ARCHIVÉE - La Force opérationnelle canadienne participant à l’opération CROCODILE aide le gouvernement de la RDC à devenir autonome

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Article / Le 27 février 2015 / Numéro de projet : 15-0036

Goma, République démocratique du Congo — La mission de maintien de la paix est tout sauf paisible dernièrement en République démocratique du Congo, une nation d’Afrique centrale. Mais l’expertise canadienne contribue à apaiser la situation, selon le colonel Stéphane Plante, sous-chef d’état-major – Opérations et plans au Quartier général de la Force.

Officier militaire professionnel cumulant 27 ans de service et possédant une maîtrise en administration des affaires de HEC Montréal et de l’Université McGill, le Col Plante a quitté le Quartier général de l’Armée canadienne en juin 2014 pour venir remplir les fonctions de commandant de la Force opérationnelle de l’opération CROCODILE en RDC

L’opération se veut la contribution militaire du Canada à la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

La MONUSCO a pour mandat de protéger les civils, d’établir le cadre de coopération en matière de paix et de sécurité en RDC, et de stabiliser la zone de conflit. En résumé, la Force de la MONUSCO est là pour neutraliser les groupes armés illégaux. Le personnel de la mission supervise la mise en œuvre de l’embargo sur les armes imposé par l’ONU en novembre 2009, notamment en saisissant et en recueillant tout l’équipement qui viole l’interdiction. Le mandat comprend également la prestation de services techniques et logistiques à l’appui des élections nationales et locales, à la demande des autorités de la RDC.

Le Col Plante, originaire de Rimouski, au Québec, occupe le quatrième rang dans l’ordre de commandement au QG de la Force de la MONUSCO. Il relève du chef d’état-major de la Force et supervise 101 personnes travaillant principalement dans les domaines suivants : renseignement, opérations, plans, communications, liaison avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), aviation militaire, opérations des forces spéciales, opérations d’information et opérations riveraines.  « Je suis responsable de ce qu’on appelle les opérations et les plans. C’est ma sphère de contrôle », explique-t-il.  

Le contingent canadien, appelé la Force opérationnelle en RDC, est composé de neuf officiers d’état-major possédant une expertise en infanterie, en artillerie, en génie, en communications et en instruction. Le chef de la liaison et un autre officier responsable de l’instruction sont basés à la capitale de Kinshasa, qui constitue l’une des zones urbaines francophones les plus grandes au monde. Les sept autres membres, y compris le Col Plante, travaillent dans la ville de Goma, à l’est.

 « La plupart de nos membres sont dans des sections de liaison », souligne le Col Plante, en ajoutant que les Canadiens sont bien vus des autres participants à la MONUSCO.  « Nous occupons majoritairement des fonctions principales au QG de la Force. »

Selon le colonel, la Force opérationnelle ne se limite pas à une seule tâche : son personnel et lui-même visitent souvent d’autres régions de la RDC lorsque nécessaire. Interrogé sur le point culminant de son déploiement jusqu’à maintenant, il répond sans hésitation :  « J’aime enseigner. Lorsque je donne une présentation de perfectionnement professionnel et que je sais que ça aide les gens à devenir meilleurs dans ce qu’ils font, c’est ce que je préfère. »

Le Col Plante poursuit en expliquant qu’il existe des dizaines de groupes armés illégaux en RDC, et que la priorité de la mission est de neutraliser ceux qui pourraient représenter une menace dans les pays avoisinants, comme les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et les Forces démocratiques alliées (FDA), un groupe qui s’oppose au gouvernement ougandais.

Il considère que ses officiers canadiens sont qualifiés pour les besoins de la mission. La MONUSCO représente la plus importante opération de l’ONU actuelle pour le maintien de la paix. Environ 50 pays y participent, ce qui peut créer des problèmes de communication.  « Nous sommes bien entraînés pour faire ce que nous faisons. C’est assez facile pour nous de nous adapter à toute sorte de situation et de culture », fait-il remarquer.

Lorsqu’on lui demande pourquoi il considère que la MONUSCO est cruciale, le Col Plante donne l’exemple des récentes attaques des FDA contre des civils près de la ville de Beni, à l’est du pays.

 « Les groupes armés illégaux tentent de semer la panique et la peur au sein de la population civile », explique-t-il.  « Pour pouvoir protéger les civils, nous devons d’abord et avant tout être présents ici, et mettre en place des mécanismes pour aider le gouvernement national à intervenir lorsque quelque chose se produit. »

Le Col Plante quittera la RDC en juillet 2015.

Par Gerry Weaver, Affaires publiques de l’Armée

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