Les Forces armées canadiennes intègrent l’exercice multinational PANAMAX 2015

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Article / Le 21 septembre 2015 / Numéro de projet : 15-0146

San Antonio, Texas — Une discussion énergique de groupes de travail, des briefings et des conversations assistées par des traducteurs dans de multiples langues ont composé l’horaire quotidien au Centre de commandement des forces terrestres combinées (CCFTC) lors de la tenue de l’exercice PANAMAX 2015 (PMX 15).

Huit membres du personnel des Forces armées canadiennes provenant du Quartier général de l’Armée canadienne, de la 5e Division du Canada et du 4e Groupe des services de santé ont pris part à l’exercice en compagnie de 65 membres de 16 nations partenaires en tant que groupe cible principal de l’instruction.

L’exercice de poste de commandement (XPC) multinational a eu lieu au Fort Sam Houston, à San Antonio, au Texas, du 26 juillet au 5 août 2015. L’exercice en salle de classe assisté par ordinateur du CCFTC représentait une part importante d’un ensemble d’exercices réels et simulés de plus grande envergure qui composaient le PMX 15. Le PMX constitue l’un des plus importants exercices multinationaux au monde, et cette année il s’est déroulé à la Base Mayport, à Jacksonville, en Floride, ainsi que dans d’autres emplacements au Texas, à Miami, dans le Mississippi et dans la mer des Caraïbes. Plus de 600 membres du personnel militaire y ont pris part.

Le CCFTC a mis au défi les officiers de l’Armée représentant chaque nation de trouver des façons de travailler ensemble dans cet environnement multiculturel très complexe afin de produire le plan de défense de la composante terrestre du canal de Panama contre une menace fictive.

Le contingent canadien a concentré ses efforts sur l’échange d’expertise en planification de gestion de crise avec le groupe. Réparti dans plusieurs salles du centre d’instruction militaire à Fort Sam Houston, l’exercice portait principalement sur l’interopérabilité et les fonctions de planification de l’état-major, notamment les opérations, le renseignement, la logistique, le génie, les affaires publiques, le tir indirect et le soutien des services de santé.

Exercice interarmées international mené par les États-Unis qui a vu le jour en 2003, le PMX met l’accent sur les opérations en Amérique centrale et en Amérique du Sud. À l’origine, le PMX comptait trois nations partenaires, mais il regroupe désormais 21 nations simultanément. Jusqu’en 2010, le PMX était essentiellement mené comme une simulation sous forme d’XPC, mais il a pris de l’ampleur et incorpore désormais une importante force opérationnelle provenant de la marine, de la force aérienne et de l’armée de terre des pays partenaires.

Pour la simulation du CCTFC du PMX 2015, les participants à l’exercice provenaient des É.‑U., du Canada, de la France et plusieurs de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud. Des responsables de groupe ont été nommés à partir de différentes nations partenaires, exposant ainsi les participants à différents styles de leadership militaire.

« Cet exercice représente une occasion d’instruction collective précieuse pour nos militaires dans un environnement international. Il s’agit d’une excellente façon de s’exercer à la planification de gestion de crise au niveau opérationnel », a déclaré le lieutenant-colonel John Woodgate, commandant du contingent canadien et officier responsable du personnel à la 5e Division du Canada. « Je suis très heureux que nos militaires aient pu profiter de cette occasion, non seulement pour transmettre leurs connaissances et leur expertise, mais également pour apprendre des autres participants. »

Le scénario global détaillé, qui comprenait des menaces terrestres et maritimes et des cybermenaces, était empreint d’un excellent réalisme, car il a permis aux planificateurs du CCTFC de « s’entraîner de la même manière qu’ils combattent » et d’établir des communications par courriel et vidéoconférence avec les planificateurs des forces maritimes et aériennes et des forces d’opérations spéciales à Miami, en Floride. Cela a consolidé l’importance de veiller à la coordination du personnel et des ressources au niveau international et multilingue de l’état-major de la composante terrestre.

Au défi d’un exercice comme le PMX s’ajoute le fait que des membres du personnel qui proviennent de 16 pays différents, qui parlent quatre langues et possèdent une expérience et une formation très variées qui doivent être rassemblés pour atteindre le succès. C’est également le cas de la valeur de l’instruction, car les planificateurs sont contraints d’adapter leur approche habituelle et de prendre le temps d’en connaître davantage sur leurs expériences, les forces et les méthodes de leurs homologues. 

Les barrières linguistiques ont représenté un défi potentiel considérable, car les participants à l’exercice avaient notamment comme langues maternelles le français, l’espagnol et le portugais. Du soutien en traduction, de la patience et des ajustements personnels aux méthodes de communications, comme éviter l’utilisation d’acronymes militaires, ont permis de réaliser de grands progrès.

Rapidement, l’éthos militaire partagé entre les nations participantes, de même que l’engagement commun envers la mission, a permis au groupe de trouver des solutions et de produire les effets attendus par l’Équipe de commandement.

En participant à cet exercice, le Canada démontre son engagement envers les Amériques, et travaille avec les alliés internationaux afin de veiller à la stabilité et à la sécurité dans cette zone commerciale clé.

« L’exercice PANAMAX 15 s’est révélé être une expérience inestimable pour les participants et les conseillers, car il a favorisé la collaboration entre des nations qui n’ont pas souvent l’occasion de s’entraîner ensemble, » a ajouté le Lcol Woodgate. « Grâce à la résolution de problème en groupe et à un engagement commun envers la mission, on a noté une amélioration notable de l’interopérabilité et des leçons retenues tant au niveau individuel qu’entre les nations participantes. »

Par Capitaine Brian Amos, 4e Groupe des services de santé avec les Affaires publiques

 

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