Quatre-vingt-dix secondes, 50 000 $ : le Musée de l’Artillerie remporte des médailles à l’enchère

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Article / Le 21 février 2020 / Numéro de projet : 19-0208

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Écrit par Jules Xavier, Shilo Stag

Shilo (Manitoba) — Ce n’était pas Noël, mais Andrew Oakden, directeur du Musée de l’Artillerie royale canadienne (ARC), a reçu un cadeau spécial : des médailles portées par le légendaire officier d’artillerie, le major-général Tom Strange.

Les médailles, dont une octroyée au Mgén Strange pour son rôle dans la Rébellion du Nord-Ouest et une autre pour son service en Inde, coûtent plus de 50 000 $. Elles ont été achetées de la maison de ventes aux enchères Spink, au R.-U., à l’aide de fonds amassés par le Sénat de l’ARC, qui travaille à promouvoir et à préserver le patrimoine de l’ARC.

La levée de fonds était dirigée par le colonel commandant du Régiment royal de l’Artillerie canadienne, le brigadier-général (retraité) J.J. Selbie.

M. Oakden explique que le personnel à la maison de ventes aux enchères ont porté les médailles à l’attention du musée.

« Ils l’ont probablement vu sur notre site Web en tant que grand artilleur et ils croyaient que nous serions intéressés, » ajoute-t-il. « C’était vrai. Une importante collection familiale de médailles appartenant à Strange était mise à l’enchère, y compris celles de son fils, Harry Strange. Nous n’avons pas remporté l’enchère pour ces dernières. »

« Ils avaient six cents lots la première journée [de l’enchère], » raconte, tout sourire, M. Oakden, après avoir déballé les médailles, les deux se trouvant dans des pellicules plastiques semblables à celles utilisées pour protéger des cartes de hockey ou des bandes dessinées convoitées.

« Ils ont commencé par le lot un et se sont rendus au lot 600. Les médailles du général étaient dans le lot 501. Il était 10 h 15 et l’enchère s’est terminée une minute plus tard. La vente aux enchères a commencé à 3 h du matin, à notre heure, 9 h à Londres. »

En raison du prestige et de la valeur historique de nombreux items mis aux enchères, ajoute-t-il, il y avait probablement plusieurs collecteurs importants qui participaient.

« C’est possible que nous faisions des offres contre d’autres musées ou des artilleurs canadiens qui voulaient les obtenir. »

En plus de médailles de Strange, le Musée de l’ARC possède également une biographie publiée du major-général appelée « Jingo, The Buckskin Brigadier Who Opened Up the Canadian West, » écrite par James B. Lamb.

Le Mgén Strange, le fils d’un officier militaire écossais, nait en Inde en 1831 et obtient sa commission au sein de l’Artillerie royale à 20 ans. Il vient au Canada en 1872 pour travailler comme inspecteur de l’Artillerie et des magasins de guerre pour le Canada et pour commander la Batterie B de l’Artillerie royale à Québec, où il devient un membre très respecté de la collectivité locale, en grande partie en raison de son aisance en français.

À la suite d’une période de service à Kingston (Ontario) – qui abrite maintenant le Collège militaire royal, dont le Mgén Strange réclamait la création – il doit prendre sa retraite au grade honoraire de major-général.

Bien qu’il ait développé une réputation d’officier intransigeant parmi d’autres, le Mgén Strange sort de sa retraite et quitte son ranch d’Alberta pour organiser la défense de la région lors du déclenchement de la Rébellion du Nord-Ouest en 1885.

Il dirige la force de campagne de l’Alberta, une fusion non testée des milices, de la police montée et d’un certain nombre de civils. Après une tentative échouée de se lancer en politique, le Mgén Strange retourne en Angleterre, où il décède en juillet 1925.

Le major-général R.G.A. Luard, qui a commandé la Milice canadienne de 1880-1884, appelait le Mgén « un père de l’Artillerie canadienne. »

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