Les réservistes renouent avec le patrimoine de leur unité à Nimègue

Article / Le 11 juillet 2019 / Numéro de projet : 19-0200

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Ottawa, Ontario — Un groupe de réservistes de l’Armée canadienne, qui se rendra aux Pays‑Bas pour participer à la Marche internationale de quatre jours de Nimègue, est fier de suivre les traces de ses prédécesseurs, qui ont joué un rôle déterminant dans la libération des Néerlandais durant la Seconde Guerre mondiale.

Le sergent Rees Greenberg dirige une équipe du 30e Régiment d’artillerie de campagne, ARC (30 RAC), basée à Ottawa, qui prend part à l’événement. Elle marchera 40 kilomètres par jour tout en transportant un sac à dos de 10 kilogrammes.

La marche de 2019 se tiendra du 16 au 19 juillet dans la campagne ainsi que dans les rues des villes et des villages de la région de Nimègue, dans le sud des Pays-Bas. Il s’agit du plus important événement de marche au monde. Il réunit plus de 5000 participants civils et militaires du monde entier.

L’événement, qui célèbre plus de cent ans d’existence - cette année marque la 103e édition - attire autant le personnel civil que militaire. L’histoire militaire a été la porte d’entrée du Sgt Greenberg, qui a pu assurer une place pour le 30 RAC.

Les personnes qui s’inscrivent à la marche ne peuvent pas tous automatiquement y participer, a expliqué le Sgt Greenberg. L’existence de liens historiques avec la région est l’un des critères de sélection du contingent des Forces armées canadiennes.

L’un des précurseurs du 30 RAC, a-t-il expliqué, a compté parmi les premières unités d’artillerie à arriver aux Pays-Bas, car les alliés ont préparé la voie pour sa libération.

« Le 4 octobre 1944, nous avons fait nos premiers pas aux Pays-Bas et nous avons aidé l’infanterie à libérer quelques villes. Lorsque nous avons contribué à la libération des Pays-Bas, le Régiment était basé à Nimègue et nous y sommes demeurés quelques mois : de l’hiver 1944 jusqu’en 1945. »

« La recherche a en fait été très simple », a-t-il ajouté, « car quelques membres de l’Association de l’Artillerie royale canadienne de mon régiment venaient tout juste de publier un livre sur l’histoire régimentaire qui remontait jusqu’en 1855. »

Sur une note plus personnelle, le Sgt Greenberg a déclaré que son intérêt envers l’histoire canadienne militaire – et en particulier celle de l’artillerie – l’a aidé à passer à travers les étapes du processus, dont la demande et l’entraînement, qui a pris près d’un an.

« Je suis un grand lecteur et l’histoire militaire fait partie de mes principaux sujets de lecture », a-t-il déclaré. « Lorsque la chance s’est présentée d’envoyer une équipe là-bas, j’ai trouvé très important que nous suivions les traces des gens qui nous ont précédés il y a 75 ans. »

Le Sgt Greenberg a affirmé qu’il en savait très peu sur la Marche de Nimègue avant l’an dernier, lorsqu’un ami et un ancien réserviste, l’adjudant-maître Chris Carter du 33e Bataillon des services, a dirigé l’équipe.

« Quand j’ai entendu parler du processus, j’ai décidé de me lancer et de voir si ce projet intéresserait mon unité. En juillet dernier, j’étais en instruction avec le 33e Service et à mon retour en août, j’ai entamé le processus de demande. »

Le 30 RAC a commencé l’entraînement en avril 2019. Comme les membres étaient des réservistes, ils pouvaient uniquement s’entraîner le soir et la fin de semaine.

« Durant la semaine, nous nous rencontrions à 17 h 30 et marchions jusqu’à 21 h ou 22 h. La fin de semaine, nous marchions toujours samedi et parfois samedi et dimanche. »

En plus de développer l’endurance physique de l’équipe, le Sgt Greenberg faisait en sorte que les militaires gardent le moral grâce à la musique.

« Quand il fait chaud, qu’il pleut ou que l’équipe traverse un moment difficile, peu importe la raison, une des choses qui peut vraiment pousser les gens à avancer, c’est de chanter fort, de dire des choses loufoques et d’avoir du plaisir », a-t-il déclaré.

« En tant que leader de l’équipe, je reste à l’arrière et lorsque je sens qu’il y a une accalmie dans les conversations, que les gens ont la tête basse et qu’ils peinent à marcher, je commence à chanter ou je crie aux gens en avant ‘Quelqu’un a une chanson?’ Tout le monde doit arriver avec deux chansons en tête. La personne la chante à tue-tête et cela nous permet de parcourir un kilomètre ou deux. »

La Marche de Nimègue attire toujours beaucoup d’applaudissements et de spectateurs enthousiasmes et le Sgt Greenberg espère que cet engouement donnera un regain d’énergie à l’équipe. Lors d’une marche d’entraînement le long du canal Rideau une fin de semaine de mai, les marcheurs du 30 RAC ont eu un avant-goût de ce qui les attendait.

« Nous étions sur la route du retour le long du canal pendant le Festival des tulipes. Des milliers de personnes étaient présentes. Nous avons commencé à chanter et les gens sortaient leur téléphone et nous encourageaient. Notre moral a remonté d’un cran. Je sais que la Marche de Nimègue sera encore plus grandiose et je crois que nous aurons tous beaucoup de plaisir. »

Historique de la mission : La participation canadienne à la marche de Nimègue est assurée dans le cadre de l’opération Nijmegen. Les Forces canadiennes y prennent part depuis 1952, année où des militaires canadiens, membres de la 27e Brigade d’infanterie, en Allemagne, y ont participé pour la première fois. Les FC envoient habituellement un contingent de 200 hommes et femmes. Pendant la marche, celui-ci fait un arrêt au cimetière de guerre du Commonwealth de Groesbeek, où il tient une cérémonie à la mémoire des 2 331 soldats et aviateurs qui y sont inhumés.

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