Le commandant de l’Armée canadienne souligne la Journée des vétérans autochtones

Déclaration / Le 4 novembre 2020

Le lieutenant‑­général Wayne Eyre, commandant de l’Armée canadienne, a fait la déclaration suivante pour souligner la Journée nationale des vétérans autochtones :

« En tant que champion des peuples autochtones de l’Équipe de la défense, je suis fier de parler pour les Forces armées canadiennes en cette importante journée – une journée pour remercier les hommes et les femmes des collectivités des Première Nations, des Inuits et Métis pour leur service et leurs sacrifices.

Il convient d’honorer nos vétérans autochtones lors d’une journée qui leur est consacrée. Non seulement en raison de leurs réalisations distinctes et impressionnantes en tant que soldats et gardiens de la paix, mais aussi parce que beaucoup d’entre eux ont choisi de venir à la défense  d’une nation qui ne les traitait pas en égaux.

Comme le montre le bilan historique, des soldats autochtones ont tout de même apporté des contributions impressionnantes et importantes. Individuellement, nous célébrons des personnes comme Louis Norwest et Francis Pegahmagabow, dont la bravoure et l’habileté au tir leur ont mérité des médailles militaires et la profonde admiration des Canadiens durant la Première Guerre mondiale.

Collectivement parlant, les statistiques du gouvernement fédéral de l’époque indiquent que quelque 4 000 Autochtones étaient volontaires. Et ils se sont enrôlés dans une proportion égale et parfois supérieure à celle de la population générale. Et il s’agit probablement d’une sous‑estimation puisque les soldats Inuits, Métis et Indiens non inscrits ne comptaient pas parmi ceux qui étaient dénombrés.

Au déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, les vétérans autochtones du Canada avaient encore raison d’être mécontents, mais le nombre de volontaires de leurs communautés était encore solide, et il allait croître au fur et à mesure que la guerre progressait. Même ceux qui étaient considérés comme étant trop vieux pour le service outre‑mer ont assumé des rôles cruciaux au pays.

Joe Dreaver de la bande crie de Mistawasis, qui a mérité une médaille militaire à Ypres, a servi dans la Garde des anciens combattants, tandis que ses trois fils et ses deux filles sont allés outre‑mer. L’histoire du vétéran Ojibwé de la Grande Guerre John McLeod est semblable. Lui aussi a servi dans la Garde des anciens combattants, tandis que ses six fils et sa fille sont allés outre-mer. Deux des fils McLeod ont été tués et deux autres ont été blessés au combat.

Au total, environ 3 000 Autochtones ont participé aux combats – la plupart d’entre eux comme soldats d’infanterie.

En tout, ce sont plus de 12 000 Autochtones canadiens qui ont servi lors des grands conflits du XXe siècle – les deux Guerres mondiales, la guerre de Corée, les nombreuses missions de maintien de la paix partout dans le monde.

Leurs habiletés particulières et leurs perspectives continuent d’enrichir les Forces armées canadiennes encore aujourd’hui. Moi et tous nos hauts dirigeants sommes engagés dans une cause, soit celle de créer une institution qui accueille et valorise ces qualités tandis que nous nous efforçons de mieux refléter la mosaïque culturelle du Canada.

Veuillez vous joindre à moi aujourd’hui pour rendre hommage aux anciens combattants autochtones. »

Lieutenant-général Wayne Eyre
Commandant de l’Armée canadienne et champion des peuples autochtones de l’Équipe de la Défense

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