy comme étant moindre, d’un point de vue stratégique.

Néanmoins, il s’agit également d’une question historique voulant que la bataille ait uni les membres des quatre divisions canadiennes dans une seule formation pour la première fois. De plus, le Canada, qui s’était joint à la bataille automatiquement aux côtés des Britanniques dans le cadre de l’empire, a été invité à signer le Traité de Versailles en tant qu’entité indépendante à la fin de la guerre. Le traité comporte également des dispositions relatives à la mise sur pied de la Société des Nations (plus tard les Nations Unies), laquelle le Canada cofondera, établissant davantage une identité indépendante.

La crête de Vimy, située à environ 200 kilomètres au nord de Paris (France) a servi de position défensive efficace pour les armées depuis les Romains. Les forces allemandes ont pris la crête en 1914 et l’ont tenue contre plusieurs assauts précédents des alliés, y compris un particulièrement coûteux par les Français eux-mêmes qui a causé plus de 100 000 blessés.

Bien que les Canadiens fussent dirigés par un officier britannique, le futur gouverneur-général Sir Julian Byng, un de ses plus précieux subalternes était le major-général Arthur Currie. Currie est reconnu comme étant critique à l’endroit des tactiques simplistes utilisées, où les soldats sortaient des tranchées et chargeaient simplement le tir ennemi la tête baissée.

De vastes préparatifs pour l’assaut de Vimy ont eu lieu à l’hiver 1916. Les troupes se sont entraînées vigoureusement et se sont préparées à l’aide de modèles des positions ennemies. L’artillerie ennemie a bombardé les Allemands pendant plus d’une semaine avant le début de l’attaque, ce qui a réduit les défenses allemandes et les prenant au dépourvu quant au moment où la bataille pouvait commencer.

La bataille a commencé le 9 avril, lundi de Pâques, 1917, avec les Canadiens qui ont effectué leur avance planifiée avec ponctualité sous le couvert du tir d’artillerie, ce qui a permis de capturer les Allemands au moment où ils sont sortis du couvert.

Bien qu’une crête clé fût reprise par les alliés pour midi, les deux points restants, respectivement connus comme respectivement connus comme la côte 145 et « le bourgeon », seraient plus difficiles à prendre. Le premier a été capturé le matin du 10 avril et le deuxième, deux jours plus tard.

Et avec ceci, les mesures importantes des troupes canadiennes à la bataille de la crête de Vimy ont pris fin.

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