Le R22eR garde la tête froide malgré la chaleur qui régnait au Brésil lors d’UNITAS 2015

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Article / Le 22 janvier 2016 / Numéro de projet : 15-0186

Rio de Janeiro (Brésil) — Des militaires canadiens de la 2e Division du Canada ont prouvé qu’ils pouvaient s’acquitter de leurs tâches non seulement dans les températures très élevées ou très basses qui règnent au Canada, mais qu’ils peuvent aussi exceller dans la chaleur suffocante de la jungle brésilienne, comme ce fut le cas lors d’un exercice maritime allié tenu annuellement en Amérique du Sud et dirigé par les États-Unis.

L’Armée canadienne ne dispose pas d’une force amphibie spécialisée; notre pays est reconnu davantage pour ses grands froids que pour la chaleur de son climat. Néanmoins, 47 membres de la Compagnie B du 2e Bataillon, Royal 22e Régiment (2 R22eR), s’en sont très bien tirés lors de l’exercice UNITAS-AMPHIBIOUS, qui s’est déroulé au Brésil du 14 au 25 novembre 2015.

« Nous avons été en mesure de prouver que, malgré la petite taille de notre armée, nous sommes un joueur de premier plan. Nous sommes très bien entraînés et possédons une très vaste expérience. Lorsque le Canada est appelé à participer à une opération amphibie, c’est l’Armée qui est envoyée faire le travail puisque le Canada ne possède pas l‘équivalent d’un corps de Marines. L’Armée possède cette polyvalence », explique le capitaine Ken Wang du 2 R22eR, qui commandait un peloton d’infanterie canadien. « Nous avons donc prouvé que, même si nous ne sommes pas des Marines, les fantassins de l’Armée sont aptes à remplir les mêmes tâches. »

« Nous avons été en mesure de prouver que, malgré la petite taille de notre armée, nous sommes un joueur de premier plan. Nous sommes très bien entraînés et possédons une très vaste expérience. Lorsque le Canada est appelé à participer à une opération amphibie, c’est l’Armée qui est envoyée faire le travail puisque le Canada ne possède pas l‘équivalent d’un corps de Marines. »

Le capitaine Ken Wang, 2 R22eR

L’exercice UNITAS-AMPHIBIOUS 2015 réunissait des Marines américains et des représentants des forces armées du Canada et de six pays d’Amérique latine : le Brésil, le Mexique, le Chili, le Paraguay, la Colombie et le Pérou.

« UNITAS-AMPHIBIOUS est un exercice multinational conçu pour améliorer l’interopérabilité lors des opérations amphibies impliquant les pays participants », résume le commandant du contingent canadien, le major Rodrigo DeCastro. « Cette année, les participants canadiens ont pu profiter d’occasions de perfectionnement professionnel au niveau tactique et acquérir de l’expérience dans les différents quartiers généraux. »

Le lieutenant-général Marquis Hainse, commandant de l’Armée canadienne, a déclaré que des exercices multinationaux comme UNITAS visent davantage que la simple préparation au combat. Il a fait remarquer qu’en participant à l’amélioration de la capacité des institutions régionales, les Forces armées canadiennes (FAC) contribuent à la sécurité des Amériques, faisant progresser la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit.

« Pour les FAC, les exercices militaires multinationaux constituent de précieuses occasions de s’entraîner à travailler avec nos partenaires des Amériques dans différents domaines, notamment la lutte au terrorisme et au commerce illicite, l’aide humanitaire, les interventions en cas de catastrophe », souligne le Lgén Hainse.

Le scénario de l’exercice portait sur un débarquement amphibie à l’aide d’un V-22 Osprey, un aéronef américain remarquable, à mi-chemin entre l’hélicoptère et l’avion. En faisant basculer ses rotors avant vers le haut, cet aéronef de combat hybride peut décoller, exécuter un vol stationnaire et atterrir comme un hélicoptère. Lorsque ses rotors sont inclinés vers le bas, il possède la vitesse et la portée d’un aéronef à voilure fixe.

« Globalement, pour le Canada, il s’agit d’une occasion de participer à un exercice avec des pays étrangers des Amériques et de partager nos pratiques exemplaires en matière d’opération amphibie », précise le Capt Wang. « L’exercice couvre le moment qui précède le débarquement et le débarquement lui-même, mais il ne se résume pas qu’à l’utilisation de bateaux; on peut également utiliser des aéronefs. Dans le cas de cet exercice particulier, nous avons utilisé un Osprey. »

Avant que les participants ne se rendent sur le terrain, le Capt Wang précise qu’ils consacrent trois jours à une « phase théorique » durant laquelle ils partagent leurs différentes pratiques et se familiarisent avec l’Osprey et les autres véhicules impliqués.

Une fois sur le terrain, ses troupes ont fait honneur à la réputation du Canada, à savoir qu’ils peuvent jouer dans la cour des grands.

Les militaires canadiens et un groupe de Marines américains ont été transportés à bord d’un Osprey jusqu’à une petite île au sud-ouest de Rio de Janeiro. Ils avaient l’ordre de sécuriser et de défendre une piste d’atterrissage sous le contrôle d’une force ennemie fictive. Malgré le brutal contraste de température entre la jungle brésilienne humide et le climat de la base d’appartenance du 2 R22eR située près de la ville de Québec, un écart de près de 40°C, le Capt Wang précise que les membres de son effectif, dont un grand nombre possède une expérience de combat acquise lors de la mission en Afghanistan, s’en sont bien tirés.

« Une journée en particulier, il a fait vraiment chaud », raconte-t-il. « Nous défendions une position défensive au soleil. En raison de la chaleur et de l’humidité, quelques participants ont été incommodés. Nous, les Canadiens, avons tenu bon et nous avons bien travaillé. J’imagine que nous le devons à notre entraînement et à notre cran; ce sont des choses dont nous pouvons être fiers en tant que Canadiens. Nous recevons un très bon entraînement et nous sommes des militaires aguerris. »

De l’avis du Maj DeCastro, l’exercice UNITAS de cette année avait un autre cachet particulier : c’était la première fois qu’il se déroulait dans un environnement utilisant quatre langues : l’anglais, le portugais, l’espagnol et le français. Il ajoute que la participation du Canada a également été marquée par le sceau du succès en termes de communications. Le Maj DeCastro est trilingue, il parle anglais, français et portugais.

« J’estime que nous avons clairement fait la preuve de la force de notre armée multilingue et de notre capacité à fonctionner dans un contexte multinational. En ce qui a trait au rendement sur le terrain, les membres du R22eR ne s’en sont pas laissé remontrer, faisant preuve d’enthousiasme autant dans le rôle de mentor que de protégé. »

Par Lynn Capuano et Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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