ARCHIVÉE - La journée « Invitons nos jeunes au travail » aux Forces armées canadiennes et au ministère de la Défense nationale partout au Canada

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Article / Le 2 décembre 2014 / Numéro de projet : 14-0254

Ottawa, Ontario — Ils ont pu voir de près le gros canon d’obusier et le véhicule costaud qui le remorque. Ils ont tiré à l’aide de carabines à air comprimé au polygone d’entraînement. Ils ont vu une chambre thermique et un laboratoire biomoléculaire. Ils ont pu observer l’équipement de plongée de la Marine en pleine action. Ils sont entrés à l’intérieur d’une chambre de plongée expérimentale. Ils ont participé à la course à obstacles. Ils ont visité le laboratoire d’interaction entre l’humain et la technologie. Ils ont contrôlé à distance des robots de désamorçage d’explosifs. Ils ont rencontré le commandant d’une base des Forces canadiennes. Ils ont suivi une leçon de vol dans une cabine de pilotage en compagnie d’un vrai pilote. Ils ont utilisé un simulateur de tir aux armes légères. Ils ont revêtu des combinaisons de protection chimique, biologique, radiologique et nucléaire. Ils sont devenus invisibles, même aux rayons infrarouges, dans une combinaison caméléon de tireur d’élite. Ils ont vu comment les rations de combat sont préparées. Ils ont observé un ingénieur de la Force aérienne fabriquer de la crème glacée avec des outils militaires, de l’azote liquide et une bonne dose d’ingéniosité.

Qui sont ces gens bien chanceux? Ce sont les participants à la journée  « Invitons nos jeunes au travail » des Forces armées canadiennes et du ministère de la Défense nationale qui a eu lieu le 5 novembre 2014 dans la région de la capitale nationale, à la Base des Forces canadiennes Shilo, au Centre de recherches de Toronto de Recherche et Développement pour la défense Canada, et au Centre de médecine environnementale des Forces canadiennes (CMEFC), situé à Toronto.

Organisée chaque année, le troisième mercredi de novembre, la journée «  Invitons nos jeunes au travail »  a été créée en 1994, par le Partenariat d’apprentissage, un organisme national de bienfaisance qui s’emploie à faire progresser un système scolaire public solide au Canada. Maintenant, plus de 250 000 élèves, 18 000 enseignants, ainsi que plus de 75 000 organisations participent chaque année, aux quatre coins du Canada.

La journée a permis aux élèves d’éclairer une perspective appuyant, sans contredire, l’apprentissage qui a lieu en classe, afin de faire en sorte que la main‑d’œuvre canadienne de demain soit intelligente et bien renseignée.

     BFC Shilo

 « Depuis plusieurs années, la BFC Shilo accueille des élèves dans le cadre de la journée ʻInvitons nos jeunes au travailʼ », mentionne Lori Truscott, officier des Affaires publiques à la BFC Shilo.  «  Les parents d’enfants de 9e année sont invités à emmener leurs enfants au travail. Nous accueillons également de nombreux élèves qui n’ont pas de famille ou de voisins qui travaillent chez nous, mais qui pensent aux FAC comme carrière. »

Quelque 30 élèves ont participé à la journée. Certains provenaient de la région, de Brandon ou d’autres communautés avoisinantes et d’autres d’aussi loin que de Winnipeg. Un assez grand nombre d’élèves étaient issus de familles d’immigrants.  « C’était fort probablement leur premier contact avec les FAC et les soldats », a mentionné Mme Truscott.  « À chaque arrêt durant la visite, ils ont rencontré des soldats et des employés civils, ils ont posé beaucoup de questions, et ils sont rentrés chez eux en sachant mieux ce qui se passe à la BFC Shilo et qui sont les personnes qui y travaillent. »

Au cours de la journée, ils ont rencontré le lieutenant-colonel Stephen Joudrey, commandant de la BFC Shilo, ils ont visité presque toutes les sections et les unités de la Base, ils ont tenté l’expérience du simulateur de tir aux armes légères (sur vidéo), ils ont vu un VBL 6.0 et un VBL 3.0 et ils ont visité l’unité de la Police militaire et la caserne des pompiers de la Base.

     RDDC – Toronto et CMEFC

Shandu Mutambirwa a organisé cinq journées  « Invitons nos jeunes au travail » à RDDC – Toronto et au CMEFC. « Les élèves participent bien, ils sont intrigués et motivés », affirme-t-elle.

Ils ont eu la chance de voir la centrifugeuse lorsqu’un pilote en faisait l’essai.  « C’est surprenant que le pilote à réussi à ne pas s’évanouir pendant qu’il se déplaçait aussi vite dans la centrifugeuse », a dit un élève.

Les parents, notamment l’adjudant Christopher Townson, un technicien en médecine aéronautique, a fait faire une visite de la chambre thermique, de chambres de plongée et il a fait une présentation sur l’équipement de protection. L’Adj Townson a demandé aux élèves s’ils envisageraient une carrière dans l’un des domaines qu’ils ont explorés. Une élève a répondu :  « Je veux être astronaute ». Il lui a dit qu’elle devra faire beaucoup de mathématiques et de sciences et devenir tout d’abord une pilote.

 « Les élèves étaient tellement impressionnés et intéressés par tout ce qui touche RDDC », a déclaré Mme Mutambirwa. « J’ai entendu différents commentaires : ‘Cette visite est tellement cool – Je ne savais pas que mon père faisait çaʼ et ‘Mes amis vont être tellement jalouxʼ. »

 « Somme toute, ce fut très inspirant pour les élèves d’apprendre ce qui fait de RDDC et du CMEFC une telle réussite. Le seul point faible : la visite a été trop courte, les élèves en redemandaient », a-t-elle expliqué.

     CHAMPS DE TIR Connaught, Ottawa

Plus de 350 élèves de 9e année et de 3e secondaire ont pu constater les nombreuses possibilités d’emploi offertes à l’Équipe de la Défense à l’occasion d’une activité organisée par l’Unité de soutien des Forces canadiennes (Ottawa) au Polygone de Connaught et centre d’entraînement élémentaire.

 « C’était une excellente occasion pour mon fils Douglas et son ami d’en apprendre davantage sur le domaine militaire. Je suis venu il y a trois ans avec mon autre fils, explique le capitaine de vaisseau James Cotter. Nous ne faisons qu’ouvrir la porte. C’est vraiment à eux de décider s’ils entrent ou non. »

Les deux jeunes élèves de neuvième année avaient la ferme intention d’explorer tous les aspects du véhicule militaire présenté par les membres des FAC sur place.  « C’est génial, vraiment », affirme Douglas Cotter, fils du capitaine de vaisseau. Son ami, Brendan Schock, un cadet de l’air, ajoute : « On apprend beaucoup de choses ».

Marlene Duke, employée civile, a apporté ses jumeaux, Jonathan et Julie. Tous deux cadets du 5e Escadron Cyclone à Embrun, en Ontario, ils jouent de la flute dans la musique et rêvent à une carrière de pilote.  « Si je pouvais devenir général un jour, je serais tellement fier de moi », rapporte Jonathan.

Ryan Campbell, dont le père, Don, travaille dans le domaine de la gestion de l’information pour le ministère de la Défense nationale, a été impressionné par la crème glacée préparée par le capitaine Sandy Owega, ingénieur de l’Aviation royale canadienne qui travaille dans le domaine de la recherche et des essais sur les fluides.

Conçue pour montrer l’utilité de la débrouillardise et du savoir-faire technique, la recette du Capt Owega, qui semblait sortir tout droit d’un épisode de MacGyver, comprenait une manipulation sécuritaire de l’azote liquide et l’utilisation d’outils militaire pour réussir à confectionner la gâterie.  « J’ai adoré la crème glacée », affirme Ryan.

 « Il y a une foule de choses à voir ici », lance-t-il, avec enthousiasme. Tout près se trouvaient un véhicule de police militaire, de l’équipement d’ambulance de campagne et de lutte contre les incendies, ainsi que le champ de tir de carabine à air comprimé. « Je veux essayer les carabines à air comprimé de nouveau. Je suis vraiment un as », ajoute-t-il, emballé.

L’adjudant Pat Eglinton travaille au Service de cartographie à Ottawa. Il affirme que sa fille aurait pu se rendre au lieu de travail de sa mère, et l’observer faire du travail de bureau et classer des dossiers, ou suivre son père, et observer ce dernier pendant qu’il préparait et coordonnait des levés.  « Nous savions que l’activité ici à Connaught serait nettement plus intéressante pour une activité à l’extérieur de l’école. »

Une des élèves, Julie-Ann Tremblay, était très impressionnée par la passion du caporal‑chef Lukas Pawlowski pour la géographie, pendant qu’il expliquait la cartographie. « Il expliquait tellement bien. Lorsqu’on est assis dans le cours de géographie, on ne sait pas qu’il y a des emplois comme celui-ci. » 

Le Cplc Pawlowski, un technicien en géomatique qui utilise une vaste gamme de sources de données pour fournir des renseignements géographiques au sujet de différentes zones d’opérations, a été réserviste pendant huit ans avant de s’enrôler dans la Force régulière.  « J’ai toujours été fasciné par la géographie, explique-t-il. C’est quelque chose qui me passionne et j’étais très heureux de découvrir la pertinence de ce domaine d’intérêt dans les Forces. »

La jeune Kasandra Bergeron est membre du Corps de cadets de l’Armée 3018 Orléans, en Ontario, depuis trois ans.  « Je ne suis pas certaine de vouloir m’enrôler, souligne-t-elle, mais si je le fais, ce serait sans doute comme sapeur de combat. »

Son père, l’adjudant‑maître Joel Bergeron, a une opinion très positive de la journée  « Invitons nos jeunes au travail : »  «  Il s’agit d’une activité intéressante et très bien organisée. »

 

Par Lynn Capuano, Affaires publiques de l’Armée

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