Les spécialistes du renseignement sont les as du renseignement de l’Armée

Article / Le 31 juillet 2019 / Numéro de projet : 19-0048

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par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Petawawa (Ontario) — La nature très discrète du travail des spécialistes du renseignement de l’Armée canadienne fait en sorte que le public n’est pas en mesure de reconnaître l’importance de leur travail.

Toutefois, comme le souligne le sergent James Hutchinson, du Régiment du renseignement de l’Armée canadienne, « ce qui manque en visibilité à ce groupe professionnel est largement contrebalancé par l’importance de son travail ».

« En Afghanistan, notre unité a fourni une grande partie du renseignement pouvant être utilisé par tout le Groupement tactique du Canada à Kandahar », rappelle-t-il. « C’est un apport très important quand vous y réfléchissez. Un général vous confie les vies de 2 500 militaires canadiens. On s’attend à ce vous fournissez de l’information exacte. Ainsi, lorsque vous affirmez que "les méchants sont à cet endroit", il ne doit pas y avoir de mauvaises surprises. »

« Les spécialistes du renseignement sont d’abord et avant tout des militaires. Toutefois, nous ne sommes pas des as de la gâchette, nous sommes plutôt des as du renseignement. Notre travail consiste à prendre l’information acquise sur l’espace de bataille et de la transformer en renseignement. Les armes de notre métier sont les ordinateurs et nos compétences; ils nous permettent de communiquer ce renseignement avec exactitude et en temps opportun. »

Le Sgt Hutchinson, originaire de la Colombie-Britannique, a entrepris sa carrière militaire en 2003, alors qu’il venait de finir sa première année universitaire à l’autre bout du pays, à Ottawa.

« Je ne voulais pas retourner dans la ville où j’ai grandi pour l’été. La Réserve m’offrait une occasion formidable : la possibilité de me joindre à une unité locale d’Ottawa, de gagner correctement ma vie au cours de l’été et d’avoir un emploi à temps partiel durant l’année scolaire. »

Il souhaitait alors se joindre au groupe professionnel du renseignement, mais, à cette époque, seuls les candidats ayant une certaine expérience à leur actif dans d’autres groupes étaient retenus. Le Sgt Hutchinson a été muté dans une unité du renseignement de la Réserve après avoir servi pendant quatre ans comme opérateur des transmissions.

« J’ai tellement aimé mon expérience que j’ai décidé d’en faire ma carrière; j’ai donc demandé un transfert dans la Force régulière à l’été 2008. »

Son rôle actuel à titre de sous-officier des opérations pour le Régiment du renseignement est de nature plus administrative que celui qu’il a effectué lors de certaines de ses expériences antérieures. Il assure que son unité actuelle dispose de toutes les ressources nécessaires pour les exercices d’entraînement, par exemple. Le Sgt Hutchinson insiste sur le fait que l’ensemble des tâches offertes est l’une des choses qui l’ont attiré.

« Les représentants de ce groupe professionnel œuvrent dans une vaste gamme de milieux de travail. À une extrémité de cette gamme, les spécialistes du renseignement travaillent comme compilateurs ou analystes dans un environnement d’équipe. À l’autre extrémité, ils travaillent de manière autonome ou au sein d’une très petite équipe. Plus tard au cours de votre carrière, vous pouvez présenter votre candidature pour travailler comme agent de liaison dans une ambassade canadienne ou pour occuper un poste à l’extérieur du Canada, pour l’OTAN. Un grand nombre de ces affectations à l’étranger sont propres au renseignement. »

« La discrétion est, naturellement, une qualité importante chez un spécialiste du renseignement, souligne le Sgt Hutchinson, mais ce n’est que l’une des qualités qu’il doit posséder. »

« Toute personne qui veut se joindre au groupe du renseignement doit être dotée d’une curiosité naturelle et posséder de bonnes aptitudes en communication orale et écrite », explique le Sgt Hutchinson.

« Il se peut que vous soyez appelé à travailler seul, que vous soyez la seule personne responsable de la fonction du renseignement; il est donc indispensable de posséder un bon instinct et d’être capable de sortir des sentiers battus. En ce qui concerne le travail avec les ordinateurs, quelqu’un qui veut travailler dans le domaine du renseignement devrait être en mesure d’apprendre rapidement à utiliser un nouveau logiciel et à tirer de l’information de sources en ligne, y compris les médias sociaux. »

Une grande priorité des Forces armées canadiennes est d’accroître la diversité dans ses rangs afin d’atteindre une meilleure représentativité de la population que nous servons. Le Sgt Hutchinson souligne également qu’une connaissance de première main des autres cultures et des autres langues est un atout dans le domaine du renseignement.

« Selon l’endroit où nous sommes envoyés en mission ou la région à laquelle nous nous intéressons, on compte énormément sur les gens du renseignement, qui sont de véritables encyclopédies ambulantes. La connaissance de la culture et des coutumes locales est un élément important du travail du renseignement; ces connaissances donnent un avantage au Canada. Si vous êtes la personne qui possède ces connaissances, attendez-vous à jouer un rôle lors de ces réunions importantes tenues avec la population et les autorités locales; votre présence permet une meilleure compréhension de leurs doléances. »

Les spécialistes du renseignement :

  • Recueillent, traitent, analysent et diffusent les données du renseignement;
  • Recenser et analyser l’information et les renseignements provenant de multiples sources et qui peuvent avoir des conséquences sur les opérations militaires, les politiques et les objectifs nationaux;
  • Donner des conseils et participer à la coordination des outils de renseignement et des systèmes de surveillance;
  • Donner des séances du renseignement et rédiger des produits de communication écrits à l’intention des commandants et de leurs états-majors;
  • Utiliser, gérer et protéger les systèmes de technologie de l’information;
  • Utiliser et protéger des documents hautement classifiés.

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