Projet de remplacement d’équipement lourd pour des Forces solides

Article / Le 2 février 2017 / Numéro de projet : 16-0067

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Gatineau (Québec) – Dans le civil, la construction est souvent perçue comme une nuisance. Or, dans le militaire, la construction et la machinerie qui l’accompagne, appelée « équipement lourd » dans les Forces armées canadiennes (FAC), peuvent littéralement sauver des vies.

Le Major Ryan Adams dirige le projet de remplacement de l’équipement lourd commun (RELC), créé pour rafraîchir le parc actuel des FAC, lequel remonte aux années 1980 et 1990. « Équipement lourd » est un terme générique pour désigner les véhicules de construction et autres servant à la manutention du matériel. Ils ne suscitent pas autant d’enthousiasme qu’un char Leopard II ou un véhicule blindé léger, mais comme l’explique le Maj Adams, ces véhicules sont des éléments cruciaux pour bien des tâches militaires importantes.

L’équipement lourd a permis de bâtir des bases d’opérations avancées qui ont hébergé les troupes de première ligne durant la campagne en Afghanistan. Il a aussi fait une différence majeure pendant l’opération LENTUS 13-01, l’intervention des FAC par suite des inondations dans le sud de l’Alberta en 2013.

« Ils ont utilisé de l’équipement lourd pour construire une berme d’évacuation de 1,5 km passant à travers une zone résidentielle de Medicine Hat », se souvient-il. « Il faut de l’équipement lourd pour qu’une construction de cette envergure soit faite rapidement; on ne peut pas y parvenir avec des gens et des pelles. Et cela a fini par protéger un quartier entier. »

« J’étais à Canmore (Alberta) et la Transcanadienne était à plusieurs endroits, ou des débris qui provenaient des montagnes jonchaient le sol », ajoute le Maj Adams. « Alors nous avons utilisé notre équipement lourd – camions à chargement frontal, camions à benne et rétrocaveuses pour la plupart – et nous sommes allés enlever les débris de la route, ce qui a ouvert le passage aux équipes de construction civiles. »

Le parc d’équipement lourd est aussi un multiplicateur de force qui produit des résultats qui dépassent sa taille de beaucoup. « Nous n’avons pas besoin d’une tonne de ces machines pour mettre leurs capacités en application », souligne-t-il. « Ce que cet équipement permet de soutenir et d’habiliter un grand nombre de nos soldats pour qu’ils puissent faire ce qu’ils ont à faire à ce moment et en ce lieu particulier. »

Et le projet de RELC proprement dit adhère passablement à l’idée d’en faire le plus possible avec le moins de ressources possible, explique le Maj Adams.

L’Armée canadienne a été nommée organisme responsable du RELC, affirme-t-il, et plusieurs projets semblables qui étudient l’équipement lourd pour d’autres branches des FAC y ont été intégrés. L’un des buts du projet est de faire en sorte que, quels que soient les véhicules choisis, il y aura un point commun entre les branches.

« Actuellement, les FAC ont six versions différentes du bulldozer. Et parmi ces six versions différentes, on compte plus d’un fabricant. Alors les gestionnaires de parc s’affairent à stocker des pièces pour six véhicules différents de fabricants multiples », souligne le Maj Adams. « L’achat d’équipement commun simplifiera la gestion du parc, diminuera les coûts d’exploitation et d’entretien, en plus d’améliorer l’état de préparation global en vue d’opérations. Avec le même équipement, l’instruction sera également uniforme pour tous. Alors l’intention du projet est de rendre la capacité plus efficace. »

Le RELC est sur le point de passer à la troisième phase des cinq qui constituent le processus d’approvisionnement, et la livraison initiale est attendue en 2022.

L’acquisition d’armes et de véhicules pour les Forces armées canadiennes est un processus long et complexe. Cela vise à faire en sorte que les militaires soient bien équipés et bien protégés afin qu’ils puissent servir efficacement les Canadiens, au pays et à l’étranger. Toutes les mesures sont prises pour que les contribuables en aient pour leur argent. Le projet décrit dans le présent article en est à l’étape de l’analyse des options. Voir l’article « Aperçu du processus d’acquisition d’équipement de la Défense » dans les liens connexes ci-dessus.

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