ARCHIVÉE - Les officiers de service social : ouvrir la voie à la préparation mentale

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Article / Le 14 juillet 2015 / Numéro de projet : 15-0011

Gagetown, N.-B. – Le major Valérie Marceau, conseillère clinique principale à la Base des Forces canadiennes (BFC) Gagetown, affirme que le contexte actuel de la sensibilisation à la santé mentale au sein des Forces armées canadiennes (FAC) vise à réduire la stigmatisation associée à la santé mentale et à fournir les ressources et les services adéquats aux personnes dans le besoin. Le Maj Marceau offre des services cliniques dans un rôle de leadership, au pays et à l’étranger, et elle offre du mentorat aux militaires qui s’inscrivent au programme En route vers la préparation mentale (RVPM) – un programme qui veille à ce que tous les membres des FAC soient préparés mentalement à faire face à n’importe quel défi auquel ils pourraient être confrontés.

Le Maj Marceau affirme que sa passion de toujours pour le travail social, ainsi que son intérêt pour la vie militaire et son désir de voyager, l’ont aidé à façonner sa carrière en tant que travailleuse sociale au sein de l’Armée canadienne (AC). « Mon intérêt pour le travail social est venu d’un groupe de soutien par les pairs lorsque j’étais au secondaire. J’avais environ 15 ou 16 ans. Nous avons reçu une formation sur l’écoute de nos pairs, nous avons appris ce que nous devions répondre et quelles ressources nous devions utiliser ou recommander », a déclaré le Maj Marceau. « Après ce programme, il était évident pour moi que je consacrerais ma vie à aider les autres. »

Le Maj Marceau est déménagée de sa paisible ville natale de Normandin, au Québec, afin d’effectuer un baccalauréat en travail social à l’Université Laval, à Québec, et plus tard une maîtrise en travail social à l’Université d’Ottawa avant de se joindre à l’AC en 2007. Durant ses études, elle a travaillé à temps plein au Centre de prévention du suicide à Québec. Selon elle, c’est dans le cadre de cette expérience qu’elle a acquise les éléments les plus précieux de sa formation et de ses études avant de se joindre à l’AC.

Maintenant qu’elle est conseillère clinique principale, elle affirme que le point culminant de sa carrière militaire a été son déploiement au sein de l’unité médicale multinationale de rôle 3 de l’OTAN à Kandahar, en Afghanistan, de novembre 2010 à juin 2011.

« Mon travail consistait à servir toutes les troupes gravement blessées qui travaillaient à l’extérieur de notre périmètre. Nous étions présents pour ces troupes, qui vivaient peut-être les moments les plus difficiles de leur vie, mais nous [le personnel médical] étions là 24 heures par jour, 7 jours par semaine », a-t-elle déclaré. « Nos vies étaient dévouées au service de ces militaires – et de voir quelqu’un qui va mieux et retrouve l’espoir, il n’y a rien de plus gratifiant. »

Le Maj Marceau affirme que la route vers la préparation mentale est, et continue d’être, une composante essentielle de l’instruction au déploiement, particulièrement depuis la mission du Canada en Afghanistan.

Plus de 40 000 membres de la Force régulière ont été déployés en Afghanistan de 2001 à 2014, ce qui peut en partie expliquer pourquoi environ un membre de la Force régulière sur six a déclaré présenter des symptômes de dépression, de trouble panique, de syndrome de stress post-traumatique (SSPT), d’anxiété et différents autres troubles mentaux en 2013, selon le dernier rapport de Statistiques Canada publié en novembre 2014. De 2002 à 2013, le taux de dépression parmi les membres de la Force régulière est demeuré le même, tandis que le taux de SSPT a pratiquement doublé, il est passé de 2,8 pour cent en 2002 à 5,3 pour cent en 2013.

« On entend de plus en plus parler de la santé mentale et je crois que nous avons fait un bon bout de chemin dans la réduction de la stigmatisation non seulement au sein des militaires, mais également des civils », a déclaré le Maj Marceau. « Il y a trente ans, les gens parlaient très peu d’anxiété, de dépression et de tout autre type de condition. De nos jours, on en entend beaucoup plus parler. »

Le Maj Marceau s’est récemment vu confier la tâche d’appuyer une décompression dans un tiers lieu (DTL), du 30 avril au 8 mai 2015, au Royaume-Uni, pour les militaires qui ont été déployés dans le cadre de l’opération SIRONA, la contribution du Canada à la lutte contre l’Ébola en Sierra Leone. Ce programme de réintégration de trois jours a fourni aux militaires un environnement structuré où ils ont pu se détendre et se préparer à la transition entre les opérations en Afrique de l’Ouest à la vie civile au Canada. En 2008, elle a appuyé deux DTL à Chypre, après la mission du Canada en Afghanistan.

Le candidat idéal pour ce groupe professionnel doit être adaptable, souple et avoir de la compassion pour les autres, selon le Maj Marceau. « À titre d’exemple, les Forces armées canadiennes ont récemment introduit une Thérapie par exposition à la réalité virtuelle, un programme de simulation par ordinateur, qui constitue une nouvelle méthode de prestation des soins de santé mentale pour les militaires atteints du SSPT ou d’autres troubles d’anxiété. Les officiers de service social doivent non seulement s’adapter à ces nouvelles méthodes de traitement, mais également apprendre à les utiliser efficacement. »

Quelques faits à propos des officiers de service social dans les Forces armées canadiennes :

  • Les officiers de service social offrent des services cliniques semblables à ceux offerts par les agences et organismes communautaires en santé mentale. Les principales responsabilités d’un officier de service social sont de fournir des services d’intervention clinique, de fournir de l’aide pour l’examen et la résolution des situations d’ordre personnel, d’informer les leaders sur les problèmes sociaux que vivent les membres du personnel de leurs unités et d’offrir des programmes de prévention et de réadaptation.
  • Lorsqu’ils ont terminé l’instruction de base, les officiers de service social sont affectés dans une Base pour suivre une formation en cours d’emploi de douze mois dans le cadre de laquelle ils élargissent et étendent leurs approches du travail social clinique sous la supervision d’un officier de service social d’un niveau supérieur. Une formation en langue seconde peut également être offerte.
  • Les officiers de service social travaillent dans une base, une escadre ou une garnison et ils participent à des déploiements à l’étranger dans le cadre de missions opérationnelles. Ils peuvent être appelés à collaborer avec les agences civiles afin d’établir un réseau de personnes-ressources appropriées et de demeurer à jour sur le perfectionnement professionnel actuel et la législation sociale.
  • Ceux qui possèdent les aptitudes, la détermination et le potentiel nécessaires ont de bonnes possibilités au niveau de l’avancement, de la promotion et de la formation avancée. Les officiers de service social peuvent accéder à des postes supérieurs qui comprennent des responsabilités de supervision dans des cliniques de soins de santé du pays.
  • Une instruction spécialisée peut être offerte dans le cadre de cours officiels et de la formation en cours d’emploi dans les domaines suivants : la thérapie cognitivo-comportementale, l’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires et la thérapie conjugale axée sur les émotions.

Malgré les défis auxquels elle a fait face, le Maj Marceau affirme que son expérience de travail dans des agences de service social l’a bien préparée à s’acquitter de son rôle actuel au sein de l’AC, car ces deux expériences de travail englobent des enjeux humains universels. « Nous voyons beaucoup de gens qui vivent un stress dans leur vie professionnelle ou familiale, des problèmes conjugaux ou qui ont de la difficulté à trouver un équilibre entre leur carrière militaire et leur vie à la maison. Mais en fin de compte, je sais que nous faisons notre part lorsque quelqu’un a le courage de venir cogner à ma porte pour demander de l’aide. »

Par Meagan Sylvester, Affaires publiques de l’Armée

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