Le programme de la Boîte de découverte sur la Première Guerre mondiale permet aux élèves de toucher à la Première Guerre mondiale

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Article / Le 14 septembre 2015 / Numéro de projet : 15-0064

Ottawa, en Ontario — Qu’est-ce qui pèse 27 kilogrammes, contient cinq artéfacts originaux et 17 reproductions, y compris un masque à gaz, et un exemple de l’art des tranchées, et qui peut être emprunté gratuitement par n’importe quelle école au Canada?

C’est la Boîte de découverte sur la Première Guerre mondiale de la Ligne de ravitaillement, créée par le personnel du Musée canadien de la guerre à Ottawa pour donner aux élèves une expérience pratique de ce à quoi ressemblait la vie d’un soldat de la Première Guerre mondiale.

Sandra O’Quinn, spécialiste de l’apprentissage au Musée explique que, comme son nom l’implique, l’idée est de permettre aux élèves de découvrir par eux-mêmes l’histoire de la Première Guerre mondiale. Et contrairement aux artéfacts se trouvant dans bon nombre d’expositions de musées, ceux-ci sont destinés à être touchés.

« Nous avons choisi des objets qui se résisteraient à la manipulation par des centaines et des centaines d’enfants, » ajoute Mme O’Quinn. « Nous voulons qu’ils les touchent, les essaient et les manipulent. »

La veste et la coiffure réglementaire, et le masque à gaz sont des reproductions. L’insigne de coiffure, les boîtes-cadres avec des éclats d’obus et du fil barbelé, les douilles et l’exemple de l’art des tranchées sont des originaux. L’art des tranchées a été créé par des soldats pendant des moments tranquilles et l’exemple est un obus de mortier gravé finement.

D’autres items dans la boîte comprennent une crécelle d’alarme contre le gaz, que les forces britanniques utilisaient pour avertir en cas d’attaques chimiques, et un périscope de tranchée.

La Boîte de découverte s’inspire d’un autre projet semblable élaboré par le personnel du Musée de la guerre à son emplacement précédent sur la promenade Sussex. Il a été déménagé à l’emplacement actuel et beaucoup plus grand, sur les plaines LeBreton, à Ottawa, en 2005.

Le programme a été lancé de nouveau en septembre 2014 en reconnaissance au centenaire de la Première Guerre mondiale. L’intérêt des écoles a été immédiat et, en réponse au bouche-à-oreille positif des donateurs du Musée et autres, plus de 200 personnes avaient signé avant le lancement officiel.

« Nous sommes vraiment contents, » explique Mme O’Quinn. « Nous sommes surtout contents de la réponse des enseignants. » Elle dit que c’était gratifiant lorsque les enseignants ont rapporté que l’approche tactique facilitait la mobilisation d’élèves de différents profils d’apprentissage qui sont normalement plus difficile à atteindre.

Elle note que le programme s’est avéré plus populaire dans les écoles secondaires. Des plans de leçon bilingues pour accompagner les artéfacts ont été développés pour les élèves de la quatrième à la douzième année, bien que la Boîte de découverte ait aussi été présentée aux classes de maternelle à la troisième année. Mme O’Quinn dit qu’un plan de leçon formel adapté à ce groupe sera disponible pour l’année scolaire 2015-2016.

Michael Saj, chef du département des études sociales de l’académie St. Mary, une école catholique pour jeunes filles à Winnipeg, se rappelle comment il s’est senti lorsqu’il a ouvert la Boîte de découverte.

« J’étais vraiment excité, étant un passionné d’histoire. Les autres enseignants ont vu cette énorme boîte et j’en retirais le contenu et ils disaient : “Tu trembles!” C’était vraiment impressionnant et excitant de voir tout ce qui s’y trouvait. »

M. Saj dit qu’il s’agit d’une expérience unique à offrir aux élèves.

« C’est très pratique, tactile. Cela leur donne une expérience qu’ils n’ont pas normalement dans un cours d’histoire, » explique-t-il. « Le fait d’être en mesure de voir des répliques et des artéfacts authentiques de cette période leur donne une compréhension et une expérience qu’ils n’obtiendraient pas dans un livre ou dans une leçon ou même en écoutant un film. Ils ont vraiment aimé. »

M. Saj ajoute que les artéfacts étaient un outil idéal pour les exercices de la pensée historique critique et il dit qu’il aimerait ramener la Boîte de la découverte à St. Mary.

« Ça vous donne une occasion de dire “Voici un uniforme et voyons de quoi il était fait” et “Pourquoi était-il fait de ce tissu?” et “Imaginez que vous devez le porter pendant l’été” et “Qu’arrive-t-il lorsqu’il est mouillé?” »

Patricia Kasapowitsch, une enseignante de huitième année à l’École intermédiaire Pine Ridge à Kingston (Nouvelle-Écosse), explique que la Boîte de la découverte a amélioré ses leçons sur la Première Guerre mondiale.

« Je n’ai jamais réussi à obtenir le silence en classe comme ce fut le cas lorsque j’ai fait la démonstration de la crécelle d’alarme contre le gaz. Je dois admettre qu’il s’agissait d’un de mes objets préférés et j’ai eu beaucoup de plaisir à faire sursauter quelques élèves tandis que nous discutions de la vie dans les tranchées. »

Pine Ridge est située sur la Base des Forces canadiennes Greenwood, une base de l’Aviation royale canadienne où un bon nombre d’élèves sont de familles de militaire. Mme Kasapowitsch dit qu’il y a eu une réaction immédiate et positive aux artéfacts.

« Dès qu’on l’a apporté dans la classe, les élèves se sont approchés de mon bureau avec enthousiasme et ont commencé à me demander ce que c’était et ce qu’elle contenait. Dès que nous avons ouvert la boîte, tout le monde voulait tout voir et toucher, » explique-t-elle. « C’était tellement excitant pour mes élèves de pouvoir tenir et essayer un casque de soldat, une veste d’uniforme et une coiffure. Chacun des artéfacts leur permettait de vivre l’histoire et de se sentir davantage liés aux évènements qui ont eu lieu bien avant leur temps. » 

Les écoles participantes peuvent garder la Boîte de la découverte jusqu’à deux semaines et peuvent la réserver une fois par semestre. Le programme de la Boîte de découverte sur la Première Guerre mondiale est très populaire auprès des écoles. Pour voir les objets de la boîte en ligne et pour les dernières informations concernant les disponibilités, s.v.p. consulter : http://www.museedelaguerre.ca/lignederavitaillement/a-propos-de-la-ligne-de-ravitaillement/

Écrit par Lynn Capuano et Steven Fouchard, affaires publiques de l'Armée

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