ARCHIVÉE - Les Canadiens aident à préserver la paix entre l’Égypte et Israel

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Article / Le 3 juillet 2015 / Numéro de projet : 15-0005

El Gorah (Égypte) — La péninsule du Sinaï égyptien, située en Égypte, connait une augmentation du niveau d’imprévisibilité au cours des dernières années. Les membres qui ont participé à l’opération CALUMET ont été directement témoins de l’évolution.

L’opération CALUMET est le nom de l’opération canadienne dans la péninsule du Sinaï en soutien à la Force multinationale d’observateurs (FMO), une mission de maintien de la paix civilo-militaire indépendante mise sur place en 1982 comme annexe au traité de 1979 signé par l’Égypte, Israël et les États-Unis. La mission de la FMO est de superviser la mise en œuvre des dispositions de sécurité prévues dans le traité de paix israélo-égyptien, en suivant le processus « observer, vérifier et rendre compte ». Douze pays ont actuellement des membres assignés à la mission alors que d’autres nations offre une contribution financière.

Le Canada est un participant actif à la FMO depuis 1985. La force opérationnelle El Gorah, le contingent canadien participant à l’Op CALUMET, est composée du personnel des Forces armées canadiennes (FAC) de l’Armée canadienne, de la Marine royale canadienne et de l’Aviation royale canadienne.

La force opérationnelle pourvoit principalement les postes d’état-major de la FMO, y compris le commandant de la force, le sergent-major de la force et le chef de liaison de la FMO, explique le colonel Stéphane Boivin, commandant de la force opérationnelle canadienne, énumérant les branches de la liaison, des opérations, du soutien et des technologies de l’information et des communications comme les domaines clés pour ses membres.

« Nous avons des membres dans le domaine du génie et d’autres chargés de la logistique en termes d’officier de l’alimentation, de gestion de la flotte de véhicules et de personne en entraînement. En réalité, le Canada dirige la cellule d’entraînement de la FMO. Nous avons également des membres à la cellule du protocole et des visites, ce qui permet de se faire connaître des hauts fonctionnaires du monde entier », explique le colonel. « Nous touchons à tout au sein de la FMO. »  

En mars 2015, une unité de la Police militaire canadienne s’est jointe à l’Op CALUMET pour agir comme la force policière de la FMO, y compris le chef de police. Bien qu’il s’agisse d’une addition récente, l’unité est pleinement intégrée à l’Op CALUMET. « Nous essayons de nous assurer que tout est étroitement lié pour qu’il n’y ait pas de ‘nous’ et de ‘eux’ », ajoute le Col Boivin, ajoutant qu’avec l’ajout de l’unité de la Police militaire, le nombre de Canadiens a plus que doublé.

Venant d’un pays doté d’un patrimoine culturel riche et diversifié, les Canadiens conviennent parfaitement aux missions internationales. Lorsqu’on lui demande quelles forces les FAC offrent à la FMO, le Col Boivin répond « Comme toute mission à l’extérieur du Canada, vous savez, il s’agit de la culture et de comprendre les autres. Nous mettons à profit les membres qui parlent d’autres langues et qui possèdent des compétences en raison de l’aspect multiculturel de la FMO. »

« Nous avons une bonne réputation et la raison est fort simple : nos membres arrivent ici avec d’excellentes valeurs », explique le Col Boivin.

Pour nos gardiens de la paix canadiens, ces valeurs leur permettent de participer activement à la mission de la FMO, qui est principalement la vérification du respect du Traité de 1979, qui divise la péninsule du Sinaï en quatre zones et précise quel groupe peut assurer une présence militaire dans chaque zone. Cliquez ici pour une carte des quatre zones (en anglais seulement).

Les Américains, comme tierce partie du traité, constituent un corps civil appelé l’Unité d’observation civile (UOC). « L’UOC participe à des missions dans l’ensemble du Sinaï chaque semaine pour vérifier qu’on respecte les activités convenues », ajoute le Col Boivin. L’UOC peut visiter l’ensemble des quatre zones. La force militaire de la FMO est restreinte à la zone C, et est la seule force miliaire permise dans cette région, en plus de la police égyptienne.

Pour de plus amples renseignements sur la FMO, visitez le site Web de la FMO à http://mfo.org/ (en anglais seulement).

Écrit par Gerry Weaver, affaires publiques de l'Armée

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