La deuxième femme réserviste de l’Armée canadienne à occuper le poste de mitrailleuse de bord est prête à relever le défi

Article / Le 4 octobre 2019 / Numéro de projet : 19-0193

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Montréal (Québec) — Une réserviste de l’Armée basée à Montréal s’est vue accordée la distinction d’être la deuxième femme à devenir mitrailleuse de bord de l’histoire de l’Armée canadienne.

Bien que le sergent Brigitte O’Driscoll, du Royal Montreal Regiment (RMR), ne se voit pas à proprement parler comme une pionnière, elle espère tout de même que son exemple permettra à d’autres femmes de voir ce qu’elles peuvent accomplir.

« Les gens me félicitent et c’est très agréable, mais en fin de compte ce n’est pas vraiment pour cette raison que j’ai fait tout cela. Si mes efforts inspirent d’autres jeunes filles ou d’autres femmes à envisager une carrière militaire ou si cela les encourage simplement à repousser leurs limites et à refuser qu’on les empêche d’avancer, c’est très bien. »

La toute première mitrailleuse de bord du Canada fut le caporal Alexandra Roy, du 430e Escadron tactique d’hélicoptères, basé à Valcartier (Québec). Pour connaître son histoire, consultez les liens connexes.

Les mitrailleurs de bord sont des membres de l’Armée qui assurent la sécurité de ceux qui sont au sol ainsi que des membres d’équipage et des passagers à bord des hélicoptères CH-146 Griffon, qui sont pilotés par des militaires de l’Aviation royale canadienne.

Les Griffons sont utilisés pour remplir une multitude de missions, notamment la recherche et sauvetage, la reconnaissance et l’évacuation de blessés.

« Les mitrailleurs de bord viennent des rangs de tous les groupes professionnels des armes de combat de l’Armée, explique le Sgt O’Driscoll, car ils ont déjà suivi l’entraînement pertinent. Cela étant dit, l’instruction de l’Aviation liée à ce travail comportait son lot de défis. »

« En ce qui concerne le maniement des armes et les questions concrètes de tactique, ce n’était pas si difficile », se rappelle-t-elle. « Mais pour ce qui est de l’apprentissage du fonctionnement de l’Aviation, nous étions bombardés d’information. »

« Je me souviens du premier exposé auquel j’ai assisté; j’étais assise à ma place et je ne comprenais pas un traître mot de ce qui était dit. J’ai donc consacré beaucoup de temps à étudier la terminologie et à apprendre les façons de faire de l’Aviation, mais le rattrapage se faire rapidement une fois que vous avez saisi l’essentiel de ces notions. »

Cette période d’apprentissage d’un mois a commencé à l’extérieur de Montréal, à Saint-Hubert (Québec), et a amené le Sgt O’Driscoll à la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown, au Nouveau-Brunswick, et finalement à Twentynine Palms, en Californie.

C’est à cet endroit que se trouve le Centre de commandement air-sol du Corps de Marines des États-Unis. Cette installation comprend un immense secteur d’entraînement dans le désert qui, selon le Sgt O’Driscoll, permet la tenue d’exercices très réalistes qui tiennent compte de ce qui se passe actuellement dans les théâtres opérationnels d’Afrique et du Moyen-Orient.

« Nous sommes partis de Saint-Hubert à destination de la Californie à bord d’hélicoptères Griffon; ce fut une formidable expérience », ajoute-t-elle. « Survoler les Rocheuses, le Grand Canyon et d’autres endroits du genre était assez cool. »

Le Sgt O’Driscoll a décidé de poursuivre l’aventure après avoir lu un prospectus portant sur le processus de sélection des mitrailleurs de bord au quartier général du RMR. Elle y a vu une occasion de développer ses connaissances et ses compétences.

« Monter à bord d’un hélicoptère n’est pas quelque chose que l’on fait tous les jours dans l’infanterie; c’est toujours plaisant », résume-t-elle. « C’est un environnement différent de celui auquel nous sommes habitués dans l’infanterie. C’est essentiellement un tout nouveau monde, j’étais donc très enthousiaste à l’idée d’en apprendre beaucoup plus. »

Elle espère participer à une mission un jour afin de pouvoir mettre en pratique dans un environnement opérationnel l’entraînement qu’elle a reçu, un espoir renforcé par une discussion avec un autre réserviste de la région de Montréal qui a servi en Irak.

« Avec un peu de chance, je partirai en mission l’an prochain ou l’année suivante; mais, oui, ce serait la réalisation d’un objectif important si je participais à une mission et que je jouais mon rôle de mitrailleuse de bord sur un théâtre des opérations. »

Le Sgt O’Driscoll s’est enrôlée dans le RMR en 2013 et elle recommande à tous ceux que cela intéresse de faire de même.

« C’est tout simplement un emploi formidable pour repousser vos limites, créer de nouveaux liens d’amitié et faire beaucoup de découvertes. Je suis consciente que c’est ce que les gens disent toujours, mais cet emploi vous permet de voyager beaucoup. J’ai visité de nombreux endroits et que j’ai pu fait des choses que je n’aurais pu faire si je n’avais pas décidé de devenir militaire. »

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