ARCHIVÉE - Les racines des « boxeurs Downey »

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Article / Le 26 février 2015 / Numéro de projet : 15-0049

Ottawa (Ontario) — L’esprit de combattant de George Downey, ancien membre du 2e Bataillon de construction, continue d’inspirer la famille Downey.

Robert Douglas Downey, un résident d'Ottawa, est fier de l’esprit de combattant de sa famille. Il est tout aussi fier de la tradition de service communautaire qui s’y transmet d’une génération à l’autre. Selon lui, ces deux traits de caractère remontent à son grand-père, le regretté soldat George Alexander Downey, qui a servi au sein du 2e Bataillon de construction durant la Première Guerre mondiale.

Le patriarche George Downey, tout comme plusieurs autres membres de sa famille élargie, a non seulement combattu les attitudes racistes pour répondre à l’appel du devoir en 1916, mais il a également servi son pays une seconde fois avec la Garde territoriale des anciens combattants durant la Deuxième Guerre mondiale.   « C’est une histoire de leadership, d’engagement et de service envers la communauté et le Canada », explique son petit-fils Robert Downey, qui a étudié pendant un an au Collège militaire royal de Saint-Jean au Québec en 1976.

Cette histoire continue de façonner la vie des descendants de George Downey aujourd’hui.   « Nous sommes des meneurs, et non des suiveurs. Lorsque nous faisons quelque chose, nous y allons pieds joints et nous nous engageons pleinement », affirme Robert Downey.

L’engagement et le leadership des Downey se sont manifestés de différentes façons au fil des générations. La lignée de Robert est connue comme celle des « boxeurs Downey », étant donné le nombre impressionnant de Downey qui ont enfilé les gants. 

Les sept fils de George Downey ont fait de la boxe, que ce soit au niveau professionnel ou amateur. David Downey, un des fils, a été champion canadien de boxe professionnelle dans la catégorie des poids moyens pendant plus de 10 ans et a été intronisé au Temple de la renommée de la boxe du Canada.

Alors qu’il était membre de l’équipe de boxe du 2e Bataillon, The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada de 1957 à 1965, le père de Robert, le sergent (retraité) Robert John « Bobby » Downey a été nommé champion de la ligue de boxe du Commandement de l’Est et champion de l’Association canadienne de boxe amateur (1960) dans la catégorie des poids légers. Il fait aussi partie du Temple de la renommée de la boxe du Canada

La génération suivante était tout aussi talentueuse dans le ring. Raymond « Sugar Ray » Downey, le petit-fils de George Downey, a participé deux fois aux Jeux olympiques (en 1988 et en 1992), et a remporté la médaille de bronze dans la catégorie des poids super-mi-moyens (71 kg) aux Jeux olympiques de Séoul en 1988. Un autre cousin, le regretté Billy « Dynamite » Downey, a été médaillé d’or et nommé meilleur boxeur aux Jeux du Commonwealth en Écosse en 1986. Il s’est hissé jusqu’au 5e rang mondial dans la catégorie des poids plume (57 kg) de l’Association internationale de boxe amateur (AIBA), l’organisme régissant la boxe amateur à l’échelle internationale.

Robert Downey souligne que, même si son grand-père ne boxait pas à sa connaissance, il incarnait tout de même l’esprit de combattant qui a fait la renommée de sa famille.  « Il était un homme pragmatique. Pour régler les conflits, il disait “Allons dans la cour arrière, et que le meilleur Downey gagne”. »  George accordait aussi une grande importance à la loyauté familiale, enseignant à ses fils que s’attaquer à un Downey équivalait à s’attaquer à tous les Downey.

La famille Downey est originaire de North Preston, l’une des plus grandes et plus anciennes communautés noires indigènes du Canada, située dans la Municipalité régionale d’Halifax, en Nouvelle-Écosse. Le désir de servir la communauté semble tout aussi inné chez les Downey que le désir de combattre. Graham Downey, l’oncle de Robert, a été le premier Noir à occuper les postes de conseiller municipal et de maire adjoint d'Halifax.

Robert Downey a participé à l’organisation de la toute première Semaine de l’histoire des Noirs à Halifax en 1984. Il travaille depuis 29 ans dans la fonction publique fédérale, dans le domaine des ressources humaines (y compris 18 ans et demi à titre de spécialiste des ressources humaines civiles au ministère de la Défense nationale).

Robert Downey estime qu’il est important de souligner l’histoire de sa famille pour tous les Canadiens, car elle permet de combler les pages blanches dans les livres d’histoire au sujet des premiers militaires Noirs.  « Malheureusement, en raison du traitement mitigé qui leur était réservé, beaucoup d’anciens combattants Noirs se sont probablement éteints sans avoir pris le temps de s’asseoir avec leur famille et leurs petits-enfants pour leur parler de leur expérience », explique-t-il.

Selon lui, ce silence fait en sorte que de nombreux descendants d’anciens combattants Noirs canadiens ne connaissent pas l’histoire de service de leur famille, ce qui pourrait avoir une incidence sur la façon dont beaucoup de jeunes de la génération actuelle perçoivent la carrière militaire.  « On ressent une grande fierté de savoir qu’un membre de la famille, un voisin ou quelqu'un de la communauté a servi et a joué un rôle crucial. »

La nécessité d’une représentation accrue des Noirs au sein des forces armées ne fait aucun doute pour celui dont le grand-père a dû se battre pour pouvoir servir.  « Le Canada devient un pays de plus en plus diversifié. Nous devons compter sur nos forces armées. Lorsqu’il est question des opérations de combat, nous devons également compter sur une population plus diversifiée », souligne-t-il.

 « Alors que nous allons de l’avant à titre de Canadiens et Canadiennes, il est important pour moi de savoir que, chaque fois que l’appel du devoir s’est fait entendre, la communauté canado-africaine en général et la famille Downey en particulier ont toujours répondu avec empressement : “Oui, nous sommes prêts, n’importe quand!” ».

Par Gerry Weaver, Affaires publiques de l’Armée

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