ARCHIVÉE - La femme alpiniste : Une ascension inspirante sur le mont Everest et ses parallèles avec la vraie vie

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Article / Le 9 mars 2015 / Numéro de projet : 15-0051

Ottawa (Ontario) — Le 19 mai 2012, Nathalie Fortin – une conseillère en environnement à Ottawa pour l’Armée canadienne –  accomplissait ce qui semblait presque impossible il y a tout juste quatre ans. Après huit semaines d’ascension difficile, la grande athlète canadienne-française atteignait le plus haut sommet du mont Everest. Et bien que quatre des six coéquipiers de Nathalie atteignent finalement le sommet, l’alpiniste de longue date avait beaucoup plus à célébrer que la magnifique vue à 8 848 mètres au-dessus du sol.

En 2008, quatre ans avant son expédition de deux mois, Nathalie raconte qu’elle est entrée contre son gré dans la période la plus sombre de sa vie. Désespérée de ne plus pouvoir escalader, Nathalie  était presque alitée – travaillant seulement deux à trois demi-journées par semaine – pendant environ huit mois en raison de maux de dos insoutenables. L’agonie, causée par des années d’efforts athlétiques, semblait avoir peu ou pas de soulagement en vue.

Nathalie a commencé à sombrer dans une grave dépression. Mais une vision a empêché l’alpiniste d’expérience de perdre tout espoir : le rêve d’un jour escalader la plus haute et impitoyable montagne de la planète, celle qui a coûté la vie à 248 personnes (161 Occidentaux et 87 sherpas) de 1924 à 2013, selon Alan Arnette, un chercheur de pointe sur l’Everest.

« Chaque soir, même lorsque la douleur m’empêchait de sortir du lit, je me voyais sur la dernière crête avant le sommet de l’Everest, » raconte Nathalie pendant une entrevue à la fin février. « Et j’y étais enfin, c’était exactement ce que j’avais vu dans mon rêve quatre ans plus tôt. »

Après des mois d’échec des traitements de différents spécialistes, Nathalie découvre finalement un remède qui commence à soulager sa douleur invalidante.  Lentement, mais sûrement, la vie semble retourner à la normale – à l’exception de la dernière étape de son rétablissement. Sur un coup de tête, elle contacte les cliniques de Montréal et Québec qui lui ont permis de recouvrer la santé afin d’être parrainée pour une expédition historique. Trois semaines plus tard, elle avait 45 000 $ et un billet pour réaliser son rêve.

Malgré que Nathalie fût la seule femme de son équipe, elle a rencontré plusieurs Canadiennes pendant son parcours qui étaient aussi estomaquées par l’extraordinaire beauté de l’Everest.L’expérience a permis de rencontrer des alpinistes aux vues similaires de partout dans le monde et d’en apprendre davantage sur les sherpas népalais, un groupe ethnique reconnu pour leur acclimatation aux conditions en haute altitude et leur capacité à fixer  les cordages, transporter des charges lourdes  et guider les visiteurs dans l’Himalaya.

Même si elle ne savait pas ce qui se passerait en terrain difficile, Nathalie – qui gère des projets au niveau national – explique que sa carrière au sein de l’Armée l’a bien préparé pour cette aventure. Au final, ces deux aspects de la vie de Nathalie nécessitent une capacité de résoudre les problèmes et de trouver des solutions.

« Une femme officier de l’Armée m’a dit un jour : “Tu n’avais pas peur quand tu escaladais la montagne?” Et je lui ai demandé : “Tu n’as pas peur quand tu vas en mission?” », faisant remarquer le parallèle entre la vie dans l’armée et l’alpinisme.

« J’ai répondu : “Non, je n’ai pas peur parce que je suis préparée,” tout comme l’Armée prépare ses soldats avant de les exposer au danger. C’est une question de savoir, de résistance mentale et physique et d’expérience sur le terrain. Tout comme les militaires, certaines conditions de l’environnement forceront un changement de plans. Vous devez attendre le bon moment et vous devez faire preuve de jugement. »

L’alpiniste d’expérience, qui espère participer à une autre longue  expédition en 2017, pense que le 8 mars devrait aussi servir à se souvenir de celles qui font face à l’adversité afin de continuer sur un chemin prédéterminé vers l’accomplissement et le succès.

Écrit par Meagan Sylvester, affaires publiques de l'Armée

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