Les Canadiens prennent l’initiative le Jour J

Article / Le 5 juin 2017 / Numéro de projet : 16-1050

Par Steven Fouchard, affaires publiques de l'Armée

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L’histoire militaire du Canada regorge de courage et de sacrifices. Depuis la Confédération, deux millions de marins, soldats, aviateurs et aviatrices canadiens provenant de divers milieux ont servi le Canada avec distinction outre-mer. Plus de 100 000 d’entre eux ont fait le sacrifice ultime. Pour aider à commémorer ce patrimoine et marquer le 150e anniversaire du Canada en tant que pays, nous présentons une série d’articles pour saluer la bravoure de nos prédécesseurs militaires qui ont combattu pour protéger les valeurs canadiennes au pays et à l’étranger. Dans ce numéro, nous revenons sur le Jour J, le 6 juin 1944.

Ottawa, en Ontario — À l’été 1943, avec les forces allemandes en retraite en Italie et l’affaiblissement de la Russie, on a décidé d’ouvrir un autre front en France.

L’emplacement le plus évident duquel lancer un assaut sur la France était Pas de Calais, qui se trouve à la plus courte distance entre l’Angleterre par la Manche. Les alliés s’efforçaient de donner l’impression que c’était leur objectif, créant même un faux équipement militaire de bois et de papier mâché sur la côte sud-est de l’Angleterre tandis que les forces s’étaient réellement rassemblées dans le sud-ouest. 

Cependant, le vrai site d’atterrissage serait la Normandie et, dans un témoignage des contributions inestimables du Canada, ses forces se sont fait offrir l’unique responsabilité de capturer une région avec pour nom de code « Juno Beach » (plage Juno). Les Américains et les Britanniques étaient les seuls autres pays alliés à se voir attribuer une tâche de cette façon.

Le 6 juin 1944, plus de 100 navires canadiens, seulement une petite partie de la plus grande armada de près de 7000 navires, sont arrivés à la côte française juste avant l’aube. La 3e Division d’infanterie du Canada serait la première à se rendre à terre à Juno. La plupart de ses membres s’entraînaient depuis plus d’un an en Angleterre et en Écosse et n’avaient pas encore participé à la guerre.

Les défenses allemandes ont été très peu touchées par les bombardements provenant de la mer et des airs avant le débarquement, laissant les troupes exposées au tir ennemi lourd. Cela a rendu la réussite ultime de l’invasion encore plus impressionnante.

Parmi les contributions individuelles les plus marquantes du Jour J se trouve celle du lieutenant William David Grayson, du Regina Rifles. Le Lt Grayson a reçu la Croix militaire pour s’être emparé d’un poste de mitrailleuse allemand armé uniquement de son pistolet, parmi d’autres actes de bravoure.

Le Jour J était uniquement le début de ce qui serait une longue bataille en France, qui a duré jusqu’à la fin août 1944. Il était essentiel que les alliés aient un port sécuritaire à partir duquel ils pouvaient maintenir les efforts.

Cette journée-là, les pertes alliées totales excédèrent 10 000, y compris 359 Canadiens tués.

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