Les recruteurs à temps plein : un pas en avant pour la Réserve de l’Armée canadienne

Article / Le 14 janvier 2016 / Numéro de projet : 15-0130

Ottawa (Ontario) — Les militaires participant au processus de recrutement de la Réserve de l’Armée canadienne estiment que la récente création de postes de recruteurs à temps plein a un effet positif sur les résultats du recrutement.

De 1993 à 2013, la responsabilité du recrutement pour réserve de l'Armée était partagée entre le Groupe de recrutement des Forces canadiennes et la Réserve; ce premier supervisait le traitement des candidatures, tandis que la seconde s’occupait de l’attraction et de l’enrôlement. Les unités de réserve ne disposaient pas de représentants à temps plein. Ceux qui travaillaient au processus devaient accomplir les tâches de recrutement parallèlement à d’autres fonctions, à partir de leur quartier général d’unité respectif et non de centres de recrutement.

Le lieutenant-colonel Ian Pedley, dont le champ de responsabilité comprend le développement du recrutement, souligne que l’Armée travaille à la détermination des facteurs qui nuisent au recrutement et au maintien en poste. « Ces dernières années, la Réserve de l’Armée dans son ensemble a connu une diminution de son effectif. Attirer les candidats potentiels en désignant des recruteurs à temps plein est l’un des moyens qui ont été trouvés pour générer un plus grand intérêt envers la Réserve de l’Armée et pour augmenter le nombre de recrues. »

Les réservistes sont recrutés à l’échelle locale et demeurent généralement dans leur communauté. Ils bénéficient d’un salaire compétitif et d’un horaire de travail souple, avec la possibilité de travailler à temps partiel. Ils peuvent également recevoir un remboursement pour certains programmes d’études postsecondaires. Ils ont le choix parmi des dizaines de domaines de spécialité, y compris le travail administratif, les armes de combat, la technique médicale ou les communications. L’expérience ainsi acquise est transférable dans le secteur privé. Les réservistes peuvent également participer à des opérations au Canada, en Amérique du Nord et à l’étranger sur une base volontaire, avec solde et avantages sociaux. 

À l’heure actuelle, on compte environ 100 recruteurs à temps plein participant au processus dans les unités de la Réserve. Au total, 117 de ces postes – un par unité de réserve – ont été créés.

« Chaque brigade et division aura besoin d’un certain temps pour déterminer la façon optimale d’utiliser ces personnes et leurs nouvelles compétences. Ensuite, peut-être que nous ajouterons d’autres postes ou que nous transférerons les postes non requis vers d’autres fonctions du processus de recrutement », explique le Lcol Pedley.

Les recruteurs sont choisis dans le cadre d’un processus de sélection, puis suivent le programme de formation applicable. Leur travail commence avec les entrevues auprès des candidats. Des conseillers en carrière spécialisés entrent en jeu un peu plus tard, mais les recruteurs peuvent d’ores et déjà aider à orienter les candidats vers l’une des dizaines de spécialisations offertes.

Le lieutenant Chad Millar, qui supervise une équipe de recruteurs de la Réserve à temps plein au centre de recrutement du 66, rue Slater, au centre-ville d’Ottawa, affirme avoir déjà remarqué une augmentation du nombre de candidats.

« Nous avons déjà fait un pas en avant en nous assurant que les recruteurs de la Réserve sont sur la même longueur d’onde que le personnel des centres de recrutement qui nous appuient. Nous faisons tous partie de la même équipe. Les choses vont encore mieux que l’an dernier, et l’an dernier, les choses allaient encore mieux que l’année d’avant. Ce n’est pas parfait, et c’est pourquoi il s’agit d’un travail évolutif. »

Le Lt Millar ajoute que, non seulement les recruteurs à temps plein sont-ils désormais le premier point de contact pour les candidats, mais ils sont également mieux placés pour suivre les progrès de ceux-ci tout au long du processus. Selon lui, l’expérience des deux parties s’en trouve améliorée.

« Le processus comprend tant de petits détails, qui ont tous une grande importance. C’est pourquoi il est extrêmement approfondi, à toutes les étapes. En entretenant une relation en personne avec les candidats, on s’assure de rester sur la même longueur d’onde qu’eux tout au long du processus. Les recruteurs peuvent obtenir de l’information lorsqu’ils en ont besoin, et ils peuvent tenir les candidats au courant de leur progrès. Ça facilite tout simplement les choses pour tout le monde. »

Selon le Lt Millar, « le recruteur est le contrôleur initial, en quelque sorte. Il existe deux sortes d’entrevues. Dans la première, le candidat sait déjà ce qu’il veut faire, et il suffit de le conseiller pour déterminer s’il s’agit d’une option adéquate pour lui. Dans la deuxième, le candidat veut se joindre à la Réserve, mais il ne sait pas ce qu’il veut faire. Il faut alors l’orienter, découvrir ce qui l’intéresse et déterminer le type de travail qu’il s’attend à faire, les compétences qu’il possède déjà ou le genre de tâches qui lui conviendront le mieux. »

Le sergent Yasir Godatalla, recruteur pour le 30e Régiment d’artillerie de campagne, Artillerie royale canadienne à Ottawa, souligne que le processus est également plus rapide qu’avant.

« Nous nous assurons que tout est correct, que toute l’information est saisie comme il faut dans les formulaires. Auparavant, nous ne faisions que laisser les dossiers au centre de recrutement, après quoi ils s’en allaient au traitement. Maintenant que nous sommes ici, nous pouvons traiter tout nous-mêmes et en faire le suivi, ce qui accélère le processus. »

Le sergent Nathan Smith, recruteur pour le Cameron Highlanders of Ottawa, estime lui aussi que le travail à temps plein a permis de rendre le processus plus efficace.

« L’un des avantages de travailler au centre de recrutement est que j’ai maintenant la possibilité de voir où en sont rendus mes candidats. Je n’ai qu’à regarder dans le système, ce qui rend les choses plus faciles. Lorsqu’un candidat communique avec moi pour me demander de l’information, je peux rapidement le tenir au courant et lui donner une réponse pertinente. »

Le brigadier-général Rob Roy MacKenzie, qui a été nommé directeur général – Réserve de l'Armée à l’été 2015, a récemment visité le centre de recrutement de la rue Slater.

« Le recrutement est un élément essentiel permettant de s’assurer que l’Armée est toujours prête à remplir son rôle. Je crois que les recruteurs des unités de réserve faisant partie de l’équipe – aux côtés de notre personnel dans l’ensemble des centres de recrutement – font du bon travail qui nous aide à atteindre les niveaux de dotation souhaités dans les unités de la Force régulière et de la Réserve. »

« Le recrutement est un élément essentiel permettant de s’assurer que l’Armée est toujours prête à remplir son rôle. Je crois que les recruteurs des unités de réserve faisant partie de l’équipe – aux côtés de notre personnel dans l’ensemble des centres de recrutement – font du bon travail qui nous aide à atteindre les niveaux de dotation souhaités dans les unités de la Force régulière et de la Réserve. »

Le brigadier-général Rob Roy MacKenzie, Directeur général – Réserve de l'Armée

Les trois recruteurs d’Ottawa affirment tous trouver leur travail gratifiant.

« C’est super de discuter avec de nouvelles personnes, avec des Canadiens qui ne sont pas nécessairement familiers avec l’organisation militaire. J’aime pouvoir les sensibiliser et les guider tout au long du processus », explique le Sgt Smith.

« C’est évidemment gratifiant d’être sur la ligne de front du recrutement et d’intégrer de nouvelles personnes dans l’organisation pour laquelle nous travaillons. Et nous aimons ce que nous faisons. Il est absolument essentiel de pouvoir compter sur des recruteurs de la Réserve à temps plein. Nous pouvons ainsi nous assurer que réserve de l'Armée, dont le mandat ultime est de renforcer la Force régulière lorsque des opérations sont menées, arrive à atteindre ses objectifs en matière de recrutement », ajoute le Lt Millar.

Si la situation s’est améliorée dans les centres urbains comme Ottawa, le Lcol Pedley soutient que les régions plus éloignées du pays représentent toujours un défi. Les recruteurs à temps plein pourraient être appelés à remplir de nouvelles responsabilités pour augmenter le nombre de candidats dans ces régions.

Pour de plus amples renseignements, rendez-vous au http://www.army-armee.forces.gc.ca/fr/emplois-carrieres/index.page.

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Date de modification :