ARCHIVÉE - Le médecin-chef de l’Armée canadienne : un leader d’une extrême polyvalence

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Article / Le 15 avril 2015 / Numéro de projet : 15-0068

Ottawa, Ontario — Trouver un équilibre entre les rôles du médecin-chef de l’Armée canadienne représente « un art autant qu’une science », selon le colonel Jim Kile, le conseiller médical de supérieur de l’Armée à l’heure actuelle.

En tant que médecin-chef de l’Armée canadienne (AC), le Col Kile est le conseiller clinique supérieur de l’Armée canadienne. Son travail, qui revêt une importance pour l’ensemble de l’Armée, l’amène notamment à formuler des avis au commandant de l’Armée canadienne et à appuyer des médecins-chefs de bases et des patients un peu partout au pays.

Le Col Kile a obtenu un baccalauréat et une maîtrise en sciences avec spécialisation en fatigue musculaire et en psychologie de l’exercice à l’Université de Waterloo. En 1989, il s’est enrôlé dans les Forces armées canadiennes (FAC) par l’intermédiaire du Programme d’instruction à l’intention des médecins militaires et il a plus tard obtenu un diplôme de l’École de médecine de l’Université de Toronto.

À son retour de l’opération MANDARIN en tant que médecin militaire de bataillon pour le Bataillon de logistique du Canada dans les Balkans, le Col Kile a été affecté à l’École des Services de santé des Forces armées canadiennes comme instructeur. En 1996, il a été nommé meilleur candidat du cours de médecin de l’air des FAC et il a été promu et affecté au poste de médecin-chef de la Base de soutien de la 4e Division du Canada Petawawa. Le Col Kile a participé à plusieurs déploiements, notamment en Afghanistan, où il a agi à titre de commandant et de médecin-chef de la Force opérationnelle de l’hôpital de campagne durant l’opération ATHENA.  

« Au niveau stratégique, je dois trouver un équilibre entre mon travail de médecin de l’Armée et celui de défenseur des intérêts des patients, ce qui est un art autant qu’une science », a déclaré le Col Kile, qui travaille en étroite collaboration avec le Lieutenant-général Marquis Hainse, commandant de l’Armée canadienne, afin de trouver des solutions aux initiatives sur la santé mentale, à la médecine d’urgence et aux enjeux entourant les soins des patients.

Dans le cadre de son rôle de consultation, le Col Kile représente le principal lien de communication entre les Services de santé des Forces armées canadiennes primés (SSFAC) et l’AC sur les questions nationales et internationales relatives à la santé qui ont une incidence sur les troupes de l’Armée. Ainsi, certains de ses rôles clés comprennent la défense des droits des patients, la prévention des crises et la contribution de l’Armée aux crises internationales et son soutien.

« Dans les opérations courantes comme en temps de crise, la cellule des opérations des SSFAC prépare une liste de professionnels en soins de santé et d’équipement pour le déploiement, et lorsque le commandant a des préoccupations à propos de la sécurité de ses troupes déployées, je peux répondre immédiatement à ces préoccupations », a déclaré le Col Kile, indiquant que la lutte contre le virus Ebola est un excellent exemple. « J’agis souvent d’interprète pour l’information sur la recherche la plus à jour. »

Au niveau de la base, le médecin-chef de l’Armée canadienne interagit avec les principaux membres du personnel médical lors de l’évaluation de problèmes complexes chez les patients, surtout lorsque la chaîne de commandement a besoin d’information à jour sur les initiatives en matière de santé mentale, sur la prévention des blessures ou sur l’épuisement au combat. En discutant avec les médecins et les patients de la base, le Col Kile en apprend davantage sur les enjeux liés aux soins et au traitement des patients dans les régions. Ces efforts de communication représentent des composantes essentielles d’un système de soins de santé efficace dans l’Armée.

Le Col Kile a également comme rôle de formuler des conseils au groupe professionnel de médecin militaire sur l’attraction et le maintien en poste. Le Col Kile affirme que l’AC collabore actuellement avec d’autres entités des FAC afin d’élaborer des stratégies visant à attirer et à maintenir en poste des professionnels de la santé. Parmi les mesures incitatives mises de l’avant, il y a des salaires compétitifs, des partenariats en mentorat, des avantages médicaux et plus encore.

D’ailleurs, une conférence qui aura bientôt lieu – la première du genre – mettra en lumière les façons dont le leadership médical supérieur peut contribuer à l’augmentation du nombre de cliniciens militaires et créer une culture de maintien des effectifs au sein du personnel. Le Col Kile affirme qu’un programme de mentorat plus défini entre les médecins-chefs et les aspirants stagiaires en médecine pourraient aider les membres actuels relativement aux demandes et aux admissions à l’école de médecine.

Alors que les SSFAC vont de l’avant avec ces initiatives, les FAC continuent à faire figure de chef de file mondial pour ce qui est des services d’urgences et du personnel médical, selon le Col Kile. Le prix Dominique-Jean Larrey décerné au Canada par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en 2012 en est une reconnaissance tangible. Ce prix souligne le leadership des FAC dans la mise sur pied et le commandement de l’unité médicale multinationale de rôle 3 à l’aérodrome de Kandahar, en Afghanistan. Il s’agissait de la toute première fois qu’un hôpital de campagne multinational de l’OTAN participait aux opérations de combat.

Mais ce n’est pas tout. En 2013, les SSFAC se sont également vu décerner un agrément « avec mention » d’Agrément Canada, un organisme indépendant sans but lucratif qui reconnaît l’excellence et la compétence au sein des organismes de soins de santé nationaux. Le prix est remis aux organisations qui vont au-delà de leur engagement à l’égard de la qualité et de l’amélioration.

« Les membres du personnel de nos Services de santé des Forces armées canadiennes jouent un rôle crucial dans le mieux-être physique et psychologique de nos troupes », a déclaré le Lgén Hainse. « Leur engagement continu et leur approche globale à l’égard du rétablissement, de la réadaptation et de la réintégration permettent de fournir le meilleur soutien possible à nos hommes et à nos femmes en uniforme, au pays et à l’étranger. »

Lorsqu’il résume son rôle, le médecin-chef de l’Armée canadienne insiste sur le fait que ces différentes fonctions dépendent de la collaboration de tous les membres de l’équipe des SSFAC. « J’ai eu la chance de travailler à bord de l’United States Ship (USS) Enterprise, un grand porte-avions, en tant que médecin de l’air (médecin se spécialisant dans la médecine de l’aviation). Alors que j’observais les avions à réaction décoller et atterrir, j’ai compris que j’assistais à une chorégraphie finement orchestrée pour maximiser la sécurité et la réussite », se souvient le Col Kile, en notant l’importance d’une stratégie commune et synchronisée.

« Je crois qu’on peut faire un lien avec les Services de santé des Forces armées : nous travaillons ensemble à l’atteinte d’un seul objectif, celui de prendre soins de nos patients, tout en nous soutenant les uns les autres et la chaîne de commandement. »

Par Meagan Sylvester, Affaires publiques de l’Armée, d’après les dossiers de Gerry Weaver

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