ARCHIVÉE - Plein feu sur les solutions proposées pour protéger l’environnement dans les champs de tir de l’Armée canadienne

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Article / Le 2 avril 2015 / Numéro de projet : 14-0253

Ottawa (Ontario) — Les militaires n’ont pas le choix de s’entraîner avec des munitions réelles, qui contiennent des matières énergiques (explosifs), des agents propulsifs (carburants) et des métaux lourds (douilles). Certaines de ces composantes pourraient poser des enjeux en ce qui concerne la conformité aux lois environnementales, ainsi que d’autres risques environnementaux.

Le Programme environnemental de l’Armée canadienne étudie ces risques en vue de trouver des solutions pour assurer la viabilité à long terme des champs de tir et des secteurs d’entraînement de l’Armée.

Voici certaines des solutions qui ont été étudiées :

  • Réduire la toxicité à la source – L’Armée canadienne (AC) pourrait utiliser des munitions contenant moins d’agents toxiques;
  • Limiter le rejet de toxines dans l’environnement – L’AC pourrait utiliser des modèles de champs de tir mis à jour et des pratiques modernes pour recueillir les contaminants avant leur dispersion dans l’environnement;
  • Limiter l’exposition – L’AC pourrait nettoyer les contaminants rejetés dans l’environnement ou les contenir avant qu’ils n’atteignent des récepteurs sensibles comme les nappes phréatiques ou les habitats fauniques.

Le Programme environnemental de l’Armée canadienne a récemment connu un bon succès lors d’un essai de cette troisième mesure d’atténuation, consistant à limiter l’exposition. La nitroglycérine est un agent toxique contenu dans les formulations de propulsifs qui s’accumule aux positions de tir de divers types de champs de tir.

En septembre 2014, le personnel responsable de l’environnement à la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown a étudié, en collaboration avec Recherche et développement pour la défense Canada, l’efficacité de la chaleur infrarouge pour nettoyer les sols contaminés à la nitroglycérine aux positions de tir antichar. La chaleur infrarouge a été appliquée au moyen d’un réchauffeur de tarmacadam commercial, généralement utilisé pour repaver les routes asphaltées, de façon à ce que les températures à la surface atteignent entre 400 et 500 degrés Celsius. Après une combustion d’une heure, il n’y avait plus de trace de nitroglycérine détectée à la surface du sol; après deux heures, ce sont les cinq premiers pouces de sol qui apparaissaient exempts de nitroglycérine.

Les réchauffeurs de tarmacadam sont facilement accessibles, ce qui en fait une technologie qui peut être rapidement utilisée dans les secteurs d’entraînement pour nettoyer les contaminants au sol dans les positions de tir. Il s’agit également d’un excellent exemple des méthodes utilisées par le Programme environnemental de l’Armée canadienne pour trouver des solutions environnementales efficaces et viables sur le plan opérationnel afin de réduire les risques de contamination découlant des exercices d’entraînement.

Par Justin Thomas, Direction – Environnement de l’Armée canadienne

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