ARCHIVÉE - Les « Sopranos » de l’Armée canadienne – D’opérations nationales dans le Nord canadien à un déploiement dans le cadre de l’opération SOPRANO

Cette page Web a été archivée dans le Web

L'information dont il est indiqué qu'elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n'est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n'a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Article / Le 21 août 2014 / Numéro de projet : 14-0169-3

Nous allons publier une série de trois articles portant sur trois officiers de l’Armée canadienne participant à l’opération Soprano au Soudan du Sud.

Torit, (Soudan du Sud) — Le conflit au Soudan n’est pas nouveau pour le major (Maj) Perry Rittershofer, de Penetanguishene, Ontario. Commandant adjoint du The Grey and Simcoe County Foresters, une unité d’infanterie de la Première réserve du Nord de l’Ontario, il a d’abord participé à un déploiement d’environ six mois en République du Soudan, en 2009, en tant qu’officier des opérations de l’Élément de soutien national. Le déploiement auquel il prend part actuellement a débuté en avril et se terminera en octobre 2014.

L’opération Soprano est la participation des Forces armées canadiennes (FAC) à la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), l’élément militaire d’un engagement « pangouvernemental » au Soudan du Sud qui fait également appel à la Gendarmerie royale du Canada.

À l’heure actuelle, le Maj Rittershofer est officier de liaison militaire à la base de soutien de l’État des Nations Unies à Torit, dans l’État de l’Équatoria-Oriental. Dans le cadre de ses fonctions, il participe à des patrouilles actives dans divers villages et villes de l’État. « Nous rencontrons des membres de l’Armée de libération du peuple soudanais (ALPS), des représentants municipaux et des ressortissants locaux pour recueillir de l’information sur la situation de sécurité et les activités rebelles et militaires dans l’État. Nous exerçons une influence apaisante lorsque la tension monte tout en maintenant une présence de l’ONU. Nous présentons des comptes rendus par le biais de notre chaîne de commandement en espérant éviter et neutraliser l’escalade de la violence envers les civils et remettre l’information entre les mains de l’organisme le mieux à même de prêter main-forte aux civils », explique le Maj Rittershofer.

Avant ses périodes de service au Soudan, le Maj Rittershofer, officier d’infanterie de la Réserve, a participé à des opérations nationales dans le Nord du Canada, notamment l’opération NARWHAL et l’opération NANOOK. « Je suis parti pour le Darfour et six mois plus tard, j’étais envoyé faire un entraînement dans l’Arctique. En six mois, je suis passé d’une température de 50 degrés au-dessus de zéro à moins 50 degrés », plaisante le Maj Rittershofer. J’ai quelque peu eu un choc culturel au Soudan : la valeur accordée à la vie dans ce nouveau pays est très diminuée, la qualité de vie quasi inexistante.

Originaire de Midland, Ontario, où ses parents résident toujours, époux de Beverley et père de deux garçons, William et Andrew, le Maj Rittershofer se plait à dire que sa présence au Soudan du Sud lui fait apprécier le fait que sa femme et ses enfants sont en sécurité au Canada.

On espère que les choses continueront d’évoluer pour le mieux ici. « Toutes les patrouilles auxquelles j’ai participé à ce jour à Torit, au Soudan, se sont déroulées sans trop de problème. L’une des patrouilles avait pour mission d’enquêter sur un affrontement dans un village, où des personnes ont été tuées et d’autres ont vu leurs maisons réduites en cendres ».

Quoique des menaces de crimes et les risques humanitaires planent toujours, les civils comprennent l’importance de la présence de militaires étrangers et l’apprécient, de même que leurs efforts pour maintenir la paix.  «  Les Canadiens ne sont pas assez au courant de la situation au Soudan du Sud. Nos médias ne couvrent pas réellement cette région. Nous devons continuer de sensibiliser les gens à la situation critique des Soudanais du Sud. Notre présence ici permet de fournir un contexte et de conscientiser les pays et médias du monde entier à la situation » , explique le Maj Rittershofer.

Lorsqu’on lui demande pourquoi il est si important que l’Armée canadienne participe à l’opération SOPRANO et, par fait même, à la MINUSS, le Maj Rittershofer déclare simplement : « Nous devons aider les gens de ce pays et l’une des façons de le faire est d’assister les Nations Unies à mettre en œuvre ses mandats en vue d’assurer la stabilité et la sécurité du Soudan du Sud. Le Conseil de sécurité des Nations Unies continue d’affirmer que la situation au Soudan du Sud constitue une menace à la paix internationale et à la sécurité dans la région et, par prolongement, à la paix en Afrique. Il est important que l’Armée canadienne aide à promouvoir la paix dans le monde! L’Armée canadienne est une force puissante parmi les forces militaires internationales. Nous sommes respectés, bien entraînés, et nous sommes prêts à continuer d’aider à trouver des solutions pacifiques et des façons de faire avancer les choses. C’est ce que nous faisons au Soudan du Sud pour toute la population! » , conclut le Maj Rittershofer.

La République du Soudan du Sud, le pays le plus récent du monde, a vu le jour le 9 juillet 2011 après la sécession de la République du Soudan, par suite d’un processus de maintien de la paix de six ans. Les Forces armées canadiennes sont actives au Soudan depuis juin 2004.

Rédigé par Helen Bobat, Affaires publiques de l’Armée

Date de modification :