ARCHIVÉE - Les conseils des aumôniers sont essentiels à la chaîne de commandement de l’Armée

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Article / Le 23 janvier 2015 / Numéro de projet : 14-0264

Ottawa (Ontario) — Si vous leur posez la question, la plupart des gens seront probablement en mesure de vous nommer deux des trois principaux rôles que jouent les aumôniers de l’Armée canadienne (AC) dans la vie militaire : offrir les services religieux et de pastorale aux femmes et aux hommes en uniforme, à leurs familles et aux autres membres de l’équipe du ministère de la Défense nationale. Ce qui est peut-être moins connu, c’est que les aumôniers sont aussi d’importants conseillers auprès de la chaîne de commandement et qu’ils sont des éléments essentiels de l’équipe de commandement.

Les aumôniers sont présents aux niveaux tactique, opérationnel et stratégique au sein de l’Armée. 

« Nous sommes responsables du bien-être de nos militaires et de leurs familles, nous conseillons la chaîne de commandement et offrons des services de nature religieuse. Au niveau stratégique, mon rôle consiste également à expliquer aux aumôniers qui servent dans l’Armée quelles doivent être leurs priorités, à assurer leur bien-être et à faire en sorte que notre ministère témoigne des priorités de l’aumônier général et du commandant de l’AC, » explique l’aumônier du Commandement de l’Armée canadienne, le lieutenant-colonel Leslie Dawson, qui occupe le poste d’aumônier principal dans l’Armée.

Les aumôniers d’unité sont intégrés dans leur unité lorsque cette dernière participe à des entraînements et à des missions. Parce qu’ils sont présents partout où se trouvent les militaires, les aumôniers sont en mesure de signaler rapidement les problèmes liés au moral ou à l’éthique et, lorsque cela est approprié, plaider pour les troupes auprès de leur commandant. 

« Habituellement, l’équipe de commandement du commandant est composée du sergent-major régimentaire, du médecin et de l’aumônier. Les membres de ce groupe sont habituellement les plus aptes à parler avec franchise de certains des enjeux relatifs au moral et au bien-être de l’unité, » souligne l’aumônier du Commandement.

Les aumôniers donnent aussi d’autres types de conseils aux membres du commandement; ils font notamment des recommandations de natures religieuse et spirituelle ainsi que sur les questions de moral. Le rôle de conseiller de l’aumônier comprend la formulation de recommandations pour motifs personnels, le traitement des demandes d’accommodement religieux et l’évaluation de l’état de préparation de chaque militaire en vue du déploiement. À titre de conseillers religieux auprès du commandement, les aumôniers peuvent, au cours de la mission, donner des conseils sur le paysage religieux dans la zone d’opérations. 

« Nous sommes des leaders religieux qui peuvent participer à un dialogue et gagner la confiance des autres leaders religieux modérés des pays où nous menons des missions. C’est ce qu’on appelle l’établissement de rapports avec les chefs religieux, » explique le Lcol Dawson.

L’Armée dispose de près d’une centaine d’aumôniers respectivement dans les deux forces (Force régulière et Réserve). L’aumônerie est l’un des groupes professionnels militaires communs à tous les éléments, ce qui signifie que ses membres peuvent être mutés dans la Marine royale du Canada, l’Armée canadienne ou l’Aviation royale du Canada. 

« Chaque élément possède son propre aumônier de commandement. Les trois aumôniers de commandement font quant à eux rapport à notre Direction des Opérations de l’aumônerie au Bureau de l’Aumônier général afin de coordonner nos efforts, » poursuit le Lcol Dawson. L’Aumônier général conseille le Chef d’état-major de la Défense.

Ces efforts comprennent l’élaboration de programmes et de documents destinés à renforcer la résilience, qui est actuellement au cœur de l’entraînement collectif de division de l’aumônerie. Dans l’Armée, le terme résilience fait référence à l'aptitude d’un militaire à se remettre rapidement, à résister et même à exceller lorsqu’il fait face directement où indirectement à des événements traumatisants et à des situations défavorables, que ce soit à la garnison, à l’entraînement et en environnement opérationnel. 

« Nous sommes l’un des intervenants du groupe de planification qui travaille actuellement sur la résilience, » souligne-t-elle.

Les officiers de l’Armée, à tous les niveaux, sont conscients de l’importance de l’influence de l’aumônerie sur la résilience spirituelle. 

« Notre aumônerie interconfessionnelle est un puissant porte-voix pour nos troupes, que ce soit au pays ou à l’étranger, et elle contribue à l’efficacité opérationnelle de l’Armée par le soutien qu’offrent nos aumôniers au bien-être spirituel de nos militaires et de leurs familles, » fait observer le lieutenant-général Marquis Hainse, commandant de l’Armée canadienne.

Alors que jusqu’ici seule l’aumônerie de l’Armée avait reçu la désignation royale de Sa Majesté le Roi George VI, en 1948, toute l’aumônerie des Forces armées canadiennes vient de recevoir cette désignation de Sa Majesté la Reine Elizabeth II en octobre 2014. En conséquence, des changements de nom et d’insigne ont été nécessaires pour l’aumônerie. Le corps porte maintenant le nom de Service de l’Aumônerie royale canadienne (SARC).

« À mon avis, le nouveau nom rétablit nos liens avec le riche patrimoine de l’aumônerie et confirme son importance », fait observer le Lcol Dawson. « De nos jours, nous sommes la seule aumônerie interarmées et interconfessionnelle au monde. Pour la suite des choses, le Service de l’Aumônerie continuera d’offrir du soutien à tous les militaires et à leurs familles, peu importe leurs croyances religieuses ou spirituelles, de même qu’à tout ceux qui n’ont aucune croyance religieuse. » 

Le présent article fait partie d’une série articles publiés sporadiquement sur les rôles que jouent les différents conseillers spéciaux auprès des hauts gradés de l’Armée canadienne.

Par Gerry Weaver, Affaires publiques de l’Armée, à l’aide de dossiers d’Helen Bobat

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